mercredi 19 mai 2010

Un sentiment de déjà vu


Déjà vu!

C'est pas mal le constat que je fais de ma petite minie.

Déjà vu! Parce qu'elle me fait vivre des événements semblables à sa grande soeur... 3 ans plus tard!

Déjà vu! Parce qu'au moins j'ai déjà "l'expérience".

Déjà vu mais unique à la fois. La minie a ses particularités "déjà vu" mais avec ses différences.

La grande avait (a encore) peur des sons. La minie réagit plus aux stimulations visuelles.

La grande avait (a encore) de la difficulté à s'endormir les soirs après une journée très stimulante. Elle parlait, chantait, faisait "la folle" comme on disait, dans son lit. Les menaces ne fonctionnaient pas, perte de privilèges non plus (comme enlever le toutou préférer) La minie a de la difficulté à s'endormir les soirs après une journée stimulante. Elle pleure, veut regarder un livre, veut se faire bercer. Sa compréhension est moins avancée que sa soeur au même âge, résultat l'idée de la laisser pleurer termine en vomi sur le plancher. Je dis sa compréhension est moins avancée ou bien elle nous en passe une vite et profites de nous...  mais bon je reste avec la première idée... on ne peut pas expliquer, dealer, dire que c'est la nuit. On a essayer plus d'une fois et laisser pleurer n'est VRAIMENT pas une option.

La grande ne voulait pas se baigner dans les barboteuses. La minie non plus. La grande prenait toutefois plaisir à s'asseoir dans la barboteuse.. avec une chaise et était tout sourire. La minie a eu de la misère l'été dernier a seulement accepter d'embarquer dans la barboteuse et mettre les pieds dans l'eau. La minie est beaucoup beaucoup plus insécure dans l'eau que la grande au même âge.

La grande n'aimait pas les jeux d'eau. La minie en a peur.


Pourquoi je dis un sentiment de déjà vu?


Il y a trois ans :

Hier:


lundi 17 mai 2010

Parents d'enfants différents

Bon, j'ai choisi ce titre parce que c'est un mot qu'on entend souvent "différent". On pourrait débattre sur le sujet de la différence, qu'est-ce que c'est en fait, mais ce n'est pas le sujet de ce soir donc on y reviendra plus tard...

J'utilise plus souvent le terme "besoins particuliers". Je le trouve beaucoup plus approprié et respectueux de nos enfants. Ils ont des besoins "différents", des besoins "hors normes", des besoins "particuliers".

J'écris ce texte ce soir en "excuse"(non non ce n'est pas une vraie excuse, remarquez les guillemets!!) suite à "l'attaque" que peuvent avoir imaginé certaines personnes suite à la lecture du texte "À l'attaque".  J'ai trouvé drôle d'utiliser ce titre, sachant que le texte, même si ce n'est pas une attaque mais pas du tout, il aura cet effet tout de même pour "VOUS" (si on reprend le vous du texte!).

Alors pourquoi ne pas mettre au clair qui sommes NOUS et qui êtes VOUS?

J'ai commencé à écrire sur le blog mes démarches de mon garçon, mes sentiments face à sa "différence?". Mes écrits ont beaucoup évolués grâce à beaucoup de gens qui ne le savent même pas. Mes lectures au fil des jours...

Pour moi, le NOUS, dans la plupart de mes textes, inclu beaucoup plus que les parents d'enfants TED. Il inclu tous ces parents qui, par mes écrit, se sentent concernés.

Ces parents qui bûchent, qui travaillent tellement fort pour leur enfant alors que pour la norme(VOUS?) ça semble si "naturel et facile".

Certains parents aujourd'hui liront ce texte ne sachant même pas qu'ils font partie du NOUS. Ils vivent peut-être un déni des difficultés de leur enfant? Ils pensent peut-être que c'est leur faute? Il est possible qu'ils pensent qu'eux "ce n'est pas si pire que ça".

Savez-vous quoi? Je pensais faire partie du VOUS avant le diagnostic de mes enfants. Pourtant, les difficultés étaient là et réelles. Mais les difficultés étaient "temporaire" donc "pas si pire" si on compare aux clichés qu'on s'attend de rencontrer.

Je disais ne jamais, jamais dénigrer le vécu de VOUS, parce que je ne sais même pas si vous êtes officiellement un VOUS, et non un NOUS qui l'ignore pour le moment.

VOUS avez peut-être lu le texte vous disant que VOS problèmes ne sont pas si pires. Peut-être est-ce le cas? Peut-être pas.

