vendredi 31 août 2012

La rentrée de la grande

Comme plusieurs enfants, c'était la rentrée cette semaine.  La grande commençait donc l'école mercredi.

Elle avait hâte, elle était prête.

Une chose, durant l'été elle a joué beaucoup avec un ami de notre rue qui était dans sa classe les deux dernières années. Elle espérait qu'il soit encore avec elle.

On est arrivé à l'école, elle était de bonne humeur, mais quand elle a eu sa petite image et qu'elle a vu que ce n'était pas la même que son copain, l'angoisse à pris le dessus.

Tenant ma main fort, serrée, elle ne voulait plus me lâcher.

L'angoisse ayant pris place, les stimulis autour se sont mis à la déranger. Le son de la musique lorsque la directrice faisait la présentation était trop pour elle.

Et...

Vous savez comment on doit faire attention, que le non-dit et que les choses sont plus facilement pris au pied de la lettre.

Je n'y pense pas souvent, parce que comme c'est mon petit mystère bien à moi, parfois elle répond très bien (après des années de pratique!!!!) aux choses au pied de la lettre en nous questionnant... et d'autres elle n'est pas certaine.


Le thème de la rentrée était donc "LE VOYAGE autour du monde".  Alors la directrice présentait les choses en disant que c'était l'embarquement, qu'on partait dans un pays "x" selon la classe de l'enfant.

Et ma grande se collait de plus en plus fort sur moi. Et quand c'était le temps de rejoindre son enseignante, elle ne voulait pas parler aux amis, dire bonjour, et elle se tenait fort fort.

Quand fut le temps de la séparation, elle était proche des larmes.  L'enseignante l'a pris sous son aile et elle est partie.


A l'heure du diner elle est revenue, souriante et heureuse comme je la connais bien!


Le soir, à un certain moment, elle me dit "Ah! Maman, j'ai compris pourquoi je voulais pleurer ce matin".

Et je lui demande donc pourquoi.

"Mais c'est parce que je pensais que tu partais en voyage pour vrai, et que tu serais pas là quand je reviendrais de l'école. Je voulais pas te quitter."

mercredi 29 août 2012

C'est important de le mentionner

Si en tant que parents d'enfants différents, on vit des moments plus difficiles, des batailles, de l'incertitude, des frustrations, du découragement...

On vit aussi comme tout autre parent, de la joie, de la fierté, de l'amour...


Parfois, si les moments sont plus sombres, il se peut que ce soit difficile de voir les petites choses, le petit soleil qui fait la journée... mais c'est important de le rappeler et surtout de le mentionner, de le vivre à fond!

Présentement, à la maison, on vit de très gros changements. Des changements majeurs qui impliquent de briser des choses, d'en jeter beaucoup et de perdre nos endroits précieux.

On agrandit la maison. Et, ceux qui connaissent l'histoire de la grande, savent comment se départir, jeter des choses est difficile, comment elle peut être angoissée, par les bruits, les changements etc...

Il y a quelques années nous avions repeint la chambre de Tommy et il avait hurlé de terreur en voyant sa chambre. Après cet événement, on a l'a mieux préparé sur les autres petits changements.

Mais qu'advient-il d'un changement d'envergure, qui implique de démolir une partie de la maison? La chambre des enfants, alors qu'ils doivent "camper" ou partager avec un autre. Qu'on perd l'électricité dans certaines pièces...


Je ne peux donc pas taire la fierté que j'ai de voir mes enfants qui depuis une semaine, vivent dans la maison, dans tout ce vacarme, avec tous ces changements.

Ils font tout simplement ça merveilleusement bien, même qu'ils aiment!  La grande est contente de camper dans la salle de jeu, elle s'est remis après deux jours plus difficiles de ses émotions et elle s'est habituée au bruit.

Tommy, malheureusement le temps fait que je voulais le préparer d'avance mais que je n'ai pas pu. Je suis malade, donc j'ai le temps de moins en faire, en plus des rendez-vous et de la rentrée.

Et une journée.... on nous a confirmé que c'était aujourd'hui que ça se passait. On a fait du ménage, on a vider les garde-robes, sous les yeux de Tommy que ça ne dérangeait pas trop.

