mercredi 28 août 2013

Combler le vide

C'est un sujet sensible, pas vraiment sur l'autisme et qui peut même s'appliquer dans plusieurs circonstances.

C'est un sujet si difficile à aborder et pourtant je crois qu'il le faut.


Je considère que je suis une personne qui se connait très bien. Je sais reconnaitre mes signes d'épuisements, de fatigue, de déprime et j'en sais très facilement la cause.

J'en parle, je cri, je pleure au besoin, et on passe par-dessus jusqu'à la prochaine fois.

Bien entendu j'aimerais pouvoir dire que je suis de ses personnes qui est toujours  la tête haute, le sourire, toujours positive, mais on a tous droit à nos petits moments de faiblesses et le meilleur moyen de s'en sortir c'est de l'accepter.


J'avais envie de parler de ce sentiment, de vide, même lorsque nous avons une vie pourtant si bien remplie.

Le sentiment qu'il manque quelque chose qu'on ne peut pas vraiment remplacer.

Pourtant, on essaie, tant bien que mal, de le remplir ce vide, de toutes les façons possibles.  Je le sais, je le fais, je le sens.

Ça peut me faire du bien, temporairement, malheureusement c'est comme tenter de rentrer un cercle dans un carré. Ça ne marche juste pas.  C'est un carré que ça prend. Aussi beau, aussi réfléchi fut le choix du cercle, il ne remplacera juste jamais le carré qui lui laisse le vide.


Il y en a des vides dans ma vie, plus d'uns, qui malheureusement ne peuvent pas être remplacés.  J'essaie tant bien que mal, d'ajouter d'autres petits bonheurs, pour se faire du bien, mais malheureusement le sentiment revient toujours. 


Je le sais. Pourtant, c'est plus fort que moi de continuer à tenter de remplacer. Qu'est-ce que je peux bien faire d'autre?


Le vide, c'est mon couple. C'est de n'être que des parents, n'ayant aucun temps pour être des amoureux. À part se tirer les cheveux le soir quand on est tous les deux fatigués de nos grosses journées.

C'est de pouvoir se retrouver, en dehors du rôle de parent.

C'est de pouvoir  recommencer à être autre que seulement une mère. D'avoir une vie sociale en dehors des enfants. 

D'avoir des vacances, de vrais.

De vivre des petits rêves avec les enfants, de se sentir comme les autres et non de toujours avoir la tête dans les inquiétudes, les rendez-vous, les factures qui s'accumulent.

Ça aurait été de pouvoir vivre des vacances "normales". 



Bref, si ma vie est bien comblée, que je tente du mieux que je peux de combler celle des enfants de joies et de beaux souvenirs...

Reste qu'il y a toujours un petit quelque chose qui au fil des ans, j'en suis venue à comprendre que ça ne se comblera jamais vraiment. On apprend à vivre avec.

Ai-je tort de croire ainsi?

Je sais que certaines choses se placeront avec le temps, je sais que d'autres, nous pouvons tenter d'y remédier du mieux qu'on le peut, mais c'est tellement compliqué, coûteux, que juste y penser me stress plus qu'autre chose dans notre réalité du moment.

Les enfants vieilliront, certains vides pourront être remplis, d'autres, sont des deuils a faire...

mardi 27 août 2013

La tolérance par la tolérance

J'avoue que j'ose et j'avoue que je sais que je ne ferai peut-être pas l'unanimité.

Je sais aussi les limites de l'écrit et j'ose espérer réussir à mettre correctement en mots ma pensée sur le sujet.


J'ai passé sous silence volontairement les dernières nouvelles concernant l'autisme. Principalement celle concernant la lettre qu'une grand-maman a reçu concernant son petit-fils autiste.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/autresregions/archives/2013/08/20130820-093220.html

Par la suite, quelques heures seulement plus tard, j'ai vu passé  une autre nouvelle.


Des réactions, il y en a eu suffisamment que je n'ai pas jugé bon d'en rajouter.

Intolérance, injustice, dégueulasse, horrible, elle mérite une claque sur la gueule, une folle...

J'en ai lu des choses en quelques minutes seulement pour me  questionner réellement sur le bien d'une telle haine envers quelque chose qui ne mérite peut-être pas autant d'attention. 

Du moins, pas de la haine.


Bon, ma réaction de la lettre a été de trouver le tout très triste. Les propos sont vraiment durs mais ça ne fait pas monter en moi un volcan haineux pour autant. 

À quoi bon?

En fait je prends deux petites minutes pour préciser que j'ai plutôt pensé au risque que pouvait poser cette personne  dans la société si elle oserait un jour aller plus loin que de simples mots. Je n'aimerais bien entendu pas savoir que j'ai un voisin de ce genre autour de moi.


Ensuite, il y a eu l'autre nouvelle d'un enfant sorti d'un magasin.  On parle de discrimination!

Impardonnable, intolérance, inacceptable....

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2013/08/20130821-175256.html


Encore une fois, je ne monterai pas sur mes grands chevaux dans ce genre de nouvelles, mais plutôt ici je trouve qu'il manque de détails. Ensuite, on parle d'un enfant sorti du magasin et non un autiste. La dame est venue aviser que l'enfant dérangeait, pas l'autisme.

INTOLÉRANCE, DISCRIMINATION!!!


Je vais alors demander deux petites minutes qu'on se regarde le bout du nez.

L'intolérance dans la société existe réellement, en partie, quelques fois. On ne parle pas de milliers d'individus en même temps, mais la plupart du temps de cas isolés, d'une personne parmi une centaine. Il faudrait peut-être avant de crier que la société est contre nous, de regarder la réalité en face.




En fait, je crois que l'intolérance existe, tout autant que la tolérance.  Mais je crois aussi que les gens qui crient à l'intolérance, sont eux aussi intolérants.

Comment apprendre la tolérance si on répond par l'intolérance?

Parce que dans ces dernières nouvelles, c'est exactement ce que j'ai vu. Et pas juste sur l'autisme, c'est partout, dans tous les contextes imaginables.

Peut-être les gens ont-ils simplement oubliés ce qu'est la tolérance. C'est-à-dire qu'elle ne passe pas seulement par les autres mais en premier par nous.  Montrer l'exemple. Accepter qu'il y a de l'injustice parfois, mais ne pas oublier qu'il y des gens bons, qui veulent le bien, qui cherche à apprendre.

Accepter aussi qu'il y a des gens maladroits, qui ne savent pas trop, qui ont voulu faire par le mieux et qui dans le futur apprendront tout simplement d'une petite erreur tout à fait ACCEPTABLE.


Des exemples j'en ai vu plus d'un au fil des ans.


Il y a un petit quelque chose qui me chicotte principalement avec l'autisme. 

Les gens croient que c'est une porte de sortie.

Dame - "Excusez-moi madame mais votre enfant dérange le groupe!"

Mère - "Ben, il est autiste!!!!!!!"


Kin toé!

