jeudi 3 avril 2014

Le mois de l'autisme, un mois pour tous...

J'avoue que je ne sais pas trop quel titre utiliser pour ce message.

Ce mois-ci, c'est le mois de l'autisme, l'autre mois, c'est un mois sur le cancer X et le mois suivant sur un cancer Y.

Le mois de l'autisme, c'est faire parler, sensibiliser, expliquer aux gens ce qu'est l'autisme... même si on répète toujours et encore les mêmes choses.

L'an dernier, j'avais écrit un texte sur ces gens qui gravitent autour de nos enfants. Vous savez, les enseignants, directeurs, éducateurs spécialisés et autres spécialistes de l'autisme... et je veux y revenir aujourd'hui, mais sous une toute nouvelle note, car aujourd'hui, j'ai eu cette conversation qu'on ne peut oublier, qui va rester là longtemps, qui nous fait grandir, qui nous rappelle bien des choses.

Lorsque du jour au lendemain on atterrit dans le monde de la différence, peu importe laquelle, on devient un peu intolérant à tout le reste. C'est une phase du choc du diagnostic ou des hypothèses, on la traverse tous à un certain point. On vit tellement intensément nos propres émotions, qu'on en vient à oublier un peu tout ce qui nous entoure.

Les idées se bousculent dans ma tête alors que ce que je veux écrire est simple et complexe à la fois. Peut-être parce que ça se vit, et c'est difficile à exprimer noir sur blanc.

Il faut le dire, on vit des défis intenses, des peines, des grandes joies, et parfois, on oublie que bien des gens qui nous entourent peuvent vivre aussi des événements, à leur façon, qui leur amène les mêmes émotions... même si parfois, à ce moment difficile de notre vie, on a l'impression qu'ils se plaignent pour rien.  La différence nous fait oublier... et en ce mois de l'autisme, j'ai eu envie d'en faire un jour du souvenir. Sortir de l'oubli, sortir un peu de notre monde différent pour se rappeler tout ce qui nous entoure.

L'autisme, ça ne touche pas tout le monde. Comme ce serait malhonnête de dire que j'ai le temps et l'intérêt de m'arrêter à toutes les causes que je vois passer à la télé, sur les médias sociaux ou en sortie. Sclérose en plaques, maladies mentales, cancer du sein, de la prostate, les personnes aveugles, paralysie cérébrale.  En ce mois de l'autisme, on va parler, on va sensibiliser, et on va être parfois déçus... vous savez, de ces gens qui ont l'air de s'en foutre... vraiment. Alors que dans le fond, on ne peut pas se qualifier de mieux qu'eux, car nous aussi, pris dans le tourbillon de notre vie, on oublie, on passe à côté, on se fout un peu de... Parce que c'est comme ça, c'est juste normal de ne pas porter attention à tout ce qui nous entoure.

Ce message, c'est pour les autres, c'est pour tout ce qui continue d'être autour de nous, mais que parfois dans notre propre tourbillon, nous oublions...et nous tolérons parfois moins, pas par méchanceté, mais plutôt selon les épreuves du moment que nous vivons. Les autres, c'est notre entourage, qui ne nous dit peut-être pas toujours ce qu'ils vivent. C'est notre voisin qui a l'air "bête" ou qui semble intolérant à notre enfant...  Les autres, ce sont ceux qui entourent nos enfants... éducatrices, cpe, éducatrices spécialisées, enseignants, ergothérapeutes, orthophonistes... Ces gens qui travaillent avec nos enfants, avec qui nous sommes parfois peut-être un peu sévères... sans le vouloir, d'une déception d'une absence de plus alors qu'on nous promet un nombre d'heures avec notre enfant, la déception d'appels manqués, celle d'avoir l'impression que le courant ne passe pas... Ce serait mentir de dire que ça va toujours bien avec ces gens qui gravitent autour de nos enfants, pas qu'ils ne font pas bien le travail, mais pour de multiples raisons, en tant que parents nous vivons des déceptions parfois... Mais ces gens, ceux dont on ne parle pas assez souvent, qui se tiennent droits devant nous, qui sourient... dans notre tourbillon de sentiments, on les oublie parfois, en tant qu'êtres humains, en tant que parents eux aussi, en tant que personnes....

Je suis vague, car je fais toujours attention pour la vie privée, mais il y a une chose, c'est qu'en ce mois, je tenais encore une fois, à leur laisser un petit mot, mais cette fois, pas en tant qu'éducateur passionné ou enseignant dévoué... mais juste en tant que personne, qu'il ne faut pas oublier. Eux aussi, ils ont parfois leur tourbillon, malgré qu'ils gardent le sourire devant nous et parfois... je crois qu'on peut être durs, devant des gens qu'on ne connait pas, et si on savait, on s'en mordrait les doigts, car dans notre sentiment parfois de deuil, on oublie que certains peuvent nous comprendre plus qu'on ne le croit.

** ce n'est pas un message général où je dis que les parents sont méchants envers les autres... juste, une journée, pour se souvenir...  Car j'ai déjà été dans ce sentiment, cet état d'esprit, d'oublier ce qui m'entoure... alors je tenais à l'écrire, pour d'autres qui sont peut-être à cette étape de leur vie... Alors, le mois de l'autisme, c'est aussi d'en profiter pour des petites prises de conscience. **

*** Ce texte n'a pas été relu avant d'appuyer sur le bouton "publier" et a été écrit avec des doudous sur la tête, les yeux à moitié caché par un petit bonhomme qui a décidé que je devais rester caché sous les doudous.  Ceci dit... ma pause est finie! ***




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