dimanche 9 septembre 2012

Une autre entrée différente

Tommy, qui grandit à vu d'oeil (peut-être pas tant que ça il est tout petit!), qui pourtant est encore si petit dans sa tête.

Il y a déjà un an c'était la première, son entrée à l'école.  Et cette année, un an plus tard, on remet ça.

Pourtant, dans la dernière année il n'y a pas eu beaucoup de progression. C'est pas mal le même Tommy que l'an dernier à l'entrée à l'école.

L'entrée, ce n'est pas excitant, parce que finalement, on a aucune espèce d'idée ce qu'il va apprendre. Comment il va ou non progressé dans l'année à venir.

Ce n'est pas une entrée scolaire comme les autres, il n'a pas hâte d'aller à l'école, il ne parlera pas de ses "amis" ou de ce qu'il a fait en classe.

La classe est en fait plus un mode "garderie" comme ils passent plus de temps en gestion de comportement qu'en apprentissage. Bien entendu selon le développement de l'enfant.

Tommy peut apprendre à lire, sans nécessairement y prendre plaisir. À vrai dire il est content du nouveau, et après c'est plaaaaaate donc il ne veut plus coopérer.  Déjà, si en partant tu ne comprends absolument pas pourquoi ils te font faire toutes ces activités différentes, ça ne doit pas aider à apprécier la chose.

Sa fierté il l'a vit pour lui... et après ça aussi ça passe. Il ne la partagera pas. On ne le saura que dans ces yeux... si on est là.  Mais on est pas là... donc on ne le sait pas. On ne le vit pas.

L'an dernier a passé avec des notes par-ci par-là dans l'agenda, et des rencontres, qui nous apprennent que finalement, il n'a pas appris grand chose.

De toute façon on peut aussi se questionner sur le besoin, au développement qu'il a à l'heure actuelle au niveau de la compréhension (environ 2 ans), de lui montrer les maths et à lire. Alors qu'il n'est pas encore propre à 100%, qu'il manque d'autonomie dans son quotidien.

J'ai l'impression que l'école devient un "parking" pour ces enfants. Une place où on les mets en attendant. Parce qu'au final, je n'ai absolument pas l'impression qu'on aide vraiment là où c'est nécessaire. Ou du moins, il n'y pas assez d'efforts mis sur la gestion et la compréhension de l'autisme de l'enfant.

(bien entendu je parle de Tommy ou autre cas plus sévères)

Ceci dit, Tommy a recommencé l'école et moi je dois expliquer aux gens qu'il n'est pas en 1ere année. Qu'il est dans un groupe et que ses apprentissages sont différents. Et l'an prochain je devrai me répéter encore.

Il a recommencé l'école, et ça parait.

S'il ne peut me parler de la hâte ou non d'y aller, moi je peux très bien voir dans son comportement que la routine a changé.

Tommy a fait 2 jours et demi d'école la semaine dernière.  À son retour la première journée, j'ai eu une note comme quoi il avait joué dans ses sous-vêtements et qu'il avait eu bien du plaisir, en riant, à étendre ça sur le mur.

La deuxième journée j'ai encore eu un sous-vêtement souillé, et j'ai reçu un appel comme quoi il avait vomi le matin en route vers l'école. Et moi je me suis excusée au chauffeur qui sait bien que ce n'est pas la faute à personne.

Et la troisième journée, j'ai encore reçu des vêtements souillés. Il est arrivé de l'école, il  s'est amusé à cracher sa nourriture devant un miroir en riant. Pour ensuite boire son lait en le laissant couler à travers ses joues sur son chandail.  Pour s'amuser à couvrir son verre avec la serviette. Pour s'amuser par la suite à prendre le couvercle de son gobelet et le mettre sur le dessus de son verre plein de jus pour évidemment donner comme résultat du jus qui  coule par terre et un fiston qui trouve ça drôle.

Moi j'ai angoissé quand hier, le papa me disait aller faire une commission 1h.  Qu'est-ce que je vais bien faire avec Tommy tout ce temps sans se ramasser avec la tête de lit de la puce par terre, ou le lit qu'on a poussé au mur au milieu de la chambre? Finalement, on a regardé un livre et ça a été vraiment plaisant. Mais est-ce qu'on devrait angoissé comme ça à la seule idée de rester seul avec notre enfant (pire avec la maison en travaux!)?

On a eu des dégâts au point de manquer de sous-vêtements et faire sacrer le papa plus d'une fois.

On a un fiston qui prend plaisir à se sauver à l'heure du repas, qui fait des choses qu'il ne faisait plus.


Comme quoi, la rentrée pour nous, c'est ça!

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