Et les monsieurs sont arrivés et on a dessiner sur une feuille à Tommy que les monsieurs travaillaient sur la maison. À chaque changement, on a pris le temps de le montrer à Tommy. Les monsieurs "brisent" la maison pour la réparer.

Le deuxième jour tout allait bien mais Tommy a paniqué légèrement quand il a vu qu'on avait pas d'électricité. Il a pleuré "maison brisée".  Nous sommes donc sortis, prendre une marche et regarder l'avancement des travaux avec une maison qui n'avait plus de toit. Tommy me répétant "maison brisée", mais moi je lui répondais qu'on allait la réparée.  Ça a passé comme ça et le soir il a repris son sourire quand l'électricité est revenue! Faisant le tour de toutes les prises et les interrupteurs. Petit fait cocasse d'ailleurs, il avait débranché TOUS les électro, tv, radio, veilleuse. Dans sa tête c'était fini... il n'y avait plus d'électricité. Aussitôt revenue il s'est dépêché de tout rebrancher.

Mais c'était le plus facile ça. Parce que cette semaine, c'est sa chambre qui allait disparaitre, puisque les cages d'escalier y prendront place.

Et un soir, on nous a averti que c'était le lendemain que ça se passait. Et, le matin, on a démonté le lit, on a dessiné sur une feuille de façon très simple, que c'était fini la chambre de Tommy et qu'il allait couché dans la chambre à sa soeur.

Mais Tommy, depuis un certains temps, pleure beaucoup si il y a des choses qui brisent. Il écoute la télévision et pleure à chaudes larmes dans certaines émissions qu'on doit maintenant éviter de lui faire écouter.

Alors comment, à moins d'une heure du grand changement, Tommy allait-il réagir?

Et quand les monsieurs ont commencé à faire le trou dans son plafond, je lui ai montré. Tommy a regardé et à la course il est parti jouer dans sa "nouvelle" chambre tout content du changement!





Vraiment, je suis très fière d'eux, parce que c'est quelque chose de gros que même des enfants "normaux" pourraient mal vivre.

vendredi 17 août 2012

On se trouve des trucs

Si certains se posent la question, comment fait-on pour sortir, avec, déjà en partant quatre mousses. Mais... quatre... dont une hyperactive(une vraie de vraie), un Tommy (qui ne se "sauve" plus comme avant, mais encore demande de la surveillance, on sait jamais, parce qu'il y a des choses qui l'attirent beaucoup), une minie puce (qui est du genre à s'en aller sans demander ni avertir parce qu'elle a vu quelque chose au loin), et un bébé(qui aime beaucoup les voitures! ai-je besoin d'en dire plus?).

La réponse, c'est qu'on sort. On ne s'empêche SURTOUT PAS, et surtout, on doit être à l'aise et ne pas s'en faire avec les "qu'en-dira-t-on". Il faut accepter, que ça se peut fort bien que la sortie ne soit pas reposante, et que les enfants pourront possiblement avoir de la difficulté à se contrôler.

Il faut aussi accepter d'éviter ou bien diminuer le temps de présence à certains endroits qu'on considère trop dangereux, comme par exemple, un parc trop grand, non clôturé, trop achalandé.

On fini par connaître nos limites et trouver des endroits qui nous conviennent et même des coups de coeur.

Si on veut faire des sorties plus "compliquées", dans notre cas, on se trouve un accompagnateur, on utilise le harnais au besoin dans les endroits plus dangereux et on se fou de ce que le monde peuvent penser de notre enfant "en laisse". 

On devient des pros de l'analyse de l'environnement, et de ses potentiels dangers ou choses trop attirantes, que les gens ne remarquent pas. Une cour clôturée, avec juste un petit espace, où par exemple, il y aurait une petite place pour qu'un enfant comme Tommy se passe la tête, pour regarder, peut-être la piscine chez le voisin. Il pourrait même essayer de se faufiler à travers une haie...

On peut savoir d'avance, qu'est-ce qui va déranger, qu'est-ce qui va être plus difficile...

Mais, on se trouve des trucs, et l'important c'est qu'on sort, comme tout le monde.

