lundi 29 mars 2010

Il n'y a pas d'enfants parfaits!


Dans les livres, sur Internet, sur les forums... on entend régulièrement parler du "Deuil de l'enfant parfait" (enfant rêvé ou enfant normal au choix).

Cette expression blesse parfois les adultes eux-mêmes atteint d'un trouble envahissant du développement. Sommes-nous si pire? Sommes-nous un fardeau pour notre entourage? Pourquoi parles-t-on de l'enfant "parfait" et pire de deuil... nous ne sommes pas morts, nous sommes seulement un peu différents dans nos façons de penser et d'être.

J'avoue moi-même avoir de la difficulté avec cette expression mais je la respecte. En fait, on peut vivre différents "deuils" dans une vie sans que ce ne soit relié à une mort. Ça peut être le deuil d'un rêve important... et c'est là que vient l'explication de l'enfant parfait. Cet enfant qui dans notre esprit était parfait bien avant sa venue au monde. Plusieurs parents ont un réel travail de deuil à faire afin d'arriver à accepter le diagnostic de leur enfant.

Mes enfants ne sont pas parfaits.
Au fait le saviez-vous? Il n'y a pas d'enfants parfaits! Ça n'existe pas!  Pas plus que la mère parfaite, le père parfait, le conjoint parfait, la situation parfaite, la vie parfaite.
À partir de là le deuil de l'enfant parfait peut-être plus facile à faire?

Bien entendu un enfant différent arrive avec ses défis... et je ne parle pas que d'autisme mais aussi de trouble de langage(dysphasie), dyspraxie et tout autre trouble neurologique ou physique.  Des défis dont on se passerait bien entendu.

MAIS qu'est-ce que seraient nos enfants sans leur handicap? Parfaits? Certainement pas! 

Tommy aurait peut-être un retard de langage même en étant un enfant "normal".  Je viverais les étapes de développement pas toujours plaisantes, la crise du non, la crise d'indépendance, la crise du je suis capable, c'est à moi etc...  Je vivrais les chicanes entre frères et soeurs et en tant que maman d'enfants normaux je trouverais mon rôle de maman difficile. Peut-être auraient-ils eu quand même des troubles du sommeil... peut-être auraient-ils été tout de même gênés, indépendants... Ils auraient des peurs à leur moment. Ils auraient défiés l'autorité, désobéit. Il y aurait des journées que je trouverais plus difficiles que d'autres.

Pas d'handicap n'enlève pas le mot DÉFI qui vient avec les enfants et leur éducation.

L'enfant de la voisine a des difficultés d'apprentissages, sans handicap.
L'enfant d'une amie a un retard de langage.
L'enfant d'une connaissance a un trouble de langage sévère, sans diagnostic(pas de dysphasie).
La petite fille d'à coté fait beaucoup d'angoisse.
Le petit d'à coté fait des crises de colères monstres et a de la difficulté à gérer ses émotions.
Le petit d'une connaissance détruit tout dans la maison quand il est en colère.
L'autre petit d'une autre connaissance a des problèmes de vue nécessitant une opération.
L'autre a un problème avec ses jambes nécessitant une opération.


Je connais des enfants plus faciles... mais pas d'enfants parfaits. Et comme TOUS les parents, il m'arrive de me dire que je préfère mes petits problèmes à ceux des autres. Et comme TOUS les parents, il m'arrive de penser que c'est plus facile ailleurs. On a nos hauts et nos bas.

Dans le fin fond, on le sait, nos enfants sont parfaits dans leur imperfection! Cette imperfection qui nous force à nous accomplir en tant que parents imparfaits. Cette imperfection qui nous apprend énormément de ce qu'est réellement la vie. Cette imperfection qui nous ouvre les yeux... pour vrai.

Mes enfants sont parfaits.
Ils m'apprennent la vie à leur façon. Ils m'obligent à porter un regard différent sur le monde qui m'entoure. Mes enfants sont parfaits en tant qu'enfants imparfaits. Ce sont mes enfants!



Pas d'handicap serait plus facile certes, mais pas parfait!

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