Le NOUS inclu ces parents qui l'ignorent pour le moment. Il inclu mes copines virtuelles qui vivent des situations pas toujours facile avec des enfants tout aussi mystérieux que ma grande! Il inclu les parents d'enfants dysphasiques, dyspraxiques. Il inclu les parents d'enfants TDAH(oui oui), parce que même si le futur de ces enfants est moins hypothéqué grâce à la médication disponible, ces parents vivent beaucoup de frustrations et de culpabilité semblable aux notres à certains moments.

Le NOUS inclu tous les enfants sans diagnostic mais qui donnent une misère noire à leurs parents par des particularités "hors norme" (angoisse extrême, trouble obsessif-compulsif...). Parce qu'à un certains moments ces enfants aussi ont des "besoins particuliers".

Certains d'entre VOUS, feront partie du NOUS. Certains le seront "à jamais", d'autres le seront "par moments" et d'autres le seront "temporairement".

dimanche 16 mai 2010

Ouffff

C'est le mot qui me vient à l'esprit.

Vous savez quand on prend une bonne respiration... qu'on la retient, et la relâche, question de laisser sortir les "émotions" ... (découragement, peine, frustration etc...  ce qui arrive quand il y a un trop plein de...).

Oufff c'est vraiment mon seul moyen de décrire Tommy ces temps-ci... en essayant de ne pas trop penser à l'avenir. Je me permets quelques petits questionnements sur son futur d'ici un an ou deux, mais vraiment pas plus loin.

Oufff c'est tenter de tenir, maitriser un petit bonhomme de 35lbs qui fait le mou.

Oufff c'est quand je rentre dans la maison 2 minutes pour aller chercher quelque chose, que je sors, cherche Tommy des yeux, en semi-panique... et que je finis par le répérer dans un coin de la cours.

Oufff c'est quand il lance tous les jouets qui étaient sur la table un après l'autre et que je dois ramasser, ou lui "demander" de ramasser tout en coupant subitement son auto-stimulation à sa plus grande peine.

Oufff c'est quand je le vois traverser la table de cuisine à quatre pattes pour aller chercher un jouet.

Oufff c'est le voir jouer à ouvrir toutes les fenêtres en me demandant bien combien de temps il me reste avant qu'il ne lui prenne l'idée de tenter de passer à travers.

Oufff c'est moi qui barre la porte d'entrée quand je sors dehors, quand je rentre, de peur que Tommy sorte sans que je le vois.

Oufff c'est moi qui ramasse mon loup couché par terre sur le plancher (magasin, restaurant...)

Oufff c'est la peine que j'ai quand par accident, papa oublie de surveiller Tommy qui ne regarde PAS où il va, résultant à une grosse poque dans le front après avoir foncé dans une colonne en béton.

Oufff c'est ce qui me traverse l'esprit quand je vais en visite et que Tommy veut 1. allumer toutes les lumières de la maison 2. commence à tourner en chantant assez fort.

Oufff c'est me sentir désemparée de voir la peine de mon garçon si on refuse d'allumer toutes les lumières.

Oufff c'est la peine que j'ai de gérer la crise quand je l'arrête de tourner. (une belle crise avec de gros cris stridents)

Oufff c'est la réaction que j'ai eu quand le papa m'a dit avoir vu Tommy tenter de passer à travers la cloture, ne restant que la tête "coincée".

Oufff c'est quand, en partant seule en voiture je l'ai vu en action, tentant de passer encore à travers la cloture.
Oufff c'est quand je le vois boire et finir par renverser son verre plein sur la table pour jouer dedans.

Oufff c'est quand je veux l'arrêter de jeter le sable en dehors du carré de sable, ce qui l'amène à lancer le plus vite et le plus possible de sable avant que je ne l'interrompe (attention aux yeux!)

Oufff c'est de le voir avec tous ses bleus partout dans le visage, les bras, les jambes.

Oufff c'est d'être heureuse qu'il n'ait pas de plus grosse blessure, ne tolérant pas un plasteur, et grattant ses gales au sang, encore et encore.

Oufff c'est de penser à tout le travail que lui apprendre à tolérer un plasteur va demander.

Oufff c'est la crise, toute la force que je dois utiliser, pour maitriser Tommy afin de mettre un peu de glace sur une poque récente afin d'éviter une enflure.

Oufff c'est de l'avoir vu descendre les escaliers trop rapidement, sautant 4 marches d'un seul coup, contente d'avoir évité un accident, mais me demandant à quand l'autonomie dans les escaliers?

Oufff c'est quand je dois penser à QUAND le mettre propre.