Ensuite, comme la réponse ne semble pas avoir été satisfaisante, on traitera la dame de tous les mots possibles qu'amène l'intolérance de l'incompréhension.


Si on demande à la société d'être tolérante envers nos enfants, ou même les enfants tout court, on se doit de respecter tout de même l'incompréhension de certains face à l'autisme. Le manque de connaissance, la difficulté de comprendre qu'on se fait pitcher par la tête que l'enfant est autiste  et pourtant il parait "tout à fait normal".

A-t-on oublié que tous ne sont pas spécialistes de l'autisme?  On le répète sans cesse que certains troubles sont invisibles et pourtant soudainement on voudrait que tous arrive à le détecter comme s'ils avaient un radar pour la différence?


Je crois qu'il y a bien des réactions à avoir, mais l'intolérance n'est pas une solution.


Bien entendu, par la suite de ces nouvelles, on parle de l'importance que la société a de  les accepter tels qu'ils sont.

Je suis d'accord.


Toutefois, j'ai envie de rappeler que malgré tout ce qu'on dira et voudra, on ne peut PAS être tel qu'on veut partout. Autiste ou pas!

Un enfant qui fait une crise dans un magasin n'a pas besoin d'être autiste pour peut-être déranger. Alors, on doit se poser la question à savoir ce qu'on décide d'y faire. Non parce que l'autisme "doit être accepté partout", mais plutôt parce que si la société nous doit respect, on lui doit aussi.

Si un jour, on me demande de sortir avec mon enfant qui fait une grosse crise, je prendrai deux petites minutes pour expliquer la situation et je sortirai, tout simplement. 

L'autisme, doit tout comme nous faire partie de la société, et par le fait même ça implique, tout comme nous les "neurotypiques", qu'on ne peut pas toujours faire "comme on veut".

Ce n'est pas une injustice envers la différence ou une intolérance. C'est seulement une réalité qui a toujours été présente.

mercredi 14 août 2013

Histoire d'un petit garçon

Le bébé n'est plus.

C'est un petit garçon en devenir, qui bien entendu prend le temps qu'il lui faut.

C'est un autre de mes petits mystères. Ni tout noir. Ni tout blanc.  Une étiquette apposée mais impossible à nommer lorsqu'on me pose la question.  En a-t-il vraiment besoin à cet âge-là?

Non.

En fait, la seule raison de l'étiquette est l'attente. La foutue attente si longue.  Déjà 5 mois se sont écoulés, et rien n'a changé. On attend et on  sait qu'on risque d'attendre encore longtemps avec que quelqu'un passe la porte pour peut-être nous offrir un peu d'aide.

Sinon, c'est pour les sous. Parce qu'en attendant, si on veut lui donner une petite chance, il faut payer et CHER.


En dehors de ça, on s'en fou de l'étiquette et c'est un petit garçon de 2 ans et 3 mois qui grandit, à son rythme, tout simplement.


La différence, c'est plus de savoir. Que le rythme différent peut se prolonger plus longtemps, comme ça peut se replacer. La différence, c'est l'incertitude. C'est aussi de savoir qu'on "peut" avoir de l'aide et de l'attendre.

Là, l'étiquette, elle dérange. Parce qu'elle devrait aider, mais pour le moment elle ne fait que nuire. En fait, elle ne fait rien. Même le montant déposé dans notre compte à tous les mois est loin d'être suffisant.

Attendre, payer, ne pas savoir...


Pouvoir revenir à cette époque où je ne savais rien de tout ça, je le ferais. Juste pour ne pas me poser de questions et croire que tout est ok.


Là, je ne sais juste pas. Dans la réalité, dans ma réalité. Tout va bien. On a un petit garçon charmant, coquin, clown, rigolo qui nous fait passer du bon temps.  C'est un petit garçon avec un regard brillant qui adore notre compagnie et les gens.

Ses retards vont-ils persister? Aucune idée.

Déjà 10 mois ont passés.


Heureusement, les 10 mois sont venus avec de beaux progrès qui apportent bien des espoirs. Parce qu'il faut être tout de même honnête qu'il y a quelques-uns de ces mois qui ont été encourageants et décourageants à la fois. Acquis, perte d'acquis, ce n'est jamais plaisant. Des efforts en vain, de l'incompréhension, des situations difficiles... 

Un jour, à son rythme bien à lui et non le nôtre alors que les 4 premiers mois de ses 10 mois peut de choses bougeaient, il a fini par gravir une marche de plus, et une autre.

D'aucuns mots il est passés à 1, puis 2, puis 3.

Aujourd'hui je ne les compte plus, mais j'ai de la difficulté à vraiment le faire.

Bébé dit maintenant plusieurs mots et il a enfin (récemment) commencé à faire de l'écholalie d'apprentissage. Il répète les mots qu'on lui montre, enfin!  Toutefois, les mots ne sont pas toujours clairs alors j'ai l'impression que son vocabulaire est peut-être plus élaboré dans son langage que dans le mien.

Il jargonne beaucoup. Les sons sont de plus en plus variés ce qui me fait croire que de ce côté ça va assez bien. Mais je n'ai pas vraiment les connaissances au niveau de la dyspraxie verbale pour en juger. Seulement, moi je le trouve maintenant très bon.

Dans une journée ses mots principaux pour communiquer sont

toto
doudou
toutou  (les trois sonnent presque identique donc difficile de les différencier hors contexte)

nano
chi   (pour yoshi et mario, mais alors maintenant tous les toutous ont un de ces deux noms)


ça (il pointe en même temps mais comme le mot est général, souvent on ne sait pas du tout ce qu'il veut et on doit jouer à la devinette)

dodo
bain
cour
en haut et en bas

tanion (camion)
l'eau  (pour boire peu importe le breuvage)
jus
kiki (pour biscuits)

nounou
chat
chien

il dit un mot pour avion ou hélicoptère que je ne saurais vous répéter mais il faut être en contexte pour le savoir

jouer (pour la tablette, en fait il m'amène jusqu'au comptoir et répète jouer après moi)
dans l'eau (pour l'eau d'un lac, piscine etc..)
ballon

Non (vous êtes surpris???)
oh non
allo
coucou


La communication se passe assez bien avec les moyens qu'il a. Il sait se faire comprendre de multiples façons bien à lui.

Il nous tire par le bras, nous amène à une destination X et nous montre ensuite par exemple son camion qui est coincé sous un meuble pour l'avoir.

S'il veut à boire à l'heure du repas, il pointe un peu partout sur la table, chigne et fini par dire jus ou eau. 

S'il veut quelque chose à manger, il fouille dans l'armoire (chance que les autres n'avaient pas à cet âge parce que ce n'était pas accessible).  Ensuite, je lui offre des choix et il pousse la boite en criant NON jusqu'à ce que je trouve la bonne. Quand j'ai la bonne, il sautille sur place de joie.