Finalement, j'en ai écrit plus long, mais l'idée du titre, c'était en fait juste un partage d'image, illustrant bien notre réalité, et nos  "trucs"!



Je vous laisse deviner... vers où se dirige le bébé...
... regardez bien!

... et encore


une cocotte bien fière

un grand garçon! qui peut s'amuser à ses jeux "bien à lui", en paix.


le jeu consistant à mettre une poignée de sable sur chaque "step"


Aucune distraction, et une place, juste pour elle!
Parfait pour miss anxieuse qui n'apprécie pas toujours les foules.




Jouons à "trouvez les enfants"
Imaginez maintenant un endroit "régulier", avec les même mousses, mais une beaucoup de monde, une rue trop proche, des endroits pour se cacher...



Une petite heure, pas  trop fatiguante, en dehors de rescaper le bébé qui veut se tirer dans la rue! (heureusement assez loin pour le rattraper! mais je vous laisse imaginer le nombre d'aller-retour qu'on a fait, même en l'amenant le plus loin possible où les arbres au fond!!!)


Maintenant, si vous nous chercher, où voulez nous inviter, vous avez une petite idée de nos besoins! ;-)

dimanche 12 août 2012

Développement de l'enfant, vidéos et questionnaires

Voici l'information déniché dans les derniers jours concernant le développement de l'enfant.


Une source ici de multiples vidéos faisant le tour du développement de l'enfant dès la naissance. On y trouve de très bon vidéos avec explications qui peuvent aider les parents à situer leur enfant.

http://developpement.ccdmd.qc.ca/

exemple des vidéos qu'on y trouve
J'ai aussi trouvé en français une liste des questionnaires utilisés pour le dépistage des enfants à risque d'autisme. Une personne qui aurait des doutes peut très bien se permettre d'utiliser ce questionnaire et l'apporter à son médecin.

http://autisme.info31.free.fr/wp-content/uploads/Outils_devaluation_des_signes_dalerte.pdf


J'aime bien ce vidéo qui montre un peu le comportement de l'enfant face à un étranger mais aussi la séparation d'avec ces parents.



Chez l'enfant TED on remarquera que c'est fréquent que l'enfant n'aura pas eu cette étape de développement ou moins intensément. Principalement parce qu'ils ne se préoccupent pas vraiment des gens qui les entourent. Ils ne cherchent pas nécessairement le réconfort dans les bras de leurs parents comme un enfant au développement "typique" le fait.  Ce vidéo montre très bien le tout.

jeudi 9 août 2012

15e mois... suite et signaux d'alertes

Pour faire suite au précédent message, on a filmé de beaux progrès avec bébé. 

Le but, est principalement de montrer les progrès dont il faut être fiers!  Mais en même temps, je trouve que c'est un bon exemple pour vous noter ici les signaux d'alarmes à surveiller chez un poupon de cet âge.

Notez que l'information que je vous transmet ici provient de plusieurs sources, j'essaie autant que possible de vous mettre les liens vers les sites d'origines. La raison pourquoi j'ai décidé de mettre mes propres vidéos et explications ici est pour l'accessibilité principalement dû au fait que plusieurs sources intéressantes sont en anglais.

Les signaux d'alertes que je vous présente ici sont tous présenté dans le regroupement de vidéo que vous retrouvez sur le site de Autism Speak. J'ai déjà mis le lien dans d'autres messages, je le refais parce que c'est un outil vraiment intéressant et complet. 

Autism speak video glossary

Alors voici pour commencer,  notre petit champion!




Alors les signaux d'alertes se retrouvent au niveau de l'interaction sociale, la communication, les intérêts ou fixations.


L'interaction sociale commence très tôt chez le bébé, ça commence par le babillage, les réponses aux sourires, le non-verbal, l'attention conjointe.

Habituellement, le bébé devrait avoir plus d'intérêt envers les gens que les objets. Ils sont intéressés à interragir et ont du plaisir à partager les émotions, les plaisirs.


Ce qu'on voit dans le précédent vidéo dans la première partie, c'est le manque d'attention conjointe.  L'enfant ne réagit pas lorsqu'on lui remet le plat avec la voiture dedans. Il focus sont attention principalement sur le bruit lorsqu'il brasse l'objet. 