Oufff c'est quand je l'ai attrapé de justesse alors qu'il allait se lancer tout habiller dans la rivière.
Oufff c'est de le voir se mettre des choses innapropriées dans la bouche alors qu'il a de grosses rigidités alimentaires !?!?!

Oufff c'est l'émotion qui me traverse quand je le vois assis, tranquille, ne demandant rien à personne, ne parlant pas, sachant que n'importe qui pourrait "abuser" de lui. (oublier de le nourrir, le laisser seul dans un coin sans s'en occuper etc..)

Oufff c'est quand il me traverse à l'esprit le scénario de lui qui se perd. Le coeur brisée, sachant qu'il ne pourrait demander de l'aide, ni même dire son nom.

Oufff c'est de penser que n'importe qui pourrait partir avec lui sans défense.

Oufff c'est d'écrire toutes les lignes qui précédent.


Écrire ces lignes ce n'est pas facile. J'ai toujours été consciente que le temps va nous amener beaucoup de défis. Je sais que notre "répit" achève. Notre petit garçon grandit. Il s'éveille à son environnement ce qui amène de nouveaux défis, de nouveaux comportements à gérer. Son éveil à l'environnement n'est par contre pas égal à son développement (langage, motricité...) ce qui complique un peu les choses, ce qui doublent (au minimum...) les inquiétudes par le fait même, ce qui me demande encore plus de travail sur moi-même (culpabilité, regard des autres, la peur de déranger...).

Ce n'est pas méchamment que je vais OSER écrire cette dernière partie. Je prévoyais en faire un texte à part sur le blog mais je trouve que ça finira plutôt bien celui-ci.

Je crois qu'on ne peut pas savoir ce qu'est l'AMOUR à 200% sans avoir un enfant comme Tommy (ou vivant une problématique semblable (je pense aux handicapés physiques lourd par exemple). Cet enfant avec qui on ne peut pas communiquer. Cet enfant qui ne peut pas nous dire je t'aime. Cet enfant qui ne démontre pas d'ennui. Cet enfant pour qui les mots n'ont pas la même signification que les autres. Pour qui les quelques phrases apprises sont un "enregistrement", même le maman ne signifie pas ce que vous connaissez. Cet enfant avec qui on doit avoir une "connection" hors de l'ordinaire pour le comprendre, deviner, et même penser à ses besoins. Cet enfant qui ne pensera pas nous demander à boire dans un contexte hors de la maison, ni a manger. Cet enfant pour qui on doit être les yeux à sa place en sortie.

Un enfant comme Tommy c'est un amour pur qu'on ne vit qu'avec lui. Pas qu'on l'aime plus, mais c'est différent parce que ce qu'il nous apporte est UNIQUE. C'est un défi, c'est une particularité, c'est un "handicap", mais c'est un CADEAU. Le cadeau dont je parle encore aujourd'hui, de pouvoir connaitre cette différence, cet aspect de l'amour qui ne s'explique pas tout à fait. Celui qui nous fait pleurer. Celui où voir l'enfant (je parle de Tommy) faire un séance de flapping en écoutant sa musique préférée m'amène un sourire et une boule au ventre.. un vrai moment de bonheur de voir mon garçon heureux et bien dans ce qu'il est et bien avec nous. Cet amour qui m'oblige à travailler sur moi, à m'adapter et à respecter un être à part entière qui est juste différent de ce qu'on connait.


Oufff parce que c'est ce qui me traverse l'esprit, dans les moments difficiles comme dans les moments de bonheur. C'est le trop plein d'émotions... tout autant de joie que de peine. Oufff c'est ME permettre d'avoir beaucoup de joie avec lui, c'est choisir mes batailles et m'armer pour toutes celles qui vont suivre afin de le faire respecter en tant qu'être à part entière...

Oufff c'est essayer de m'imaginer tout ce qu'il voudrait probablement nous dire et espérer un jour pouvoir "l'entendre" d'une façon ou d'une autre.

samedi 15 mai 2010

À l'attaque

Je profite d'un petit moment tranquille de cette fin de semaine pour faire un message un peu OSÉ.

Hey oui, j'OSE un peu plus ces temps-ci mais j'essaie d'être respectueuse dans mes écrits.

La semaine dernière, via un forum, j'ai été fâché. Fâchée des réactions des gens qui psychanalysaient carrément les gestes d'une maman qui tentait d'expliquer ses inquiétudes face à son garçon.

Pour avoir passé par là, rien de pire qu'une personne qui vient te dire de regarder voir si ce ne serait pas ta façon d'être avec ton enfant le problème. Je le dis souvent ici, NOUS en avons déjà lourd sur les épaules.

