jeudi 10 octobre 2013

Ces yeux qui ne brillent plus vraiment

S'il y a quelque chose que j'aime des touts petits, c'est l'éclat qui brillent dans leurs yeux.  Cet éclat, évidemment, qui, chez tout les enfants, ne reste pas éternellement, parce qu'ils vieillissent, parce que la magie disparait tranquillement de leurs yeux.

Toutefois, c'est à nous parents, de garder ces yeux brillants le plus longtemps possible. Les garder émerveillés, sur un peu tout, la nature, les animaux, la beauté du ciel étoilée.... La fierté, le plaisir d'offrir, de faire plaisir, de recevoir...


C'est normal, ces yeux vieillissent... et je tenais tout de même à prendre le temps d'expliquer que j'en suis consciente même si ce n'est pas de ça que je veux réellement parler.

Ma grande a toujours eu des yeux brillants, mais sous la lueur, depuis toujours, se cache un petit quelque chose de sombre. Depuis qu'elle est bébé, avant même qu'elle ait appris à parler.

La noirceur, depuis toujours, on la combat, du mieux qu'on peut, pour garder ses yeux le plus brillants possible, le plus longtemps qu'on peut.


Pourtant, c'est dernièrement, que j'ai réalisé que le combat était de plus en plus difficile avec notre grande fille de bientôt 9 ans.  La lueur s'affaiblie et laisse de plus en plus de place à ce noir qui me brise le cœur jour après jour.


Notre grande fille grandit, prend conscience de plus de choses et fait face de plus en plus au vrai monde... et c'est difficile pour elle. Très difficile.

L'an dernier après Noel l'anxiété avait atteint un sommet jamais vu. Le tout s'est replacé durant les vacances d'été bien méritées, mais malheureusement pour une enfant anxieuse, les vacances ne seront probablement jamais assez longues.


Aujourd'hui ses yeux brillent de moins en moins. L'anxiété a repris le dessus au point qu'on ne peut presque plus rien dire dans la maison, qu'on doit faire attention à ce qui brise, disparait, aux imprévus, au ton de voix qui monte parfois...

Le début de l'année scolaire a ramené la noirceur dans ses yeux plus que jamais par moment.

Maintenant, en classe, elle a un thermomètre pour identifier ses émotions et savoir comment elle doit agir. Elle a des stratégies pour les identifier et pour se sentir mieux par la suite.  La TES lui a laissé un calendrier avec ses jours de présences, mais bien entendu, les imprévus arrivent parfois.


C'est le soir, quand elle revient de l'école, les yeux qui brillent parfois, mais moins souvent qu'avant, que j'ai le plus de peine.  Alors je lui demande comment a été sa journée, et presqu'à tous les jours elle me répond qu'elle était dans le jaune.

Pour la TES absente, pour un travail prévu qu'ils n'ont pas eu le temps de faire, parce que papa ne l'a pas réveillée ce matin-là, parce que papa est parti 5 minutes trop tôt pour elle, parce qu'elle n'a pas fait son lunch elle-même, parce qu'elle a vu un ami qui a perdu son sac d'éducation physique, parce qu'ils ont changé l'horaire dans son cours d'anglais et qu'elle n'en était pas avisé...


Est-ce un combat qu'on va pouvoir un jour gagner, ou seulement continuer comme on le fait d'essayer de limiter les dégâts?

Heureusement, ses yeux brillent encore... de petits rêves, d'histoires de quand elle va être plus grande... mais quand même.. ce n'est plus ce que c'était.

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