Il ne réagit pas à la personne (en l'occurence moi!) lorsqu'on lui parle, "oh oh", "qu'est-ce qu'on fait", "est-ce que tu veux l'auto", son attention reste principalement focussée sur l'objet. On s'attend chez un enfant de cet âge, voir même plus jeune, à ce qu'il partage le jeu, qu'il réagisse à la voix et à des choses comme "oh oh". 

Lorsqu'il fini par arriver à donner l'objet pour demander à ce qu'on ouvre le plat, il n'y a pas d'échange de contacts visuels. Il n'utilise pas non plus le langage (babillage ou mot selon l'enfant) pour échanger avec l'adulte.

Même chose se produit lorsqu'il obtient l'auto, qu'on lui dira bravo, il se tournera rapidement à autre chose, sans échange.



Encore une fois je répète que ceci n'est pas un diagnostic, mais des signes à surveiller dans le développement de l'enfant.  C'est un choix que j'ai fait de vous offrir le tout étant très sensible à l'importance du dépistage et intervention précoce. 

Vous y voyez aussi une bonne façon simple de travailler les demandes en utilisant les intérêts de l'enfant.

mercredi 8 août 2012

15e mois

Pourrait-t-on dire à 15 mois que les choses se précisent hors de tout doute?

La réponse est oui, ça précise, non ce n'est pas hors de tout doute.

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit ici mais je trouve dommage qu'il n'y ait pas d'équipes formées  en dépistage et intervention précoce chez les enfants de moins de 2 ans. Au contraire, ici, si on a un diagnostic à 2 ans, on est dans les rares et chanceux. Avant deux ans, encore plus... SI  les gens réussissent à faire voir leur enfant.

Sachant que dans certaines régions comme Montréal, imaginez si vous vouliez que votre enfant soit vu à 2 ans, voir 18 mois... il faudrait que vous demandiez la référence quand il n'a que quelques mois de vie. C'est impensable, proche de l'impossible.

Les gens se tournent donc quand ils le peuvent, vers le privé. Mais ça prend encore, une équipe qui accepte d'évaluer un enfant à cet âge.


La question sans réponses officielles que je me pose c'est est-ce qu'à 15 mois, on commence à avoir un bon indicateur de ce qui s'en vient dans les prochaines années? Il faudrait évaluer le profil passé et actuel de plusieurs enfants TED pour savoir si on peut faire des prédictions (est-ce que l'enfant va parler etc..). Ce serait un sujet de recherche quand même intéressant!  (ça c'est moi!)


J'ai lu ici un article sur une petite fille évaluée à 15 mois et prise en charge vous pouvez avoir une petite idée

http://ajp.psychiatryonline.org/article.aspx?articleid=177140
Pour le 15e mois j'ai fouillé un peu sur le net à la recherche du développement, mais aussi qu'est-ce qui est considéré à surveiller à cet âge-là.

Comme toujours ces petits vidéos que j'adore :





Pour ce mois-ci je me suis  concentrée sur le langage, qui j'avoue est quelque chose qui me rend impatiente. (vous pouvez comprendre pourquoi).

Alors je voulais voir, est-ce que selon mes recherches on s'entend sur les signes d'un retard au niveau du langage?

Finalement, la plupart des sources que j'ai trouvé parle principalement d'aviser le pédiatre dans le cas d'absence de langage à 15 mois.

Les signaux à surveiller à cet âge qui peuvent pousser à en parler à un professionnel qui répondra presque sans aucun doute de pas s'en faire (alors pourquoi on doit leur en parler d'abord???) sont :



Entre 12 et15 mois:

 à 12 mois, n'utilisent pas de gestes tel que faire bye bye, ou dire non de la tête.

vers 12 mois, n'utilise pas quelques consonnes (m, p, b, d...)

vers 12 mois, ne communique pas ses besoins (besoin d'aide) d'une quelque façon que ce soit. (crier, pointer, etc..)

à 15 mois, ne comprends pas certaines phrases simples tel que non, bye bye, donne...

vers 15 mois, n'utilise pas au moins 6 différents gestes communs (bye bye, non, pointer du doigt, tendre les bras etc..)
vers 15 mois, ne dit pas de mots (entre 1 et 3 autre que maman et papa)


Bon, avant de paniquer, qu'est-ce que les mots alors?

