vendredi 11 mai 2012

Pas de nouvelles... bonne nouvelle?

Vous le connaissez celui-là hein!

Au  fil de la journée j'ai eu plusieurs titres en tête, en même temps que ma crise de larmes et celle fait au principal intéressé.

J'ai manqué de temps, j'ai perdu le fil de mon idée, alors je vous pitcherai mon état d'âme tel quel.


Le 23 avril c'était la rencontre en pédosychiatrie pour la grande. On m'a "promis", madame maximum 1 mois on vous revoit.  1 mois, c'est à la fin de la semaine prochaine ça!

J'ai fait ma bonne fille, j'ai laissé la chance au coureur et j'ai attendu 2 semaines et demi avant d'appeler pour avoir des nouvelles.  Pour finalement en avoir, 3 semaines plus tard, aujourd'hui.

Des nouvelles? Quelles nouvelles?

Ou plutôt aucunes nouvelles. Et moi je suis fatiguée,  je suis  épuisée, je suis tannée, je regrette amèrement mon choix, je voudrais revenir à l'époque où "tout allait bien", ou plutôt celle où j'étais ignorante et que je me considérais seulement mauvaise mère. C'était à mon avis moins pire de penser que c'était ma faute (donc réparable) que de savoir que ma fille a un trouble inconnu.

Non, vraiment, le dicton pas de nouvelles, bonne nouvelle ne s'applique VRAIMENT PAS ici.

C'est plutôt le contraire. Ça traîne, on étire ça, on me donne des "nouvelles" au compte-goutte, on me donne mes dates de rendez-vous au compte-goutte aussi...

Les nerfs sont peut-être solide, mais le coeur lui il a mal, très mal de voir tout ce qui se passe, d'avoir un futur incertain avec la grande, de ne pas savoir si elle aura l'aide adéquate éventuellement, de voir sa fille se faire remarquer partout où elle passe...

Si Tommy fait une "niaiserie" au magasin, comme s'amuser à déplacer les affiches et les caisses de son, je l'intercepte sans me sentir pour le moins du monde coupable, je lui dis non, les regards je m'en fou s'il y en a et j'aurai une explication à donner.

Si la grande fait la même chose, j'ai mal. J'ai mal de ne pas pouvoir expliquer son comportement, de ne pas être capable de le gérer parce que l'impulsivité prend le dessus et qu'elle ne se contrôle tout simplement pas. J'ai mal de ne pas pouvoir avoir une réponse intelligente à donner si un jour je me fais regarder. Non... rien.

Comment tu expliques aux gens, que ton enfant a un "trouble" inconnu. Elle a tout mais elle n'a rien.


Après trois semaines j'ai donc eu des "nouvelles" de la pédopsychiatre et ce qui devait inévitablement arriver arriva. Le prochain rendez-vous  est dans UN MOIS!  Quatre semaines, soit 7 semaines après le dernier rendez-vous.

On me dit que ce sera le dernier rendez-vous, qu'on ne sait pas trop encore qu'est-ce qui se passe avec ma cocotte, qu'ils n'ont pas pris de décision finale, qu'ils finalisent le dossier...  

On insiste sur ces enfants qui ne cadrent à nul part, vous savez des enfants juste pas comme les autres, qui ont VRAIMENT besoin d'aide, mais qui sont les oubliés du système.  Ils  ramassent les graines qu'on veut bien leur laisser. Ils n'ont pas accès aux subventions, ni aux allocations, ni aux "vrais" services, ils n'ont pas l'accompagnement réellement nécessaire... juste les petites grenailles restantes.

Et voilà, on me dit qu'on ne sait pas encore, que ce n'est pas clair, et que ça pourrait être un de ces enfants oubliés...

Moi, j'ai pleuré, j'ai haussé le ton, j'ai pleuré encore et je pleure en l'écrivant, parce que c'est dur.

J'ai voulu y croire, j'aimerais encore y croire que tout va aller mieux avec le temps, qu'on se trompe, que c'est passager. Ça fait 7 ans que j'essaie d'y croire alors que je vois ma fille  s'enfoncer... parce que cette année ce n'est pas facile. Les angoisses sont multipliées, les comportements dérangeants ressortent...

Des choses que j'ai raconté à la pédopsychiatre, des choses que je ne peux pas vraiment dire publiquement pour respecter la demande du papa de faire attention à mes écrits sur la grande, parce qu'il a peur pour la réputation future de sa fille.


J'aimerais fermer mes yeux ce soir et me  réveiller de ce cauchemar. Parce que oui, c'est vraiment un cauchemar.

2 commentaires:

Bonnie Leclerc

Je comprends que vous ayez mal alors je voudrais vous donner une accolade chaleureuse et vous dire que vous n'êtes pas toute seule. Mon cas est différent du vôtre, sans doute, comme tous, mais ce manque de mots pour expliquer aux gens, je connais... J'ai fini par adopter le mot "autiste", même s'il n'est pas exact pour mon fils, mais il a le mérite de clore le bec aux gens. Au moins, celui-là, ils connaissent, et puis ils ne le lient pas avec un défaut d'éducation de la part des parents. Que le regard des autres est lourd, parfois... Qu'on voudrait parfois fermer les yeux et oublier que nos enfants sont différents... Ils sont juste super, nos enfants, pourtant...

Cath

Quel que soit le degré d'atteinte, quel que soit le diagnostic, la vie continue et il faut garder espoir. Mon fils est la preuve qu'un diagnostic peut être partiellement erronné et n'est valable que sur une durée courte car nos enfants évoluent tous les jours.
Courage.

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