S'il veut se faire prendre, il se pointe devant moi, s'accroche à mes jambes et ensuite saute sur place comme s'il essayait de me grimper dessus!


Bref, on se débrouille tout de même bien même si parfois on ne comprend pas du tout ce qu'il veut ou nous montre dans certaines situations qui ne sont pas du quotidien.


Au niveau de la compréhension, maintenant, il comprend toujours les consignes de base, assis, manger, dodo, bain, en haut, on va dehors... Il comprend aussi quelques parties du corps. Où est ta sœur, frère, papa, montre moi le chien, chat, où sont tes doudous...


L'abstrait est plus difficile. Lui-même ne dit pas "Papa", "maman" pour communiquer ou attirer notre attention, aucun "donne", "je veux", "encore" ne sont présents dans son vocabulaire même si j'essaie de provoquer une situation pour lui faire dire le mot il refuse de répéter après moi. Il répète en apprentissage juste quand bon lui semble, ce qui arrive plus souvent mais se fait encore rare selon ses intérêts du moment.

Donc, il ne comprend pas les concepts comme attendre, plus tard, dangereux, trop petit etc..  D'ailleurs, j'ai vu une maman au parc avec son garçon du même âge que le mien lui dire "non tu peux pas aller là tu es trop petit" et le petit garçon a changé de direction. Lui était en haut d'un module de jeu, elle, en bas.

En réalité, on le suit encore à la trace étant donné que sa compréhension est encore limitée. Lui, on l'accompagne dans le module de jeu parce qu'on ne sait pas ce qu'il pourrait faire, et il est encore un peu maladroit de toute façon. Ce n'est pas un grimpeur né.


Dans le quotidien tout est du pareil au même. Il joue avec ses autos, les toutous parfois, les autos encore et la tablette par moment.

Il aime toujours faire rouler ses autos sur une surface rectangulaire, sur une table, le patio, un rebord de fenêtre, ça, ça fait plus d'un an que ça dure. C'est moins envahissant qu'avant mais ça dépend des périodes.

Et c'est dans ce rythme que les jours passent au suivant.



Présentement, nous sommes en attente pour des services de stimulation. Il semblerait que ce ne sera pas pour cette année, et je n'ai aucune idée quand.

On attend et nous n'avons toujours aucune nouvelle du centre de réadaptation. Comme quoi, le privé et d'avoir déjà un pied dans la place n'est pas toujours une bonne chose. 

Le privé vient avec son downside. Un gros. Aucun soutien. Parce que juste faire remplir la demande au CLSC a pris du temps, parce qu'ils ne semblaient même pas pouvoir me diriger à la personne responsable.
Ensuite, la demande du privé, au centre de réadaptation, elle ne passe pas aussi vite au secteur suivant par rapport au public. Bref...

Et comme on connait déjà la routine, semblerait que de donner des nouvelles n'est pas très important. D'ailleurs après plus d'un mois d'attente c'est moi qui ai du appeler (et comme par hasard on me dit "ah, nous allions justement le faire!") pour savoir pourquoi ma demande était retenu sur le bureau d'une personne X.

Ensuite, une lettre et plus de nouvelles.



En attendant je devrai porter le poids des décisions futures. Encore et toujours. Décider si j'attends le début de la réadaptation au public, ou bien si j'investis encore des sous au privé. Beaucoup de sous parce que penser à seulement 2hrs par mois (ce qui est bien peu) est un trou de 230$ dans un budget.

Mais le problème, c'est que notre demande d'allocation a été refusé au provincial sous le prétexte que la demande a été fait trop rapidement.

Que pour un retard de langage, 6 mois de stimulation suffisent généralement pour "régler" le problème alors on devra refaire une demande  avec un nouveau rapport.

300-400$ pour avoir un autre rapport du privé.  Parce que mes hypothèses ne sont pas aussi bonnes évidemment qu'un rapport provenant d'un professionnel diplômé.


Alors j'en viens à mes hypothèses. À défaut d'avoir quelqu'un pour me dire les "vraies" choses, j'y vais du mieux de mes connaissances et d'observations.


Source : www.naitreetgrandir.net


Le développement de l'enfant dans les différentes sphères suivantes

Affectif
Motricité fine
Motricité globale
Intellectuel
Social

Je me suis intéressée aux trois principales qui sont affectif, intellectuel et social.

Est-ce que tous les enfants répondent à la description de leur âge, en tout temps? Peut-être pas, mais ça donne une bonne idée du développement moyen. Ensuite, il faut en prendre et en laisser. Je ne me prétends pas spécialiste mais pas du tout.

En italique, ce qui semble acquis chez le bébé.

Affectif

Le développement affectif signifie que l’enfant manifeste plusieurs émotions, de la tristesse à la joie en passant par la colère, et qu’il apprend à les maîtriser. Cette capacité l’aide à bâtir son estime de soi et l’amène à développer des qualités plus profondes, comme la sympathie, la compassion, la résilience, l’affirmation de soi et l’empathie, de même que la capacité d’affronter la vie.


Vers 10-12 mois

À cet âge :
Il est capable d’aller chercher du réconfort lorsqu’il est perturbé, par exemple il tend les bras pour qu’on le prenne. 
Il sait se montrer triste, joyeux, fâché, apeuré, blessé ou mal à l’aise et il sait reconnaître ces émotions chez les autres.
Il se sent coupable lorsqu’il fait quelque chose de mal.

Il sait communiquer son besoin constant d’être vu et entendu par un adulte.
Il témoigne son affection à l’aide de câlins, de bisous, de caresses et de sourires.


Peu à peu, il commence à :
S’opposer de plus en plus, refuser de manger, rejeter tout aliment nouveau, ne plus vouloir faire la sieste et avoir parfois des accès de colère. 

Se montrer indépendant et résister au contrôle des adultes.
Manifester une préférence pour certaines personnes et certains jouets, par exemple en pleurant ou en riant. 

Savoir communiquer son malaise lorsqu’il est apeuré ou stressé, et se mettre à craindre parfois des situations qu’il vivait bien auparavant.


12-18 mois

À cet âge :
Il montre plus d’assurance, il explore, il tente de nouvelles expériences et il prend des risques lorsqu’un adulte de confiance l’accompagne ou le rassure.
Il s’intéresse particulièrement à la musique, aux images contenues dans les livres, aux poissons qui nagent dans un aquarium...
Il se reconnaît dans un miroir ou sur une photo et devient une personne à part entière.
Il donne des câlins et des bisous à ses parents, aux autres personnes de son entourage immédiat et aux animaux de compagnie.
Il aime monopoliser l’attention de son entourage.

Peu à peu, il commence à :
Se montrer jaloux lorsque les autres membres de sa famille reçoivent de l’attention.
Être facilement contrarié. Se montrer possessif avec ses jouets et les personnes de son entourage.


Intellectuel

Le développement intellectuel désigne la capacité de penser de façon créative et abstraite, d’être attentif, de résoudre des problèmes, d’exercer son jugement et d’acquérir pour la vie une bonne disposition d’apprentissage.

