dimanche 19 septembre 2010

Tommy et les sept-chutes

C'est le temps aujourd'hui de vous le raconter en détails.

Pourquoi? Parce que c'est pour précédé le prochain message!


Les septs-chutes c'est :

GRAND, BOISÉ


300 quelques marches!


Beaucoup d'eau, vraiment beaucoup!


Tommy c'est :

Un petit garçon qui s'éloigne de ses parents sans regarder en arrière.

Un petit fantôme qui disparait en une fraction de seconde.

Un petit garçon qui ne parle pas.

Un petit garçon qui ne répond pas à son nom.

Un petit garçon qui ère à travers les gens, sans leur porter attention, sans avoir vraiment d'intérêt envers eux.



Moi c'est :

Une maman anxieuse qui fait tout son possible et trouve le plus d'outils possible pour être plus à l'aise pendant nos sorties.



Tommy et les sept-chutes c'est :


Tommy et les septs-chutes c'est un vendredi de vacances. Même, le dernier vendredi avant la fin de vacances pour cet été. La journée avait mal commencé, un flat alors que nous sommes sur notre départ pour notre petite aventure de la journée. J'oublie le bracelet de fiston à la maison. Un outil que j'amène le plus possible partout où on va. Ce bracelet indique son nom, son diagnostic et un numéro de téléphone d'urgence pour nous rejoindre. J'oublie, en changeant de sac à la dernière minutes LES COUCHES. Je ne suis pas très inquiète, on est capable de se débrouiller et pour Tommy a 4 adultes, avec son harnais, il ne peut rien arriver.

Malgré tout, le début de la visite se passe bien. On visite la centrale des sept-chutes, celles en bas des 300 quelques marches. Juste pour bien faire, les DEUX enfants remplissent leur couche d'une substance très odorante et qui fait pas mal de dégât. Le genre qui nécessite un changement le plus rapidement possible.
Je me sépare de la gang et je pars avec les deux jeunes pour aller les changer. Je trouve un gentil couple qui accepte de me donner deux couches... ouf! je suis sauvée pour cette fois-ci. Tout est bien qui fini bien!

Tommy je le connais par coeur!  Je suis à l'aise avec la surveillance qu'il demande et j'avoue même que j'ai de la difficulté à faire confiance aux autres pour cette tâche très demandante.

Cette journée-là, je suis assise pendant que les deux enfants jouent dans le parc. J'attends que le "groupe" me rejoigne et soudainement... l'inquiétude me prend. Je regarde d'un coté, je regarde de l'autre. Je lâche mon garçon à peine 2 secondes, le temps de cligner les yeux une fois de temps en temps. Je pense à ce que ça pourrait être si on le perdait à cet endroit. Je pense "aux malheurs" du début de la journée, un signe????

À ce moment, évidemment comme à chaque sortie au parc, je ne tiens pas Tommy au harnais. Je ne peux quand même pas le tenir pendant qu'il joue dans les modules. perdre des yeux. Je pars à la course, quand je te dis que je ME fais confiance pour le surveiller mais pas beaucoup aux autres parce que je sais à quel point il faut pas le lâcher deux secondes.

Quinze minutes plus tard, je chasse ces idées de ma tête. La gang arrive enfin!  J'avais une urgente envie d'aller aux toilettes et je ne voulais pas faire de peine aux enfants qui jouaient dans le parc.

Je confies alors la surveillance de Tommy. J'avertis de sa façon de disparaitre assez particulière et de faire attention. Je pars À LA COURSE. À la course, parce que je veux me remettre à la tâche le plus vite possible. Je l'ai dit, je ne suis pas à l'aise de confier la surveillance de mon garçon aux autres.

En toute vitesse, je vais aux toilettes. Il s'est passé peut-être deux minutes? Maximum 5?

Je sors pour me rediriger vers le parc et....

