samedi 31 janvier 2009

Des fêtes difficiles

Depuis quelques temps, lors de nos sorties, que ce soit chez de la famille ou dans les magasins, je remarque les regards porté sur ma grande.


Alors que je croyais avoir quelques questionnements concernant mon garçon lors des rencontres familiales du temps des fêtes, j'ai plutôt été triste de constater que c'était ma grande qui se faisait remarquer.

Pour Tommy c'était facile, les gens étaient déjà au courant, donc si Tommy avait eu un comportement étrange, ils auraient compris immédiatement le pourquoi.

Pour ma grande. Quoi dire ? Quoi dire aux gens alors que nous-même ne savons pas tout à fait ce qui se passe avec elle.

Au premier "party", elle se sera fait remarquée pour ses crises. Alors que ma cousine agée de 4 ans plus vieille que ma fille voulait lui montrer sa chambre, Elle commençait à paniquer. Plus tard, elle devait descendre les escaliers (sans contre-marche) pour descendre le sous-sol. La crise, elle hurlait dans les marches alors qu'on tentait de lui faire comprendre que ce n'était pas dangereux. Les gens tentaient de lui parler, mais elle répondait peu, ne voulait même pas répondre à la question : "comment tu t'appelles?".

Quelques jours plus tard nous avions un brunch dans la famille de mon conjoint. Après le diner ma grande voulait descendre au sous-sol pour aller jouer, mais avait peur d'y aller toute seule. On lui disait d'y aller qu'elle était capable et elle criait très fort NOOOOOOON presqu'en pleurant. Je lui ai alors demandé de s'assoir à coté de moi et d'attendre que je finisse de manger, mais elle n'arrêtait pas de grouiller (évidemment). Elle me redemandait pour descendre à toutes les 30 secondes... et si j'avais le malheur de tenter de la convaincre d'y aller seule c'était la même réaction encore... "NOOOOOON ça me prend un adulte" les larmes aux yeux.

Les gens la regardaient étrangement... quand on voit quelque chose qu'on ne comprend pas, mais aussi avec un regard de "c'est du caprice". La grand-maman à mon chum lui a même dit (mais sur un ton très doux) : "là arrête de crier tu fatigues ta maman". Ma grande ne se rend même pas compte quand les gens disent des choses comme ça, elle ne réalise pas ce qu'ils viennent de dire, elle est trop dans sa bulle pour comprendre. Elle était trop agité...

Un autre moment, encore à la table en m'attendant, elle se racontait une histoire. C'était incompréhensible, un mélange de français, anglais, jargon. Elle le fait en battant des bras, bougeant dans tous les sens.

Pour finir, avant de partir elle était écrasée sur la chaise à faire des sons sans arrêt (un genre de grognement), les gens la regardaient sans comprendre et ils lui ont demandés qu'est-ce qu'elle faisait. Elle a répondu : "je ne sais pas."

C'est dur pour moi de ne pas pouvoir donner de réponses aux gens. Je ne veux pas non plus les inquiéter sur des choses que nous ne sommes même pas certains nous-même. Alors en attendant je me ferme, je laisse les regards posés sur elle, avec la hâte d'avoir une réponse claire.

Plus le temps passe...

plus on s'inquiète...
Le commentaire du médecin concernant une possibilité de TDAH chez ma fille était quelque chose d'important. Il est tout de même évident que ça nous a soulevé un doute sérieux et que c'est une source d'angoisse pour moi.

Je m'occupe de mes enfants à temps plein. Je vois ma fille arriver à ses 4 ans avec beaucoup de difficulté et l'ombre d'un nuage au-dessus d'elle. Mais on m'a seulement soulevé un doute... et on m'a laissé comme ça.

Lorsqu'au mois d'août nous avons rencontrer le pédiatre pour débuter les démarches pour son frère, j'ai tenté d'aborder le sujet avec celui-ci concernant ma grande et l'hypothèse TDAH. Le pédiatre m'a répondu : "Une chose à la fois madame, occupez-vous de votre garçon, et elle est trop jeune pour ça, ne commencez pas à en parler et l'étiquetter." Sa réponse était sage, je n'ai rien à redire de ça... mais il ne connaissait pas l'histoire au complet. Il ne savait pas à quel point c'était problématique chez nous. Que notre fille ne fonctionne pas bien en dehors de la maison, en groupe, crises d'angoisses.

Le doute en moi est bien entendu resté. J'ai continuer à culpabilisé sur certains de ses comportements. Le soulagement avait fait place à la culpabilité. Et SI le docteur c'était trompé ? Et SI finalement c'était de ma faute, que c'était une question d'éducation.

En novembre ce fut les évaluations au centre de pédopsychiatrie pour Tommy. Lors des évaluations, nous avons une rencontre avec la psychologue pour un questionnaire sur son développement. Toutefois, au début du questionnaire, on me demande comment vont les autres enfants, et là j'explique. J'explique en une vingtaine de minute l'histoire du docteur et son hypothèse, un petit résumé de ses difficultés et mon inquiétude face à tout ça. La psychologue m'écoute gentiment, et me fait part de ses recommandations. Elle me recommande de demander à l'éducatrice du CLSC qui s'occupe de notre dossier, si elle peut venir à la maison faire un peu d'observations pour aider à situer le problème chez ma fille.

Suite à ce rendez-vous j'appelle l'éducatrice et je lui explique ma situation, mes inquiétudes. Elle accepte d'ouvrir un dossier pour ma grande.

Entre temps nous avons le rendez-vous pour le diagnostic de Tommy. Nous en reparlons donc avec le pédopsychiatre et il répond : "Il ne faut pas précipiter les choses et lui mettre une étiquette TDAH avant de voir ce qui se passe. Commencez par le CLSC et c'est sûr qu'on doit trouver ce qui se passe avec elle." Je lui fais part que ces démarches sont déjà enclenchées et que l'éducatrice du CLSC fera sa première journée d'observation un peu plus d'une semaine plus tard.

Sans le savoir, c'était le début des démarches qui prendront une tournure plus ou moins attendu pour ma grande.

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