12-18 mois

Le langage :
Il pointe une chose de son index pour vous la montrer.

Il comprend beaucoup plus de mots qu’il n’en dit; par exemple, lorsqu’on lui demande « Où est ta bouche? », il peut la montrer du doigt.
Il prononce le mot « non » correctement, souvent en secouant la tête de gauche à droite.

Il sait dire au moins 5 mots pour communiquer ses besoins et ses désirs, ou pour exprimer une idée. Il dit, par exemple: « Partis! »

Il essaie de chanter des chansons.


Les capacités de raisonnement :


Il comprend que les choses continuent d’exister même lorsqu’il ne les voit pas.
Il montre qu’il distingue certaines couleurs et certaines formes; par exemple, il insère des cercles et des carrés aux bons endroits sur une planche trouée.
Il tend le doigt vers ce qu’on lui demande de trouver, quand on lui dit, par exemple, « Montre-moi... » ou bien « Où est... » 

Il explore d’une nouvelle façon le monde qui l’entoure en tentant d’insérer des objets dans toutes sortes de trous; il joue dans le sable : il fait des mélanges, il remplit des contenants, il les empile, les renverse et fait des tas; il empile des boîtes ou des cubes, les fait tomber, puis les empile de nouveau.
Il mémorise de mieux en mieux les choses; par exemple, il se sert de son jouet en forme de tournevis de la même façon qu’un adulte qu’il a vu en utiliser un vrai; il essaie d’insérer une clé dans la serrure d’une porte; il montre qu’il reconnaît certains sons, comme le bruit de pas ou le son de l’eau qui coule dans le bain.


Peu à peu, il commence à :

Le langage :

Nommer ce qu’il voit dans un livre d’images.
Imiter des cris d’animaux.
Prononcer son nom lorsqu’il parle de lui.
Suivre des directives simples sans qu’elles soient accompagnées de gestes, comme « Viens! », «
Montre-moi le... » ou « Va chercher... ».

Les capacités de raisonnement :
 Regrouper des objets similaires, comme des bas et des souliers.
 
Jouer à faire semblant; par exemple, faire manger une poupée, la mettre au lit ou lui donner son bain.
 Utiliser de la pâte à modeler et de la peinture.


Social

Le développement social désigne la capacité de se faire des amis et de s’entendre avec les autres, de travailler en équipe et d’être un bon meneur. Toutes ces habiletés reposent sur l’estime de soi, la confiance en soi et la coopération avec les autres.

10-12 mois

Il sait si son parent approuve ou désapprouve son comportement.
Il veut aider au moment de se faire habiller, par exemple il allonge les bras pour se faire enfiler les manches d’un vêtement ou lève ses pieds pour se faire chausser.
Il aime secouer la tête et dire « non », même lorsqu’il veut dire « oui ».
Il imite les gestes des adultes ainsi que les mouvements et les jeux des autres enfants.
Il répète les sons ou les gestes qui vous font rire.
Il se voit comme une personne distincte des autres.


Peu à peu, il commence à :
Se dandiner au son de la musique. Montrer qu’il connaît la routine et les rituels de la journée, et savoir ce qui s’en vient.
Expérimenter des façons d’attirer l’attention et aimer être le centre de l’univers. Répondre aux demandes, par exemple délaisser un jouet lorsqu’on le lui demande.

12-18 mois

Il commence à faire preuve d’humour.
Il joue mieux seul; il ne veut pas partager ses jouets; il crie « à moi! à moi! » ou il se chamaille avec un autre enfant pour savoir qui pourra s’amuser avec le jouet convoité.
Il aime imiter les adultes qui font certaines tâches, comme épousseter, laver les planchers, mettre le couvert ou tondre la pelouse.
Il s’oppose fortement aux limites que vous lui imposez.
Il vous regarde lorsque vous parlez ou que vous jouez ensemble.

Peu à peu, il commence à :
Collaborer de temps à autre, mais il met parfois du temps à répondre aux demandes ou il fait le  contraire de ce qui lui est demandé.

Jouer aux côtés d’un autre enfant, mais pas avec lui.
Essayer de s’habiller et de se déshabiller seul; par exemple, il remonte ses pantalons ou défait les bandes Velcro de ses souliers.


Alors voilà, mon évaluation non professionnelle mais en attendant il faut bien quelque chose sur quoi se baser.

Au niveau de l'affectif il se situerait donc proche de 12 mois dans son développement. 
Au niveau du langage et de la communication, il gravite tranquillement vers le 18 mois.
Au niveau du développement social, probablement entre 12 et 18 mois, c'est difficile à dire.


Alors c'était le développement d'un petit garçon de 27 mois!

mardi 13 août 2013

juste moi

Il y a un certain temps que je n'ai pas fait de récit de développement du petit dernier.

Le temps file...

Je dirais que ces temps-ci, je m'essouffle un peu avec le blog. Je n'ai pas beaucoup de nouveau à y rajouter pour le moment, il faut dire aussi que j'ai fait un sacré tour de ce que je connaissais que je pouvais partager. Le temps fera son œuvre, avec d'autres expériences qui s'ajouteront éventuellement...

Il y a aussi le jugement. Même si je ne l'ai jamais senti ici par les commentaires, que ce soit directement sur le blog ou sur Facebook, je sens sa présence. Peut-être est-ce dans ma tête, mais, il faut avouer que d'étaler autant de détails publiquement, tout le monde ne peut être d'accord.

Même s'il ne faut pas y accorder d'importance, je me dois de prudence avec les propos que je tiens ici. J'ai toujours fait attention, mais avec les années qui filent, je devrai l'être encore plus.

Si j'ai bel et bien un fils handicapé. Je n'ai jamais osé utiliser et je ne l'utiliserai jamais pour mes filles. Pourtant, lorsqu'on colle une étiquette, les gens croient qu'on handicap l'enfant.

Pourtant, ce n'est tellement pas le but de tous les combats qu'on a dû mener jusqu'à l'étiquette.

Dans la vie de tous les jours, je peux vous dire qu'elle n'y est pas. Malgré ce que les gens peuvent parfois croire, même s'ils ne le disent pas tout haut, par respect (ou pas), notre vie n'est pas menée par l'étiquette.

Elle ne sert pas de défaite, elle ne donne pas de "passe-droits" abusifs, on ne se donne pas de droits non essentiels grâce à elle, elle n'est pas utilisée pour justifier sans raison.

En fait, quand je parle, l'étiquette je n'y pense même pas.

Si je parlais de l'apprentissage de la propreté lorsque Tommy avait 4 ans, moi, je ne pensais pas à l'autisme. Je pensais à un apprentissage point. Comment y arriver, la meilleure méthode, quand ça arriverait. Pourtant, les gens eux, sautaient sur l'occasion pour nous rappeler que l'étiquette n'avait rien à voir avec le fait de ne pas être propre à 4 ans.  Moi, je n'ai rien dit.