Je me suis fait reprocher quelque chose et J'OSE en parler ici.

LE NOUS.  J'utilise semble-t-il trop le NOUS, quand je parle des parents d'enfants différents, ATTAQUANT semble-t-il la population qui n'est pas concernée par ce NOUS.

Pourquoi alors ne pas en profiter pour remettre les pendules à l'heure!

LE NOUS. NOUS utilisé comme un regroupement de personnes qui peuvent se comprendre, vivant des événements/épreuves semblables.

LE NOUS, comme les regroupements existants déjà à travers le monde. Organisme sur le TED, organismes PANDA (TDAH), organismes sur la dysphasie. Organismes se battant contre le cancer du sein, et je pourrais en nommer bien d'autres.

Le VOUS, comme les parents ne vivants pas les mêmes épreuves que NOUS.

Une attaque?  Où ça?

Ah oui c'est vrai, j'OSE vous expliquer une réalité que NOUS vivons, NOUS les parents d'enfants différents face à VOUS parents d'enfants "typiques".

NOUS avons une réalité différente de la votre. NOS enfants ont un handicap qui va probablement les suivre toute leur vie. Certains comme Tommy, seront peut-être trop atteint pour avoir une autonomie un jour.

NOUS avons parfois besoin de parler de notre réalité. Lorsqu'on en parle NOUS le faisons pour VOUS sensibiliser à notre vécu, NOUS le faisons aussi parce que parfois NOUS avons besoin d'un peu de réconfort et de compréhension.

NOS enfants sont PIRE que les votre? JE N'OSERAIS JAMAIS dire ça. Les gens ont le droit de le penser, mais jamais au grand jamais je ne jugerais votre vie par rapport à la mienne, VOS problèmes par rapport aux miens. Je ne m'en donne pas le droit. Pourquoi? Parce que dans une vie tout le monde vivra son lot d'épreuves et jamais j'irais dire à quelqu'un "arrête de te plaindre ta vie est moins pire que la mienne", qui sait ce que demain leur apportera? Maladie, accident,... 


NOUS avons besoin de parler de notre réalité sans  que VOUS ayiez besoin de justifier la votre!

Hey oui, parler de NOS enfants est une ATTAQUE envers les parents d'enfants normaux! Peut-on mettre ça une fois pour toute derrière NOUS? Ou plutôt derrière VOUS... parce que la nature humaine étant ce qu'elle est, elle ressent le besoin de se justifier et se sent menacée par la différence. NOS enfants sont différents, NOTRE vécu l'est aussi... par le fait même VOUS vous sentez menacé... comme si NOUS nous permettions de diminuer VOS problèmes.

Je disais que J'OSE aujourd'hui en parler parce que c'est un sujet TRÈS délicat qui pourrait peut-être par ricochet, blesser ceux qui pensent que NOUS les attaquons.

On m'aura dit que nous ne laissons pas la place aux opinions des personnes "ordinaires", comme si le fait que nos enfants vivent des difficultés fait que nous n'acceptons plus les conseils des autres, que nous les diminuons (oui encore ça, diminuer...). Pourtant, dans mes souvenirs, et ceux de plusieurs, quand nous parlons de nos enfants, vous êtes les premiers à nous arriver avec vos conseils et vos "ben là, c'est normal ça, mon enfant aussi fait ça".  Hey oui quand on se sent attaquer, on se défend, et votre défense c'est d'essayer de nous montrer à quel point notre situation finalement n'est pas si pire que ça... parce que vous devez vous défendre avant tout... d'une attaque que nous n'avons même pas lancée.

J'OSE donc dire aujourd'hui à tout ceux peut-être concernés... RANGEZ VOS ARMES. 

Arrêtez de penser qu'on se pense pire, ou meilleur que vous. Arrêtez de penser que par nos problèmes, les votres n'ont pas d'importances.

Votre opinion est toute aussi importante pour nous, votre vécu nous n'avons pas à le juger plus que vous jugez le notre. Arrêtez de vous sentir coupable, mal à l'aise...  parce que ce sont toutes ces raisons qui VOUS mènent à être parfois maladroits, parfois blessants (volontairement ou pas).

Avoir un enfant autiste c'est...(10)

Avoir un enfant autiste, ou plutôt avec un trouble envahissant du développement comme la minie c'est une crise "inexplicable" en voiture à cause.....

...

D'UN....

....

POT DE FLEURS!