Les mots, on parle de mots réels qu'on comprend bien, mais aussi les sons d'animaux, les mots comme "tata" qui veut dire bye bye ou "ada" qui voudrait dire par exemple "lait".


source : http://www.babycenter.com/0_warning-signs-of-a-language-communication-developmental-dela_6734.bc

http://naitreetgrandir.com/fr/Etape/1_3_ans/Langage/Fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-parole-langage-probleme-et-cause


Comme toujours, je rappelle qu'avant le langage, il y a l'établissement de la communication par le non-verbal, c'est là où on doit surveiller l'attention conjointe, le pointage...

http://eigsti.psy.uconn.edu/jt_attn.html

Ici se trouve des petites activités simples qui stimulent l'attention conjointe. Une bonne façon en même temps de voir si celle-ci est bien établie et une belle façon de le travailler. Le mieux est de respecter les intérêts de l'enfant.


Mais je vois venir les gens, c'est un bébé, faut les laisser grandir, ils vont tous se rendre en même temps à la maternelle. Si vous saviez comme j'y ai cru à ces phrases. Aujourd'hui je dis plutôt mieux vaut prévenir que guérir, mais il ne faut pas paniquer. Les enfants oui ont tous leur rythme mais il n'y a rien de mal à consulter si l'enfant démontre des signes de retard. Au mieux, il rattrapera les autres et tout sera beau!


Et me voilà, au 15e mois.

J'aimerais dont dire que tout est parfait, ou que tout est clair mais ce ne l'est pas.

Si on prend les signaux d'alertes concernant l'autisme et les retards de langage, bébé les a presque tous. Ça c'est la réalité. Qu'est-ce qu'on fait rendu là?  On joue, on aime, on caline, la vie continue!



Alors, on a un bébé qui ne parle pas. Il ne répond pas non plus par gestes à des questions comme où est maman, à se demander s'il comprend même la signification de ce mot.

Ce que je remarque, il est capable d'apprendre (aha!) mais ça ne reste pas.  Par exemple, j'ai réussi le mois dernier à lui apprendre à pointer le nez, mais il ne fait plus.

Les bye bye, les bravos, sont instables, il les fait dans les circonstances où on stimule ++++++++++. Qu'on exagère, qu'on met le paquet, mais aussitôt relâché, après 1-2 jours il ne le fait plus.

Ce n'est pas un bébé qui cherche l'autonomie, il ne semble pas vraiment apprendre avec nous ou par nous. Habituellement dans ces âges, les enfants commencent à vouloir faire comme les autres, par exemple manipuler les ustensiles. Ce n'est pas son cas.


Le dernier mois a été particulièrement fatiguant. Bébé s'est trouvé sa passion pour les voitures, et il ne les lâche plus.

Ce qui a changé, c'est qu'il se promène presque toujours avec un objet dans chaque main. Idéalement ces objets seront identiques (ou proche).   Il a aussi une fixation sur mettre ses objets sur la table, et la table en question est préférablement ovale ou carré. Il aime beaucoup promener ses autos en va-et-viens.

Il a découvert l'ilot de cuisine, pour tourner autour.

Ces fixations et obsessions sont épuisantes parce que ça le fait pleurer beaucoup lorsqu'il n'arrive pas à faire ce qu'il veut.  De plus, il tombe BEAUCOUP. Et il se fâche quand il est tombé et perdu ses objets.

Il aime beaucoup les pairs, il focus vraiment sur la recherche d'objets identiques. Pas toujours, mais c'est présent.


Une chose de très positive ce mois-ci c'est qu'il a commencé à pointer beaucoup. Il pointe tout ce qu'il voit. Toutefois, sans vouloir être "gâcheuse", il faut encore surveiller le contact visuel qui est rarement présent lorsqu'il pointe. Par contre depuis 2 jours, il arrive à le faire et me regarder par la suite.