C'est une réalité de tous les jours, qu'on entend tout haut ou qu'on décode tout bas.


La journée où j'ai fait apposer l'étiquette (parce que c'est ce qu'on pourrait dire pour les filles), tous les jours, pour les gens, je parle "autisme" alors que moi, je parle enfant. 

Je n'ai pas besoin de me faire rappeler ce que c'est un enfant. D'accord, je peux avoir de la difficulté à décortiquer, comprendre ce qui pourrait être un "problème étiquette" ou pas, mais, si je parle, je parle de mon enfant. Point. Pas d'un trouble, pas d'une étiquette, pas de différence ou de normalité.


J'ai partagé ici beaucoup sur le développement des mes enfants, mes craintes, mes hypothèses, les particularités, notre incertitude sur ce qui est "dans la norme", notre recherche de solutions pour mieux les aider, dans le but de rendre service... mais aussi pour faire comprendre que notre position en tant que parents est loin d'être simple, claire, tranchée au couteau. Qu'on veut le mieux tout simplement.

À tous mes écrits, lorsque ça concerne plutôt mes filles, je prends un risque. D'être incomprise, d'être jugée dans ce que je fais pour elles, que ce soit vu comme "trop", d'être pris pour une personne qui s'acharne (j'en ai déjà parlé je sais!).  Il faut l'avouer, c'est loin d'être facile. Qu'est-ce que je pourrai partager avec le temps, l'âge...  aucune idée.

J'ose pouvoir vous écrire tout simplement des succès, que ça va bien, que l'étiquette prend le bord une fois pour toute sans aucun doute, ou bien qu'elle est rangée dans le fond du placard et qu'elle n'a plus d'importance. Du tout.  D'ailleurs, c'est déjà comme ça qu'on la vit notre vie.

L'étiquette? La quoi? On la sort, au pire, au besoin si on doit chercher de l'aide ou des solutions. Sinon, la vie elle suit son cours tout à fait normal. Comme les autres familles.


Ça semble simple, pourtant non. Il y a tellement de tout dans les dernières années, des doutes, des batailles, des remises en question. Je ne saurai probablement jamais ou se situe ma santé mentale dans tout ça.  J'ai fait de mon mieux, pour le mieux. Si je me suis trompée, j'oserai dire que l'erreur est humaine et que l'important c'est que je n'ai pas nuit à mes enfants d'aucune façon que ce soit.

Parce que pour plusieurs, l'étiquette serait nuisance. Rien de bons pour nos enfants.

J'ose croire que ça aide pourtant mes enfants à mieux grandir, à être compris, que ça aide à la tolérance, que la société apprend à s'adapter, à sortir des sentiers battus.  Aujourd'hui, il semblerait que l'étiquette soit nécessaire, non pas pour l'enfant, mais pour donner une leçon à la société qui a oublié que les êtres humains avaient le droit d'être différents.

vendredi 9 août 2013

Parlons vacances... ou pas

C'est le thème de l'été, les vacances qui achèvent déjà. Moins de 3 semaines avant le début des classes!

Bref, je poursuis sur le thème des vacances, avec le petit dernier.

Vacances?

Hein?

Quoi?


Si les deux filles sont bien heureuses de la présence de leur papa à la maison et des quelques sorties planifiées (malgré les contraintes et les "on va devoir attendre à l'an prochain"), des vacances de la garderie et de l'école, les deux gars eux, n'ont pas trop idée de ce que représente les vacances.

Tommy est à la maison. C'est simple. C'est pas plus compliqué que ça et ça fait bien son affaire.

Les sorties?

"OHHHHH NNNNNOOOOOON c'est autoooooo!"

Le départ ressemble pas mal toujours à ça.

Et à la destination

"OHHHH NNNNOOOOON c'est... "

Pas toujours heureusement parfois on réussi à faire son bonheur dans son malheur.



Le bébé, il a maintenant 27 mois. D'ailleurs il faut absolument que je lui trouve un autre surnom pour parler de lui ici!! 

Bon, papa est à la maison.

Ok.

C'est pas mal le seul changement dont il n'est pas totalement conscient (il est là c'est tout!).


"On va à ...  "  ça ne dit absolument rien pour lui.


Bref,  on part, bébé cri.

Impossible de lui annoncer une destination xyz, il n'a pas encore la compréhension de ce niveau.


Bon, pourquoi est-ce qu'il cri?


Parce que dans les derniers jours, il a décidé que lorsqu'on embarque dans la voiture, il veut se sauver et aller s'assoir sur le banc du conducteur.  Ça prend deux personnes, ou beaucoup de patience, force et technique pour arriver à l'attacher dans son banc pendant qu'il hurle et se tient droit comme un piquet.

Si on est pas chanceux, il réussi à s'agripper après le banc devant lui. Ça prend alors les jambes, dix bras, pour réussir à le faire lâcher sa prise.


Notez que nous n'avons pas encore quitté l'entrée de la maison que nous sommes déjà à bout de souffle.



Lui, quand on sort, il décide. Le boss.  Du moins, c'est ce qu'il croit.  Le problème? Il n'a aucune de ce qu'on fait à l'endroit xyz alors il se peut très bien qu'il se dirige vers un endroit moins recommandable ou que son intérêt empêche la poursuite calme de la sortie.

Calme?

Notez qu'à l'arrivée, le même manège recommence pour le sortir de la voiture parce qu'il veut s'élancer encore et toujours sur le banc du conducteur. Et qu'il a fallu un peu d'astuce pour qu'il arrête sa première crise avant d'être arrivée à destination pour embarquer la suivante.


Bon, il part, bien heureux après sa petite crise jusqu'à ce qu'on le redirige dans une autre direction.

OUAAAAAAAAAAH

Ça recommence.  Et je peux dire qu'il est tenace, qu'il cri fort et qu'il faut éviter les coups de pieds quand on le maitrise et le prend en "poche de patate" pour le ramener avec nous.  Beaucoup de force, de patience et de technique pour ne pas l'échapper en chemin.

Bon...

Ça se calme. On repart....

Oupsss...


Bon, vous voyez un peu le scénario.  Si nous ne sommes pas sortis beaucoup, nous sommes sortis suffisamment pour croiser sur le chemin plusieurs fois des tout-petits de son âge. Je vous laisse deviner lequel a fait tourner les têtes partout où nous sommes allés jusqu'à présent?


Bon, alors, il ne suit pas, il a envi d'aller voir xyz choses qu'il a pu remarqué en chemin, il n'est pas content de partir, en fait, il n'y a comme pas moyen de sortir une seule fois, en paix. Même le zoo.


Je croyais bien qu'il aimerait voir les animaux. Mais son attention se limite à quelques secondes suite à "regarde Jesse", parce que lui s'il a fait une fixation sur xyz objet, rien à faire. Mais ça ne l'intéressait finalement pas plus que ça. Il a eu plus de plaisir à seulement courir et pleurer.


