vendredi 9 mars 2012

Perception

C'est rendu rare que je m'attarde à la perception que pourraient avoir les gens de moi et ma famille.

À l'époque je me sentais mal et j'étais triste de penser que ce que je dégagerais en sortie ne reflèterait pas ce que je suis en réalité. Comme meilleur exemple, pourquoi pas le regard long et sévère d'une dame à notre sortie de la relâche quand je me suis fâchée après le papa pour avoir lâcher fiston dans la foule.

Évidemment, du regard extérieur je dois être la cinglée qui gueule(qu'est-ce que le stress ne fait pas faire hein) après son conjoint juste parce que son grand garçon s'est un peu éloigné (il est assez grand pour ne pas se sauver non?). Voyons!

Bon, aujourd'hui c'est loin d'être quelque chose qui me préoccupe, heureusement!

Par contre, aujourd'hui j'avais envie d'aborder le sujet de la perception que peuvent avoir les intervenants qui s'occupent de nos enfants.

Quelle perception ont-ils de nous, parents d'enfants différents?
Ou quelle perception ont-ils de nous parents inquiets, qui sont à la recherche de réponses?

Je me pose la question comme ça, parce que j'ai vécu du jugement lors des évaluations de ma grande il y a 3 ans. Pas nécessairement du jugement envers moi, mais envers ce qu'ils supposaient de moi, de ma vie, de l'ambiance à la maison.  SUPPOSAIT. Est-ce qu'ils m'ont demandé comment c'était? Non parce que de toute façon ils ne pourraient pas nous croire sur parole!

C'est fâchant de penser qu'on peut être perçu comme des parents qui en font trop, pas assez, qui élèvent mal leurs enfants, qui sont une famille défavorisée etc... (je ne parle pas de moi mais toutes les idées qui pourraient passer par la tête des intervenants).

Je crois que les spécialistes aussi objectifs doivent-ils être, autant ils doivent se faire une idée, c'est tout simplement humain d'analyser un peu "l'autre", on le fait tous un peu.


À l'époque on a accusé que ma famille devait être fragile, dans une mauvaise passe, que l'ambiance devait être triste et négative à la maison. C'est de cette façon qu'ils ont décidé d'expliquer les particularités de la grande. C'était de notre faute voyons!


Aujourd'hui, je reviens d'un Xième rendez-vous de la deuxième évaluation de la grande et j'ai mal. À chaque rendez-vous je souffre intérieurement, parce qu'on me garde dans l'ombre, parce qu'on étire les rencontres... parce que c'est long.

Je discute, j'explique ce qu'on vit, mais j'ai vécu une mauvaise expérience une fois, et je me demande vraiment quelle perception ces nouveaux "spécialistes" ont de la mère que je suis. Parce que j'insiste, parce que je dis que je suis tannée du niaisage...  J'ai probablement l'air de la mère qui pense que tous les enfants ont des troubles? Voyons pourquoi se contenter de deux quand on peut en avoir trois, ça fait bien plus de choses à raconter!  J'ai probablement l'air de la mère en panique, qui veut à tout prix un diagnostic (c'est presque ça rendu où j'en suis!).

Je me demande encore une fois si les éléments qu'on apporte sont prix au sérieux même si on me dit que oui, et s'ils ont l'impression qu'on est met trop? Qu'on essaie de forcer la chose en exagérant. Ne me faites pas croire, qu'une personne "supposée" objective ne pourrait pas décider de ne pas tenir compte de certains éléments s'ils pensent qu'on exagère.


Comme vous pouvez-voir, ça travaille dans ma tête, je n'aime pas ne pas savoir la perception qu'ils peuvent avoir de moi, je n'aime pas être gardée actuellement dans l'ombre. J'ai encore deux rencontres de torture à subir, peut-être trois... et des réponses? Peut-être jamais, peut-être dans 2 longs mois. Tant qu'à torturer les parents, aussi bien le faire comme il faut! J'aimerais bien les voir ces spécialistes avec un enfant différent!

Oui vous pouvez me dire que je me fais des scénarios, mais ça reste une question légitime

"Qu'est-ce que les intervenants pensent réellement de nous?"



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