Mon coeur se serre, je vois qu'on cherche. Je promène mon regard et je ne distingue pas Tommy. Sans stress à ce moment je me dis qu'il ne doit pas être bien loin. J'arrive à leur hauteur et on me confirme. On ne trouve plus Tommy. Je fais le tour rapidement du site des yeux, on me dit déjà où ils ont fouillés, dans la maison d'accueil, dans le centre d'interprétation(une autre maison), les toilettes, fait le tour du parc, aller voir dans l'autobus au bout du parc, les garages, regardé sur le bord du bois voir si il se serait pas faufilé. Honnêtement, je m'en voulais à moi-même de ne pas m'être écouté. De ne pas avoir amené fiston avec moi plutôt que de le laisser là puisque ça m'inquiétait. 

Tommy n'a pas son harnais. Que je ne lui avais pas remis le temps qu'il jouait dans le parc. Il n'a pas son bracelet qui pourrait indiquer aux gens sa condition non plus. Le plus paniquant c'est d'avoir un enfant qui ne répondra pas à son nom même si on lui cri après. Il ne pourra pas répondre si quelqu'un le trouve. Il ne pourra pas dire d'où il vient, quel est son nom, où sont ses parents. Comme il n'est pas attiré par les mêmes choses qu'un enfant normal, il peut être litérallement N'IMPORTE OÙ.

On averti les employés sur le site qui passent le message par walkie-talkie... je trouve quelqu'un pour surveiller la minie (parce que pendant tout ce temps la minie me court après pour que je la prenne dans mes bras). Et je pars où mon feeling me dit d'aller voir en premier. Un petit loup qui aime tout ce qui est pareil, qui tourne, qui aime suivre les chemins et qui aime pas mal les portes. Donc j'avais deux options... la maison(qui avait déjà été vérifiée) et les escaliers qu'on avait descendu et remonté pour la visite de la centrale.

J'arrive, à la course, aux escaliers et je suis soulagée de voir d'en bas quelqu'un faire signe avec sa casquette. J'avais eu raison. Je commence à descendre et j'entends un des employés du site confirmer ce que je savais : Tommy était rendu en bas des 325 marches...

Quand la responsable me l'a amené ça m'a brisé le coeur de me faire raconter ce que je savais. Ils n'arrivaient pas à lui parler, ils n'arrivaient pas à le tenir en place, ne voulait pas être pris, ne voulait pas rester près d'eux. Il était descendu nu pied, se promenait dans les roches... sans conscience du danger dans lequel il s'était mis. Sans intérêt pour les gens qui tentaient de l'approcher.


OUI j'ai un harnais. OUI on me répète de garder mon garçon attacher. Vous avez essayer de jouer dans un parc, des jeux d'eau, avec un harnais?  Non c'est pas vraiment agréable, ça fait mal au coeur de maman, et ça gâche un peu des petits plaisirs (comme laisser les enfants courrir sur le chemin dans le bois).

Depuis 1 an je cherche à m'équiper du mieux que je peux pour éviter qu'un drame se produise. Je ne confies pratiquement jamais la surveillance de Tommy aux autres. J'ai un harnais, un bracelet d'identification, et j'ajoute maintenant une alarme sonore qu'on peut déclencher si on perd l'enfant de vue. Mais dans la réalité de tous les jours, ce n'est pas aussi simple, vais-je mettre l'alarme dans toutes les cirscontances? même pour une sortie à l'épicerie du coin? Même chose pour le harnais?  J'arrive difficilement à m'y résoudre.

Durant nos vacances nous sommes allés nous promener au vieux port, il n'y a pas de voiture près, c'est grand, il y a de la place pour se promener sans trop d'inquiétude. Je me sentais regarder avec le harnais. Le "petit chien en laisse" comme certaines mamans aiment bien "juger" cet outil.  J'ai fait des tests, par moment je ne tenais plus le harnais, pour devoir me résoudre lorsque Tommy passait proche de se faire frapper par les vélos sur la piste cycable. Partant à la course sans vraiment "d'avertissement". 

Ce n'est pas facile, j'ai encore beaucoup à apprendre, un peu à la fois, jour après jour. Le harnais ne nous quitte pratiquement plus. Même chose pour le bracelet. Et l'alarme? C'est un tout nouveau travail, un petit deuil supplémentaire, un petit brise coeur à traverser... pour la sécurité de fiston et peut-être aussi une petite tranquilité d'esprit pour moi.

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