Mais les petits bouts de son âge, j'en ai vu, que je sache qu'il peut y avoir du "terrible deux ans" dans cette situation, je veux bien le croire, mais la barrière de la compréhension et du langage est énorme et cause beaucoup plus de situations de crises. Parce que les petits bouts de son âge, ils allaient glisser seuls (on doit encore l'accompagner puisqu'il est encore maladroit), les petits bouts, ils comprenaient leurs parents qui disaient "attend ça va bientôt être ton tour."  ou "vient on va aller...". Ils faisaient la file comme les autres. Ils nourrissaient les animaux. Ils suivaient papa et maman en promenade.

Bébé lui, on devait éviter un chemin x pour ne pas qu'il voit une chose y qui allait déclencher une crise instantanée.  Il a essayé de "voler" des poussettes, il a essayé d'embarquer dans les chariots des autres, il a crisé encore plus ne comprenant juste pas pourquoi il ne pouvait pas embarquer...



Des vacances?

jeudi 8 août 2013

D'une année à l'autre

Il y a des moments dans une année, où on peut très bien comparer aux années précédentes l'évolution de notre enfant.  Ces moments où on réalise qu'ils ont changés, qu'ils ont grandit.

Noel, leur fête, l'entrée à l'école, la fin de la garderie...

On se souvient de l'année précédente, on voit un peu ce qui changé et ce qui est resté semblable...


Les vacances d'été s'ajoutent à ces moments qui nous ramènent dans le passé et dans le présent à la fois.

C'est là qu'on voit comment une petite fille, tornade, est devenue grande. Pouvant mieux se contrôler en sortie, qui ne se sauve pas aussitôt sortie de la voiture et qui demande la permission pour aller un peu plus loin.

Ou bien deux petites filles devenues grandes!  Je peux dire que la minie en a fait un sacré progrès dans la dernière année lorsque nous allons dans les endroits publics. Elle est encore un peu lunatique mais vraiment, elle est super et reste près de nous, nous demande la permission pour s'éloigner et surveille même son petit frère qu'elle ne veut surtout pas perdre de vue!

J'avoue que c'est un constat toujours agréable, même s'il vient dans notre cas avec l'envers de la médaille.

Les filles progressent bien, s'intéressent à plus de choses, peuvent nous accompagner plus facilement dans divers endroits et elles commencent à le demander.

Mais l'envers de la médaille, ce sont les contraintes venant avec un petit frère de tout juste deux ans, et un grand frère du nom de Tommy, qui a 7 ans, mais pas tout à fait à la fois.

Le grand frère lui, il ne change pas. Même que je serai honnête en disant que certaines choses oui ce sont améliorées, mais c'est bref, et instable. En général Tommy est beaucoup plus difficile à suivre aujourd'hui qu'il ne l'était il y a quelques années.

Il est plus grand, plus fort, notre simple prise de la main ne suffit pas lorsqu'il voit quelque chose qui l'attire et il n'est pas conscient du danger qui peut être présent.

Tommy observe beaucoup plus ce qui l'entoure, mais il est aussi beaucoup moins content lors de certaines sorties. Parce que maintenant il sait, il sait ce qu'il manque, ce qu'il veut... il sait demander. Un positif problème qui ne se posait pas les autres années. Maintenant, si on prend le chemin gauche mais que lui voulait aller à droite, on le sait. Soit il nous lâche et part à toute vitesse, soit il cri d'un cri perçant "OH NON c'est..."  ou "pas...".

S'ajoute maintenant, bien entendu, le petit dernier qui lui est loin de laisser sa place.


Pour plusieurs, c'est simple. On fait garder un pour faire profiter les autres.

Mouais...

Mais dans la réalité, ce n'est pas simple. Parce que le "un" (étant Tommy et le bébé pour le moment) mérite aussi qu'on sorte avec lui même si ça ne semble pas l'intéresser sur le coup. Par contre, c'est compliqué, parce qu'on ne peut limiter les sorties aux intérêts de Tommy, qui serait de crier dans les jeux d'eau en tournant autour (par exemple), ou jouer dans un parc.

Les filles grandissent et veulent plus. Et nous, en quelque sorte, on veut faire grandir Tommy aussi en l'amenant avec nous à toutes sortes d'endroits plutôt qu'en le gardant à la maison.

On lui faire voir le monde, du monde, autre chose, sortir de ses 4 murs et même si pour nous ce n'est PAS DU TOUT reposant, je trouve que c'est très important.


Les années passent est sans contredit la période qui me rappelle le plus les contraintes qui viennent avec un enfant comme Tommy, et même, les petites difficultés des autres.

Pour sortir, on doit penser avoir un accompagnateur. Simple? Du tout. Il faut le trouver hein! Et ça ne court malheureusement pas les rues des gens pour nous accompagner dans nos folles sorties.

Folles? Un peu, parce que les vacances devraient se passer sous le signe du repos, mais quand on sort avec Tommy, elles se passent surtout sous le signe de cheveux blancs prématurés et de stress.


Pour n'importe quoi. D'une simple sortie au centre d'achat, à aller manger une crème glacée avec les enfants. Malheureusement le seul endroit sécuritaire que j'avais déniché pour aller manger sans trop de stress la crème molle, a fermé cette année. On se retrouve donc aux bonnes vieilles crémières sur le bord d'un boulevard, d'une rue passante ou ayant un décor un peu trop attrayant pour les intérêts de Tommy au risque de le perdre. La plupart du temps, on mange dans l'auto. Un parent va commander et l'autre attend avec les enfants. Agréable hein?

Mais Tommy grandit et n'est pas dupe. Donc quand il voit une fois une des filles débarquer, la fois suivante, il veut que ce soit son tour. Lui aussi veut aller voir ce qui se passe à l'intérieur.

Juste débarquer Tommy de l'auto avec les autres enfants demande un bon planning. On débarque le bébé, on l'attache en sécurité(sinon il va se pitcher on ne sait où) avant de débarquer la minie (qui est encore parfois dans la lune) et ensuite Tommy en dernier, qu'on tient fermement pour éviter qu'il ne s'élance on ne sait où s'il s'adonnait à avoir vu quelque chose de TROP intéressant pour lui.

Tommy fait tout de même du progrès, il s'éloigne moins qu'avant et regarde maintenant en arrière.

Mais... il trouve plaisir à regarder en arrière et encore plus à nous voir vouloir le rattraper. Là c'est LE FUN qui commence!  Et, à 7 ans, il court maintenant aussi vite que nous, malheureusement. Le cœur fait deux trois bonds à chaque fois.


Encore une fois, ça semble simple. Attachons-le pourquoi pas!  Oui, on le fait encore, dans certains endroits trop bondés ou trop dangereux. Mais Tommy a besoin aussi d'avoir du lousse et du plaisir, alors, une sortie au parc, je ne suis quand même pas pour l'attacher sur moi et le suivre au pas. Et en plus, il y a 3 autres mousses qui demandent aussi une surveillance... Bref, on ne se divise malheureusement pas  en deux et nous avons quatre de ces mousses à surveiller.