Il a commencé aussi à utiliser son pointage pour montrer quelque chose qu'il veut, il reste à lui montrer qu'il doit nous regarder. Souvent, je patiente, je nomme son nom, et je le dirige si besoin quand ça adonne (je ne le fais pas souvent mais quand j'y pense, ne vous inquiétez-pas je ne suis pas une freak qui le fait travailler!, juste que si j'y pense, je le fais (d'ailleurs je pourrais faire un texte entier sur mon sentiment de culpabilité de pas assez le stimulé et d'impuissance mais c'est une autre histoire!).

Une chose de certaine c'est que je réagis à toutes les fois que je le vois pointer, question de rendre le tout plaisant pour lui, et on finira bien par lui apprendre un mot?!?

Pour le moment, il ne veut pas répéter après nous. On pourrait même se questionner sur son audition mais quelques rares fois je l'entends. Elles ne sont pas fréquentes et sans avertisssements, je ne pourrais pas dire pourquoi mais on renchérit encore plus lorsqu'on l'entend répéter après nous, question encore une fois de lui donner le goût de continuer.



Honnêtement? Des jours, j'ai peur qu'il retarde comme son frère au niveau du langage, d'autres jours, je me dis qu'avec les belles réussites au niveau du pointage qu'on continue de travailler, il va y arriver.

J'espère mais je ne prend rien pour acquis.


Sinon j'ai fait faire le test de dépistage habituel au papa cette fois-ci.... et les résultats ne sont pas fameux, mais bon, ça, on le savait.


La patience est une vertue qui s'apprend!!! Je pense qu'il y a quelqu'un à quelque part qui voulait être sûr que j'avais bien compris!!!!!





mardi 7 août 2012

Les choses qu'on ne voient plus...

mais que les gens remarquent, trouvent cocasses, intriguants, quand ils viennent chez vous.







dimanche 5 août 2012

La vérité toute la vérité

La vérité, c'est que j'ai peur d'embêter mes lecteurs.

La vérité, c'est que je m'abstiens d'embêter la famille.

La vérité, c'est que je n'ai pas demandé ce qui nous arrive depuis la naissance de nos enfants.

La vérité, c'est que le papa, parfois, rêve de se réveiller un matin... libre.

La vérité, c'est que parfois, je me demande comment ça aurait été dans d'autres circonstances.

La vérité, c'est qu'à travers le TED je n'ai aucune idée c'est quoi un enfant "normal".

La vérité, c'est de ne pas pouvoir démêler les deux, et de trouver ça difficile.

La vérité, c'est que je trouve épuisant la justification constante pour faire reconnaître des difficultés réelles.

La vérité, c'est de savoir que les gens ne comprennent pas le besoin de ces "étiquettes" et l'importance que ça a pour le bien-être de nos enfants dans le futur, et de se taire... parce qu'on a d'autres batailles à livrer.

La vérité, c'est d'essayer de garder espoir.

La vérité, c'est que j'essaie parfois d'imaginer mes enfants "SI", mais j'en suis incapable.

La vérité, c'est que là actuellement je suis fatiguée!

La vérité, c'est que l'inquiétude est grandissante pour le petit dernier.

La vérité, c'est que je dois gérer et vivre ça seule.

La vérité, c'est qu'on est tanné des couches la nuit.

La vérité, c'est de ne plus savoir comment m'occuper de mon petit dernier. 

La vérité, ça l'air toujours plus simple dans les livres qu'en vrai.

La vérité, c'est qu'on se fâche après les enfants, et on s'en veut après.

La vérité, c'est de voir sa fille de 5 ans, qui faute de bien ressentir ses envies, se mouille parfois, et reste dedans.

La vérité c'est que cette même fillette m'a demandé pourquoi son pipi lui jouait des tours.

La vérité, c'est qu'à 6 ans, on aimerait que fiston ait une petite autonomie, comme se lever en silence le matin et s'occuper seul.

La vérité, c'est qu'en se levant on a droit à des big bang, une porte ouverte, des coups de pieds sur la chaise parce qu'il a trop de plaisir, un ordi qui a failli perdre ses touches parce qu'il voulait probablement l'ouvrir seul, jusqu'à ce qu'il découvre qu'il pouvait arracher les lettres.

La vérité, c'est qu'à tous les soirs on répète la même chose à la grande anxieuse.


La vérité, c'est qu'on trouve notre vie foutrement difficile.

