jeudi 25 juillet 2013

Il y a 7 ans

Il y a 7 ans, le 24 juillet, en fin de journée, venait au monde un beau garçon du nom de Tommy.

Une grossesse un peu fatigante, entre les trop nombreux réveils nocturnes de sa grande soeur et la peur d'avoir une complication à la grossesse comme il y avait eu pour sa soeur. Une grossesse qui s'est terminée d'une façon soudaine et inattendue, un simple rendez-vous de routine qui a finalement fini en une 2e césarienne parce qu'ils étaient inquiets pour le petit être à venir.

C'est donc vers 20hrs qu'il est venu au monde, un lundi, après une fin de semaine difficile, sa grande soeur étant malade, moi passant mes dernières nuits debout à la consoler durant ses crises de faux croup. La dernière nuit, sous antibiotiques, elle a bien dormi, mais pas moi, j'avais d'horribles brûlements comme je n'avais jamais eu.

À 13h00 je quittais pour mon échographie. À 15h30 environ j'appelais mon chum d'urgence au travail, mais il était déjà parti. J'avisais l'accompagnante que j'avais engagée pour mon AVAC de la situation et annulais mon rendez-vous qui était pour 16h00.

À 17h00 je tournais en rond dans la salle. Je pleurais de ne pas avoir pu quitter ma grande fille comme il faut alors que je lui avais dit "à tantôt" après l'avoir couché pour sa sieste. J'attendais impatiemment mon chum et je surveillais l'ascenseur découragée à chaque fois que les portes s'ouvraient et que ce n'était pas lui.^

Je répondais du mieux que je peux aux médecins qui me demandaient quand est-ce que le papa serait là, qu'il fallait commencer à penser me préparer.

Vers 20h00, il venait au monde. Une arrivée parmi nous bousculée. Un petit être qui pleurait déjà beaucoup, alors que même les infirmières ne savaient pas comment l'apaiser. Quatre heures plus tard après sa naissance il pleurait encore. Il n'avait même pas dormi.



Les débuts ont été difficiles, nous avons appris à le connaitre, à vivre avec ses besoins bien à lui, à s'adapter à un bébé qui ne dormait presque jamais et qui pleurait même durant son sommeil.

Il nous a gâté de ses sourires, ses rires sont venus remplir la maison laissant un peu moins de place aux pleurs encore tout de même très présents.



Ensuite, il a eu un an, il ne parlait pas, pleurait encore beaucoup mais on avait un plaisir fou quand même avec lui.




À deux ans, c'est comme s'il avait encore 1 an.
On a fini par comprendre. Il ne parlait pas, pleurait, ne mangeait plus, ne semblait pas comprendre notre monde.

À deux ans on a compris.


À deux ans et 4 mois on nous confirmait ce que nous apprivoisions depuis 4 mois.

Tommy est autiste.

À 3 ans, il avait encore 1 an, mais avec du travail, il a commencé à faire des progrès.




À 4 ans, les progrès continuaient,  toujours avec beaucoup de travail, mais comme dans des montagnes russes. Un peu en haut, un peu en bas.  Pour la première fois, il mangeait son gâteau d'anniversaire.




À 5 ans, les progrès... ils sont là, mais pas nécessairement comme on les attends... La progression du langage stagne, la propreté n'est pas acquise, l'alimentation des trois dernières années est encore difficile. À 5 ans, ce n'était plus un petit garçon!





Aujourd'hui, il a 7 ans, mais il a encore un peu de son deux ans. En fait, on ne sait même pas, les spécialistes ne peuvent pas vraiment se prononcer en dehors du fait que c'est un enfant très intelligent.

Mais, il ne répondra pas à votre question "comment tu t'appelles" ou "quel âge as-tu". Les mots s'emmêlent dans sa tête.


C'est sa fête. Il le sait, mais ne le sait pas vraiment à la fois. Il ne l'attend pas, il ne la comprend pas vraiment, mais du moins, maintenant il souffle ses chandelles et il mange son gâteau avec plaisir. Il est heureux de déballer ses cadeaux, même s'il ne comprend pas trop pourquoi...


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