Une sortie au parc. C'est tellement banal il me semble! Et nous, ça prend tout notre courage pour y aller. D'ailleurs, je ne peux même pas y aller seule vu l'imprévisibilité de Tommy.

Cette année me fait réaliser qu'avec l'âge des filles, les choix de sorties augmentent au même rythme qu'avec les particularités de Tommy elles diminuent.

Le parc si intéressant il y a quelques années vient d'être rayé de la liste. Tommy est maintenant trop aventurier, trop intéressé par autre chose que les cailloux et le sable (c'était facile à cette époque). Ce n'est pas faute d'avoir essayé. On y a été hier à ce fameux parc. On a même essayé de laisser un peu de liberté à Tommy, le laissant courir vers la section "cul-de-sac" clôturée où on pouvait avoir une bonne vue sur lui.  Jusqu'à ce que Tommy lui, sans avertissement, change de direction trop vite pour qu'on puisse le rattraper. Papa d'un bord, moi de l'autre, malgré nos efforts, on l'a perdu.

Il n'était pas loin, heureusement, parce que cette fois-là, il a pris un chemin qui revenait vers nous, mais... il a quand même quitté notre vu plusieurs minutes. Et la prochaine fois elle?  Non, une prochaine fois il n'y en aura probablement pas, ou bien Tommy sera attaché à nous? D'une manière ou d'une autre, il y a quelqu'un qui paye. Tommy, qui ne peut s'amuser, les filles qui se voient privé d'une sortie qu'elles ont envie de faire, ou bien nous, à juste essayer de peut-être dénicher une gardienne(qu'il faut payer pour une sortie au parc!!!), mais sortir sans un gros morceau de nous. Comme si on divisait notre famille.


J'ai osé croire, après nos vacances difficiles l'an dernier, que cette année ce serait plus simple. Bébé aurait grandit et suivrait plus facilement. Je n'avais peut-être pas réalisé que le défi que Tommy amène en sortie, lui, va en grandissant d'années en années.  Et le bébé, lui aussi il apporte son lot de défis. D'ailleurs, son ajout dans le portrait font passer les vacances de difficiles, à extrêmes.


Ça, ce sera un autre sujet, juste pour lui...

Résumé d'une journée de vacances... en image...

Le reste suivra, quand j'aurai deux petites minutes, mais comme en attendant, une image vaut mille mots...

 
 
 
ça court...  et de plus en plus vite...








à la recherche du filtreur... évidemment




 
papa qui essaie de garder bébé a une distance raisonnable
(si seulement....)




Quand Tommy est libre...  ou comment ne jamais avoir l'esprit tranquille




Quand bébé est libre... ou comment... bon vous avez compris...
 





La minie inquiète de perdre son petit frère (les images ne viennent malheureusement(ou heureusement) pas avec les sons accompagnants le tout...)
 

 
 
 
Tommy, a qui rien n'échappe, surtout pas des fils, et ça l'air de rien, mais... c'est un vrai labyrinthe surtout quand fiston décide de se sauver de l'autre côté...




Parce qu'il ne sait pas trop ce qu'il fait là à part "voir des animaux", sensoriel sensoriel sensoriel...


 
Une petite course pour garder les parents en forme, et avoir un peu plus de cheveux blancs
sensoriel, sensoriel...
 

 
 
 
 
On était là pour voir des animaux?????

vendredi 2 août 2013

Qu'est-ce que la norme?

La norme, la normalité, c'est quoi au juste? Si ce n'est que pour définir une norme, ça prend des gens qui sont hors de celle-ci. Soit trop, soit pas assez. Mais la norme n'existerait juste pas sans ceux-ci. Le mot n'aurait juste aucun sens si tout le monde était pareil.

La norme c'est un peu la moyenne. La norme du développement du langage d'un enfant de 12 mois est...   La norme du développement du langage d'un enfant de 24 mois est...

Ce n'est même pas mon sujet aujourd'hui, pourtant, même si je suis un type de personnalité qui se fou bien de la norme en général, depuis les enfants, la question me trotte souvent l'esprit.


Ce qu'on vit est-il si différent de "la foutue norme"?  Peut-être que oui, peut-être que non, je ne suis pas bon juge de tout ça.

Norme ou pas, parce qu'évidemment, c'est une des choses qu'on se fait remettre sur le nez régulièrement avec des enfants différents, il y a des moments pas faciles. Point.


C'est ainsi qu'aujourd'hui se termine une première semaine de vacances. Une sur trois. Heureusement, sinon, ma petite déprime je la passerais possiblement en larmes... quoique, c'est pas loin. Mais au moins, il en reste deux à venir.


Les vacances c'est mon moment à moi pour sortir un peu de ma routine, avoir un adulte avec qui jasé plutôt que seulement gérer les chicanes d'enfants, pouvoir rester coucher un tout petit peu plus tard le matin, et sortir de la maison, faire des activités avec les enfants.

Mais les vacances, ça se passe pas toujours comme on veut avec des enfants, et des enfants différents?!? Peut-être est-ce encore plus compliqué ou peut-être que les gens vivants la "norme" croient qu'on se plaint pour rien. Pourtant, on essaie de ne pas trop se plaindre pour ne pas déranger la "norme".


Finalement, notre première semaine s'est passée avec la fièvre des enfants et le rhume pour moi. Décevant.

Hier, tout le monde étant sur le piton, nous avons décidé de faire une petite sortie. Banale pour certains, mais les filles étaient bien heureuse de notre choix. Aller au magasin pour commencer à acheter leurs articles scolaires, la minie pouvant choisir son sac d'école, qu'elle a trainé sur son dos tout le long du magasinage, et choisir triples paires de souliers pour les enfants. Ensuite au programme, manger au resto et faire quelques manèges.

Elles étaient bien contentes. Moi aussi.

Les gars, eux, malheureusement, suivent "par défaut".

Tommy n'a pas de magasinage à faire en dehors d'une paire de soulier. Le bébé lui, suit parce qu'il n'a pas trop le choix mais habituellement il aime bien se faire promener dans le panier.

HABITUELLEMENT.


Parce que bébé fait une obsession. J'arrête tout de suite pour insister sur le mot OBSESSION. Parce qu'évidemment, si je parle de bébé qui aime les voitures, ou même qu'il est obsédé par les voitures (tout ce qui a des roues), on me répond "ah ben c'est un petit gars".

Mais le petit gars lui il est OBSÉDÉ par les voitures assez qu'elles peuvent prendre toute la place et tout gâcher. Parce que les voitures il les voit PARTOUT. Sur les boites de jeu, sur les canettes de peintures, même si c'est juste un pare-brise de voiture,  ya une auto, c'est clair?