La vérité c'est que les gardiennes ne se bousculent pas à la porte.

La vérité c'est que notre dernier répit remonte à tellement loin qu'on ne s'en souvient plus.

La vérité, c'est qu'on les aime nos enfants.

La vérité, c'est qu'on ne sait pas ce que le futur nous réserve.

La vérité, c'est qu'on fait fasse à l'incompréhension, parfois même entre nous.


La vérité, c'est que j'aime voir mon gars sautiller de joie.

La vérité, c'est que je trouve ça drôle de voir le bébé tourner autour de l'ilot, sourire aux lèvres avec ses objets dans chaque main.

La vérité c'est que j'ai de la peine pour le nombre incalculable de fois où il tombe depuis qu'il tient assis.

La vérité, c'est que les journées sont longues, et les soirées courtes.


La vérité, c'est que je n'oserais pas changer ma vie, ni même me plaindre parce que j'ai tout ce que j'ai souhaité. Une belle grande famille!


La vérité, c'est que même si parfois, je trouve que je n'en fais pas assez, je leur donne de mon mieux!




Prenez le tout sur une note de "confession"  ;-)

jeudi 2 août 2012

Je me souviens

Je me souviens, même si j'avais mis le tout dans une petite boîte dans le fin fond de ma tête et mon coeur, en espérant que c'était du passé.

Je me souviens, le sentiment, principalement à la minie puce, parce qu'à Tommy je n'étais pas consciente de ses retards et la différence avec les autres enfants, que je ressentais.

Vous savez, quand vous voyez les enfants du même âge attirer l'attention de leurs parents pour regarder un livre avec eux, pour avoir quelque chose hors de leur portée?

Je me souviens, parce que la minie suivait le même rythme que les deux grands, mais pour moi c'était simplement normal. Je me souviens aussi comment elle était quand même bonne dans certains aspects et que j'étais impressionnée.

Mais il reste, que pendant que les autres enfants progressaient, que ceux de l'âge à Tommy parlaient, commençaient la propreté, que ceux de l'âge de la minie comprennaient les consignes simples et ne hurlaient pas la majeure partie du temps, moi je me sentais à part.

Je me souviens, très bien, de me sentir seule avec mes bébés qui ne suivaient pas les livres, qui allaient de reculons plutôt que d'avancer.

Je me souviens des gens qui n'osent pas répondre, qui ne savent pas quoi dire, qui essaient de nous convaincre que ça va être ok.



Si j'écris ici sur le bébé, ça reste d'une manière très hésitante, principalement par la peur de l'image que ça peut projeter. Je jettes dans ces lignes, des sentiments que j'ose à peine dire tout haut. Parce que vous savez bien, elle s'en fait pour rien, voyons ça se peut pas, elle exagère.

J'essaie donc, de continuer à partager avec les mamans des bébés du même âge... et c'est à ce moment que je me souviens.... et que je revis ce sentiment de solitude et d'incompréhension.

Et c'est ici que je recopie donc, un message que je crois plusieurs d'entre-vous peut comprendre.

"C'est juste un chialage de fatigue!
Disons que bébé est pas mal épuisant ces temps-ci. Pas qu'il pleure tant que ça (un peu plus à cause des dents) mais plus à cause de ses fixations.
Dehors, impossible d'être tranquille, là j'ai des crises parce qu'il voit la piscine (il adore l'eau) et sinon il a une fixation sur les vélos (faire tourner les roues), la table à pique-nique, soit pour faire rouler ses autos, soit pour grimper debout dessus.
J'ai comme pu de fun moi-là à juste gérer ça.
En promenade, ben là tantôt il a pas aimé parce que j'ai fait un demi-tour.


Il a toujours 2 objets idéalement identiques dans la main, s'il en perd un l'autre "arvole" (comme ils disent) avec un cri. Il doit avoir les deux! Il veut absolument faire rouler ou placer ses objets identiques en hauteur, par exemple la table de cuisine et crise parce qu'il est trop petit ou parce que ça tombe.
Tourne autour de l'ilot de cuisine mais se plante parce qu'il va trop vite = échappe un ou les deux objets = crise.
S'il voit ma porte de chambre ouverte, crise si je la faire parce qu'il veut aller faire rouler ses autos sur le lit.

