vendredi 6 décembre 2013

C'est la chasse aux lutins... ou....

Comment passer par-dessus la popularité grandissante des lutins du Père Noel.

Décembre est arrivé mais depuis déjà la mi-novembre que les lutins ont fait leur réapparition dans les familles.  Il y a déjà deux ans que j'en entends parler, mais l'an dernier que la grande a découvert cette nouveauté que sont les lutins du Père Noel qui viennent dans les foyers et font des "mauvais coups".

Une journée, les yeux angoissés, elle avait peur d'aller se coucher, inquiète qu'un lutin déplace des choses dans la maison comme le petit François avait décrit quelques heures plus tôt à l'école.

Noel, c'est magique. Du moins, pour plusieurs enfants qui voient grandir la magie des lutins mais aussi qui attendent impatiemment la visite du Père Noel en préparant une liste de cadeaux qu'ils souhaitent recevoir.

Le temps des fêtes pour les enfants différents, ce n'est pas toujours illuminé et joyeux. Ce n'est pas toujours magique et c'est parfois même angoissant pour les parents. C'est une réalité à partager. Le temps des fêtes c'est un chamboulement d'un horaire enfin bien établi, c'est des gens, trop de gens, trop de bruits, trop de stimuli. Pour beaucoup d'enfants différents, le temps des fêtes est synonyme d'anxiété, d'épuisement pour les parents, d'incompréhension de l'entourage.

Dans une maison différente, les listes n'existent pas toujours. Certains enfants oui, d'autres non, parce qu'ils n'en ont pas vraiment conscience en dehors du fait que le décor de la maison change. Pour certains, comme Tommy, c'est joyeux, pour d'autres c'est un désastre.

Chez nous, les décorations ne sont pas encore en place. Elles sont placées environ une semaine avant Noel et sont défaites quelques jours plus tard seulement. C'est Tommy, qui trippe un peu trop, alors il aime un peu trop déplacer le sapin, ou essayer de brancher les lumières un peu partout.  Avec les retards de développement, ce fut aussi, un sapin qui ne résistait pas la semaine avec des enfants  qui n'avaient pas vraiment encore la conscience de la fête plus qu'un bébé de douze mois.

Chez nous, il n'y en a pas de liste de Noel. La minie se questionne sur comment le Père Noel recevrait la liste mais aussi "qu'il n'apporte pas toujours ce qu'on demande.."  La liste, pour la minie, changerait à tous les jours, ses intérêts n'étant jamais fixe. En fait, elle aime tout, et rien à la fois donc elle change d'avis sans arrêt.  Et avec la minie, si la liste n'était pas respectée, on pourrait avoir un Noel gâché. Tommy n'a pas vraiment conscience du principe du Père Noel et le bébé non plus.

Chez nous, il n'y a pas de réveillon. Chez nous, le congé des fêtes qui approchent c'est se questionner sur l'effet que cela aura sur la grande cette année et si Tommy aura encore, pour une troisième année de suite, une régression après le congé.  La grande vivra-t-elle une angoisse aussi intense que l'an dernier où le retour des fêtes a été extrêmement difficile.

Arrive alors la mode des lutins et nous qui avons dû rassurer la grande l'an dernier. Non, le lutin n'est pas venu faire des coups chez nous.  La minie n'a rien remarqué ou entendu de la sorte.

Cette année, les lutins sont encore plus populaires et la minie étant en maternelle, difficile de ne pas en entendre parler.

Un soir, à la table, les filles ont parlé de lutins. La grande n'était plus angoissée, la minie par contre a pris la relève. La discussion a été brève, personne n'en parlait encore à l'école.

Un autre soir, la discussion a repris. La grande a dit vouloir un lutin, la minie a pleuré à chaudes larmes d'angoisse et d'une certaine terreur de voir son monde qui serait peut-être dérangé par un lutin. Si une chose disparait dans la maison, qu'elle cherche un jouet, elle accuse maintenant que peut-être un lutin a fait son chemin dans la maison, et ce n'est pas plaisant mais plutôt angoissant.

Papa a voulu dire la vérité mais je l'ai empêché. Si la minie entend la vérité, elle va vouloir le dire à l'école. Si elle le dit à l'école, les amis vont s'obstiner. Si les amis s'obstinent on va avoir une sacrée fin du monde à gérer. Ça, c'est la réalité de la minie. Comme, elle arrive à la maison avec ses livres de bibliothèque et l'enseignante a dit de les remettre dans le sac quand elle a fini de les lire.  Dans le sac, genre, là, maintenant, tout de suite! Ça ne peut pas attendre à la fin de la semaine ou même le lendemain matin pour la minie qui prend tout au pied de la lettre. Comme hier, j'ai mis un biscuit et une compote de pomme dans son lunch et ça, ça ne marche pas. Parce que la compote = dessert. deux desserts = impossible... même si j'affirme que j'ai mis la compote pour accompagner son lunch et non comme dessert. ben coudonc...

Bref, j'ai dédramatiser en disant que si elle n'essayait pas d'attraper un lutin en faisant un piège, il n'y en aurait pas dans la maison. À moitié convaincue elle a quand même peur qu'il réussisse à se faufiler dans la maison...


Noel, et les enfants différents... c'est aussi un peu de tout ça.

Pourquoi les parents ne veulent pas réveiller le petit bonhomme à 22h00 pour le réveillon, pourquoi l'enfant fait une crise alors qu'on voulait seulement lui faire plaisir, pourquoi il s'isole seul dans une pièce plutôt que de profiter du temps en famille, pourquoi il refuse le repas traditionnel, pourquoi il ne semble pas écouter...
Le temps des fêtes se veut joyeux, et pour faire la joie des parents et des enfants différents, il n'est pas nécessaire de remplir la maison de lumières et de cadeaux coûteux. Le plus beau cadeau que vous pouvez offrir aux parents et à l'enfant c'est de l'écoute et de la compréhension. 

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