Oui vous avez bien lu. La minie est un peu nerveuse pour une raison ??? que je ne m'explique pas vraiment, en présence de fleurs. Vraies ou fausses on dirait qu'elle a peur qu'elles prennent vie. Une fleur seule c'est correct, d'ailleurs elle me demande à toutes les promenades de lui cueillir des pissenlits. Un bouquet? Un peu trop impressionnant pour la puce qui était horrifiée quand j'ai accroché la jardinière de fleur derrière elle dans la voiture. Plus de vingt minutes de crise, la minie qui se cachait le visage avec ses mains ou son doudou. La crise a durée un bon cinq minutes supplémentaires dans la maison.

**Note à soi-même... éviter d'amener la petite pour acheter des fleurs!**

jeudi 13 mai 2010

Multiples étiquettes

La fameuse étiquette. On pourra dire que je fais le tour de la question... pas à peu près parce que j'y reviens aujourd'hui encore une fois.

http://ou-est-tommy.blogspot.com/2010/04/le-danger-de-letiquette.html
http://ou-est-tommy.blogspot.com/2009/11/une-etiquette-svp.html
http://ou-est-tommy.blogspot.com/2010/01/ces-gens-qui-cherchent-des-etiquettes.html

Encore l'étiquette? Mais pourquoi? Parce que je veux enlever toute la culpabilité qui peut traverser l'esprit des parents "qui viennent d'avoir une étiquette", en "recherche d'étiquette" ou qui se battent pour une "étiquette appropriée", même pour "enlever l'étiquette".

Finalement c'est complexe et semble-t-il que ça me prend plusieurs messages pour en venir à bout de cette "maudite étiquette".

J'y pensais cette semaine à cause de ma "bataille" pour ma grande.

Est-ce que je cherche une étiquette à tout prix? Non. Je cherche des réponses fiables point.

J'ai eu quelques réponses déjà de ses évaluations :

Mal habile socialement.
Jeux peu développés pour son âge.
Difficulté d'attention.
Timide.
Anxieuse.
Immature.

et je pourrais continuer...

Je me lisais et j'ai finalement compris quelque chose. L'étiquette dont on parle ici c'est n'est pas celui sur un vêtement là bien entendu!!! L'étiquette est une façon de regrouper en un mot un trouble de développement quelconque chez un enfant.
Les gens ont dont PEUR de l'étiquette. Oui, je comprends qu'elle peut être synonyme d'un futur plus "sombre" que prévu... mais si on revient juste à la base deux secondes.

AVANT que l'enfant ait une étiquette officielle. "La maudite", celle dont on se passerait. Est-ce que l'enfant n'était pas déjà étiquetté... et pire même au lieu de LA grosse étiquette... il méritait de multiples étiquettes.

Il est SAUVAGE.
Il est INDÉPENDANT.
Il est TIMIDE.
Il est ANGOISSÉ.
Il est LENT.
Il est PARESSEUX.
Il est TÊTU.

Finalement est-ce qu'on ne passe pas notre temps à ÉTIQUETTER un peu tout et tout le monde?

Dans ma bataille pour ma grande je réalise une chose. La grosse étiquette là, elle est tant qu'à moi BEAUCOUP (j'insiste sur le beaucoup) moins douloureuse que les multiples étiquettes qui lui sont attachées.

La grosse étiquette amène plus souvent de la tolérance, de la compréhension, de l'aide...

Les multiples étiquettes? Elles laissent la place à l'interprétation. La mère qui cause l'angoisse chez son enfant. Les parents qui ne sont pas assez sévères. L'enfant qui est juste lâche. Le sauvage qu'on a créé en ne sortant pas assez? 

Ma grande n'aura peut-être jamais de grosse étiquette. Honnêtement dans ma bataille (plus qu'épuisante) je ne sais pas encore où ça va nous mener, mais je réalise que ça fait tout aussi mal que l'étiquette de mon garçon et que la minie. Je dois expliquer plus, je dois me débrouiller par moi-même et je ne sais même pas à quoi m'attendre pour l'entrée scolaire.

L'ÉTIQUETTE, les minis étiquettes...  ça revient au même... ceux qui pensent que leur enfant sans diagnostic sauve une étiquette à vie... désolé de vous décevoir ce soir mais ma constatation est que malgré tout, une étiquette, sinon plusieurs, va quand même le suivre.


Et vous personnes "typiques" quelles sont vos étiquettes???

jeudi 6 mai 2010

J'ai bien dit non-verbal!

Non-verbal n'empêche tout de même pas de chanter.

La version original à écouter avant de préférence.




La version à Tommy, mon petit chanteur qui connait presque par coeur toutes les chansons qu'il entend et ce après seulement une ou deux écoutes.

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