C'est un portrait assez juste de ses journées.

J'avoue que je trouve ca tres épuisant psychologiquement a gérer."       Je suis certaine que plusieurs d'entre-vous se souviennent aussi!  

pris en flagrant déli ;-)

mercredi 1 août 2012

Tommy et le camp de jour

C'est une autre étape que nous fait vivre Tommy cette année avec l'inscription au camp de jour.

Comme plusieurs le savent, je suis maman à la maison. La raison pourquoi j'ai inscrit Tommy c'était pour qu'il ait des activités stimulantes quelques semaines dans l'été, autre que d'aligner ses jouets sur son lit toute la journée.

J'étais inquiète à la fin des classes sur comment se passerait l'été à la maison avec Tommy, mais finalement ça se passe très bien. On a une petite routine bien établie, il fait beau, on profite de la piscine et de l'extérieur. Quand on est dans la maison il joue à l'ordinateur, dessine ou aligne ses jouets dans sa chambre. Finalement, les journées passent vite.

Quand j'ai inscrit Tommy, même si c'était un camp spécialisé (un must pour lui) j'étais quand même un peu nerveuse. De plus, les semaines suivant la fin de l'école allaient si bien que je me suis sentie coupable de l'envoyer la première journée. J'aurais bien pu le garder avec moi sans problème, on a du plaisir en masse!

Tommy a donc débuté le camp il y a trois semaines. Je l'avais inscrit pour deux semaines. Les journées et le voyagement se passent bien et tout le monde aime Tommy! (quelle surprise!! ;-)  ) Assez que lorsque j'ai su que son intervenante n'avait pas d'enfants cette semaine, j'ai demandé si Tommy pouvait continuer avec eux.

Toutefois, la vie étant remplie d'imprévus, une intervenante absente, Tommy a dû rester à la maison hier, pour finalement faire 39 de fièvre. Par le fait même j'ai annulé sa journée d'aujourd'hui.

Tommy n'est pas totalement remis mais il va beaucoup mieux aujourd'hui. On a été prendre une marche, il a bien mangé et il s'est bien occupé comme à tous les jours. MAIS...

À un certain moment où on se préparait à sortir dehors, Tommy refusait de suivre. Je lui donne donc des choix d'activités.

Est-ce que tu veux dessiner?  Non
Est-ce que tu veux jouer dans ta chambre? Non
Est-ce que tu veux piscine? Non
Est-ce que tu veux jouer ordinateur? Non

Tommy, qu'est-ce que tu veux? Je veux auto.

Tommy, qu'est-ce que tu veux faire en auto? Je veux camion. Oui.

Tommy où on va en auto? Je veux de A...

Il faut comprendre que Tommy est peu verbal. C'est à peu près le plus qu'il peut communiquer par lui-même et il a besoin d'aide pour y arriver. Mais c'est la première fois que Tommy me demande quelque chose "hors de la maison". Il peut me demander d'aller jouer dehors, un verre de lait, une feuille... mais aujourd'hui j'ai eu une grosse surprise.

Si Tommy ne peut pas me dire qu'il aime le camp avec des mots comme tous les enfants de son âge. Je crois que c'était bien ce qu'il voulait exprimer aujourd'hui.  Je ne crois pas que c'était une question de bri d'horaire, pas de ce que je connais de lui. Il l'a demandé parce qu'il voulait y aller. Parce que c'est ça qu'il voulait faire.

J'ai une droit à une grosse crise de larmes quand j'ai dit que ce n'était pas pour aujourd'hui. Tommy croyait que "C'est fini A..." en pleurant à chaudes larmes.

Une autre fois dans la journée il m'a encore redemandé A...  et il a pleuré. Je lui ai fais un dessin pour lui expliquer les étapes de la journée, qu'il ferait un dodo et qu'il pourrait aller au camp demain. Il a sourit, et il a poursuivi sa journée dans la bonne humeur.


Tommy ne me dira pas avec des mots "J'aime le camp de jour,  maman quand on va au camp, ou merci de m'avoir inscrit au camp"  mais il l'a fait, à sa façon bien à lui, et j'ai compris le message.

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