dimanche 6 novembre 2011

Rituels spécifiques et non fonctionnels.

Adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels.


Dans le DSM c'est un point dont on entend parler fréquemment pour le TED.

C'est même un des exemples fréquents que les gens donnent lorsqu'ils parlent du TED.  Ils donnent l'exemple de l'enfant qui fait une crise monstre parce qu'on a changé de route pour aller à la garderie. Ou bien la crise parce que les meubles ont changés de place dans la chambre de l'enfant.

On parle aussi de l'enfant qui aurait, par exemple, une routine bien spécifique avant le dodo et qu'on ne devrait pas déroger de celle-ci. À la limite c'est un critère qui se rapproche du TOC (trouble obsessif compulsif).


C'est un critère avec lequel j'ai bien de la difficulté. J'ai de la misère à bien le cibler entre "des rituels d'enfants" (normaux ou pas - comme la routine du dodo) et un problème réel, ou bien aussi un trait de caractère plus "endurci" chez l'enfant.

Malgré toutes mes lectures sur le sujet où on pourrait penser que c'est un trait "obligatoire"... j'ai bien de la misère à l'associer à mes enfants.

Je ne remarque pas chez eux de routines spécifiques, vraiment non fonctionnelles qui amèneraient aux crises monstres dont on entend fréquemment parler.

Les crises... les fameuses crises monstres sont-elles un critères au TED? Parce que (un autre sujet à toucher plus tard) plus l'enfant fait des crises plus les gens pensent que l'enfant est un cas "LOURD". Si l'enfant ne fait pas de crises, ce n'est donc pas si pire que ça alors! D'ailleurs, à mon avis bien personnel il y a beaucoup de "l'enfant tout court" dans ce critère. Parce que croyez-moi j'ai des amis avec des enfants "typiques" qui font beaucoup plus de crises dans une journée que les miens.


Tommy, qui est mon petit cas "classique" de l'autisme a la maison, n'a jamais démontré de réelle rigidités au changement ou de rituel spécifique. Je dirais qu'aujourd'hui, a 5 ans, c'est à peine si il réagit un peu plus qu'avant.

On dira souvent que plus l'enfant est "rigide" dans les changements plus il a une bonne perception de son environnement, ce qui cause les rigidités plus fréquentes parce qu'il enregistre plus de "données". Tommy étant donc plus "ouvert" à son environnement avec l'âge et son développement, il  réagit "un peu plus" à des choses comme lorsqu'on va au magasin. Il reconnait la route et peut pleurer si on ne l'a pas averti avant de la destination finale.

L'autre seul exemple que j'aurais est le traumatisme qu'il a vécu lorsqu'on a peinturé sa chambre. Mais d'un autre coté, j'imagine n'importe quel enfant si on peinture sa chambre sans l'avertir, il risque bien de réagir aussi. Ce fut mon erreur cette fois de penser qu'il ne réagirait pas à ce changement étant donné son gros retard de développement à ce moment.


Pour les trois enfants si on me demande si ils répondent à ce critère, ma réponse serait non. J'arrive difficilement à trouver un exemple dans notre quotidien qui cadre avec celui-ci.

Toutefois, la minie puce est notre "plus rigide" sur les façons de faire. Et encore là, il n'y a "rien là" comparé à d'autres enfants. Elle remarque où vont les objets, comment on doit s'en servir, mais encore là ça ne répond pas vraiment à des "rituels spécifiques et non fonctionnels". 

J'en suis venue à me reposer la question hier après avoir couché la puce.

Depuis quelques jours nous essayons (sans aucun succès) la méthode de conséquence pour l'heure du coucher parce que celle-ci se relève fréquemment pour toutes sortes de raisons farfelues (toutefois différentes du "j'ai soif etc.."). La coccinelle mal placée, un picot de lumière sur le lustre du plafond, reflet des étoiles de la coccinelle. Un toutou pas à la bonne place.

Serais-je, malgré moi, sur le point de vous faire la description des "rituels"?  Pourtant je suis certaine que plusieurs parents d'enfants "typiques" pourraient se reconnaitre ici sans que l'enfant ait un trouble quelconque. J'en reviens donc à la question comment fait-on la différence entre le "normal ou pas" sans tomber dans "les crises monstres" comme exemple?