Alors, le magasinage de soulier a fini en larmes parce que petit loup a vu les boites de souliers avec des images de  CARS dessus. Inconsolable, on a fini nos commissions.

Mais des foutues voitures il y en a partout, sur des affiches publicitaires, dans les parkings, dans les mains des enfants....

Ah et notons aussi sa nouvelle obsession des attaches, rattacher son banc après être débarquer. Il se sauve dans la voiture pour attacher tous les bancs, rattacher sa chaise quand il débarque, rattacher la poussette après une promenade. Je gère et je ne le laisse pas tout faire, mais j'ai droit à une belle crise monstre par la suite évidemment!


Donc, on a quitté pour aller manger, mais papa lui n'avait pas trop envi de prendre le risque de surveiller les 4 enfants à la table pendant que je commandais mon repas un peu plus loin. Et bébé lui, il grandit et veut faire de plus en plus comme les grands. Bref, manger dans la chaise haute, ça ne marche plus.

Oh! Mais qu'est-ce que je vois au loin?  Des autos... encore et toujours...


Bref, essayer de commander avec un diable dans les bras, c'est un exploit que je qualifie d'irréalisable. D'ailleurs, le diable a fini dans les bras d'une autre dame qui commandait après moi pour me rendre service le temps que je paies. Parce que le petit lui, il voulait juste aller voir les autos.

Comme les mots

"maman, papa, donne, encore, attend, je veux, etc..." ne sont toujours pas acquis... ben, désolé mais le petit loup lui ne comprends pas que je vais y aller voir les autos avec lui après avoir payé.

Et encore une fois, la norme.... c'est quoi hein? Aucune idée. J'ai trouvé ça dur. Point. Est-ce qu'il aurait dû comprendre? Sûrement, Mais je suis qui pour juger?  D'ailleurs, ça me rappelle quand je lui ai acheté deux toutous pour lui. 

"C'est à toi" ou autre phrase du genre, pour lui c'est encore du chinois à ses oreilles. Bref, MOI j'étais contente de lui donner ses toutous, lui il a pas trop compris.


Bébé s'est sauvé à la course pour aller voir les autos, moi je surveillais au loin mon lunch qui attendait d'être servi. Un petit regard au loin vers la caissière qui me fit un signe de tête quand tout fût prêt.

Et on a quitté les autos, en lui montrant des frites et des saucisses ça a assez bien fonctionné. Pour un temps.

Moi je me suis assise et je tremblais de m'être battue avec le petit diable et d'avoir ramené le plateau de mon lunch d'une main avec le bébé dans les bras de l'autre, évitant du mieux que je peux les coups de pieds et surtout d'échapper un ou l'autre.

On a mangé. Le bébé s'est sauvé.

On a ramené bébé, on a mangé un peu plus, il s'est encore sauvé.

Papa l'a mis en prison dans ses bras le temps que maman finisse de manger. Et bébé s'est sauvé aussitôt libéré... pour retourner voir les autos.

Les filles m'ont rejoint, bébé a foncé dans un monsieur en chemin vers les autos... et moi je surveillais le bébé d'un bord, et Tommy au loin qui j'ai toujours peur, quitte notre champ de vision.

Parce que Tommy, il est vite lui aussi. Et Tommy il aime les fils.... lui.

Je suis retournée voir le papa qui finissait de manger, avec la hâte qu'il finisse. L'air découragée et l'énergie s'épuisant peu à peu a pris la place du sourire que je voulais avoir durant notre première sortie de vacances en famille.  Un gentil garçon m'a sourit en me disant "faut pas lâcher"!  Je lui ai répondu avec un sourire et mon habituel "ah non, on lâche pas!"

Si j'avais à me caricaturer, j'aurais les cheveux dressés sur la tête, je serais probablement d'un ton jaune aussi... et la langue à terre.


Pause toilette, essayer de ne pas échapper Tommy pour parcourir les quelques mètres qui séparent les autos de la salle de bain, avec un Tommy qui veut aller voir tous les fils qu'il voit sous tous les angles possibles. Et un bébé qui lui, ben... on a quitté les autos...  j'ai besoin d'en dire plus?

Bébé pleure et pleure et pleure.

Bébé sort de la salle de bain pour retourner aux autos et Tommy réussi à échapper à ma prise pour aller voir les fils et même essayer de débrancher les machines.

Les enfants font un manège. Heureux comme je les veux.

Bébé je décide de lui faire faire un manège. Il embarque heureux, mais au décollage, il n'est plus sûr.

Il fini en crise.

Mais bébé ne se fait pas consoler malheureusement. Ça ne marche pas ça non plus. Alors il hurle.

Il débarque en hurlant du manège pour se sauver aussitôt de mes bras parce qu'il veut y retourner. Mais il hurle toujours.


On sort, il hurle encore. Tommy prend sa place dans le manège. Il hurle toujours.

Tommy lui est heureux comme jamais! Les yeux remplis d'étoiles.

Bébé hurle. (est-ce que j'ai dit qu'il hurlait?)

Les minutes passent, il pointe les hélicoptères toujours en hurlant, j'essaie de l'amener au loin, même revoir les autos. Rien à faire, il hurle toujours et cours en direction des hélicos.

Tommy fini le manège, la dame ouvre la porte pour le laisser sortir. Mon cerveau s'embrouille avec bébé qui hurle dans mes bras et les regards qui se dirigent vers nous. 

Il est où Tommy?  À gauche, à droite. Plus de Tommy.

On le retrouve quelques secondes plus tard dans un bureau près des hélicos, il sautille en criant de joie. Ressort, nous échappe, court vers d'autres fils.

Bébé...

Il hurle, 5-10-15 minutes... le temps passe.

La grande est déçue. Papa aussi.  Ils ne pourront pas aller faire leur tour de montagnes russes parce que le bébé hurle toujours et la maman elle ne sait plus quoi faire.

La minie décide de faire un tour d'hélico aussi, juste pour étirer le martyr un peu plus.  Elle en ressort des plus heureuses, moi, ma réserve d'énergie tire à sa fin.

La tremblotte reprend, les muscles fatigués et le moral en pente descendante.


Et si on changeait d'étage pour ne plus voir les hélicos. Qui sait.


Bébé pleure toujours en direction de l'ascenseur. Stop les pleurs dans l'ascenseur lorsqu'il se met en fonction, que les hurlements reprennent aussitôt que l'ascenseur lui arrête.


Petite marche jusqu'à d'autres jeux. Les enfants vont faire un tour d'avion. Je ne peux malheureusement pas le partager avec eux. Le bébé a vu d'autres autos! Et il est parti.

Il fût calme, un certain temps, assis sur un jeu d'arcade avec les images de mario kart défilant devant ses yeux. Là, il était heureux!

Finalement, nous avons fait un petit tour de train. Petit calme suite à la grosse tempête...


Et ce fût ainsi que se passa notre première petite sortie.




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