Donc, nous essayons la conséquence avec la puce. On a expliqué, dessiné etc... le pourquoi on se couche, qu'il ne faut pas se relever et expliqué les conséquences maintes et maintes fois. J'ai même décidé de compter visuellement pour elle le nombre de fois qu'elle se relève.

Des petites choses mises en place pour aider, qui finalement, finissent par nous nuire...

parce qu'un soir j'ai oublié de compter ses levés (oufff! les larmes qui ont accompagné ce constat)

parce que hier soir papa a couché la puce sans lui répéter pour la millième fois le pourquoi du comment de la conséquence si elle se lève etc...  ,la puce s'est relevée en larmes nous disant qu'on avait oublié de faire le "qu'est-ce qui arrive" si elle se relève.

parce que la grande veut maintenant jouer à ce "jeu  rigolo" du "tu te lèves je t'enlèves quelque chose".


Finalement, je ne suis pas vraiment plus avancée dans la compréhension de ce critère qui ne cadre pas totalement avec ma réalité. Et vous?


(c'est "pitché" un peu n'importe comment, j'ai un casse-tête dans ma tête peut-être??)

2 commentaires:

un souffle... un mot ... un envol...

Ce n'est pas toujours hyper clair. En petite enfance, j'avais de la difficulté à le déceler chez mon garçon aussi. Les enfants typiques élevé dans des routines rigides peuvent aussi présentés les même symptômes car moi, j'étais une anti-routine et les fréquentes longues journée à l'hôpital(mon fils qui est d'abord un grand cardiaque)empêchait l'implantation de picto et les routines fixe. Les enfants de mes amies qui fréquentait quotidiennement la garderie étaient plus rigide que mon Xavier. IL y a des apprentissages qui sont normale dans le développement de tous les enfants, les nôtre ne font pas exception sauf que l'on met ça plus facilement sur le TED.Je reconnaissais cette rigidité chez mon fils en bas âge pas son obsession du classement lorsque l'on rangeait ses jouets (systématiquement dans les bons paniers) et la désorganisation (crise)si on ne pouvait pas ranger avant de quitter la maison ou si quelqu’un plaçait un jouets dans le mauvais tiroir. C'était une situation anormale chez un enfant de 3 ans et il rangeait de la m^me façon à 2 ans! Depuis l'âge de 3 ns, Xavier est connu partout comme Xavier le Super Héros! à 5 ans, c'est super fréquent mais il a maintenant 10 ans et cela ne passe pas, il reste Xavier le Super Héros et il y a des jours où je me dis que se sera encore de même à 30 ans. Là, cela devient une marotte! Cela se parle peu, mais la flexibilité mentale, ça se travaille! Et c'est mon quotidien depuis 10 ans. Et puis, vos enfants n'auront pas tous les critères TED. En confidence, moins ils ont de critères, plus facilement l'intégration se fait. Les Aspergers, les TED non-spécifié et les haut niveaux de fonctionnement qui sont en classe régulière, ne ressemblent pas à 100% aux définitions du DSM. N'oubliez jamais qu'ils sont d'bord eux-même avec leur unicité avant d’être un diagnostique!

Mystère...

je ne pourrais mieux dire!

et oui avec un trouble on a tendance à l'accuser plus vite. Mais ça reste embêtant comme je répète toujours de savoir ce qui resterait même si l'enfant n'avait aucun trouble.

J'avais déjà écrit un texte à ce sujet concernant la subjectivité des observations. Parce qu'au fond on "décide" de ce qui fait partie du TED alors qu'on n'en sait rien vraiment. Une petite fille de 2 ans sans TED qui s'amuse à remplir et vider des boites... elle s'amuse. La même fillette avec ted = comportement répétitif dû au ted ? c'est la même maudite action pourtant! Je trouve qu'à partir du moment où il y a un diagnostic on est moins "tolérant" et soudainement tout semble dû au trouble. On oublie (ou on ne sait juste plus) ce qui appartient à l'enfant versus le trouble

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