mercredi 12 mars 2014

Non, je ne suis pas une super woman!

Je devais m'embarquer dans un gros projet pour le livre pour comprendre que je ne suis pas encore rendue "là" dans ma vie.

Le livre, certains qui me suivent depuis des années, se souviendront d'où il part.

Il y a eu cette époque, pas très longue je l'avoue puisque par la suite je n'ai juste pas eu le temps d'y repenser vraiment, où je me questionnais sur mon futur. J'ai laissé un emploi que j'aimais beaucoup et ensuite, mes projets ont été laissé de côté, faute d'énergie, de temps... et d'un peu de tout.

C'était une journée d'hiver où j'écrivais sur la sensation d'être sur pause.

Une personne a lancé l'idée du livre. Et quelques messages plus tard, d'autres gens lançaient la même idée.

Elle a fait du chemin, et en avril je commençais à écrire. Mais comme je n'étais vraiment pas une super woman, et surtout très occupée, que je n'étais pas certaine que je voulais le faire, faire payer les gens etc.. j'ai laissé tombé.

Aujourd'hui, il y a plus d'un an que j'ai repris le projet, mais de façon intensive, environ six mois.

Je peux l'affirmer maintenant, à quelques jours de la sortie officielle, que non, je ne suis toujours pas une super woman mais j'avoue que parfois...

Ces temps-ci, je jongle avec le livre, les courriels, les projets de lancement, les commandes, la validation de l'impression, les enfants, les congés, les petits bobos, la fatigue des enfants, les microbes, le manque de temps, le manque de gardienne...

Pourquoi j'en parle? Car j'avoue être déçue d'une certaine façon du temps que demande le livre versus le temps réel que j'ai à accorder à ce projet alors que j'aimerais poursuivre autant que possible aussi mes écrits sur le blogue, mais aussi car mon rôle principal est celui de maman à la maison!

Saviez-vous à quel point ce rôle est méconnue? Mère à la maison. Mère à la maison d'enfants différents.

Un jour on m'a dit que j'étais chanceuse. "Au moins tu as du temps pour toi!"

J'ai failli m'étouffer! J'ai eu envie de mordre, envie de que j'ai retenue.  Bon, on a essayé de se rattrapé autrement, en disant qu'au moins, je n'avais pas à me casser la tête avec les congés.

Bon, trois enfants à l'école, deux écoles différentes, deux commissions scolaires différentes et un bébé à la maison. Les filles qui reviennent diner, l'école qui fini très tôt, leur frère qui n'a pas d'école le mercredi après-midi, les congés des deux écoles qui ne sont pas les mêmes puisque ce n'est pas la même commission scolaire.  Peu de temps pour aller faire les commissions sur semaine. Lundi dernier, j'avais rendez-vous à la clinique pour la minie. Simple?

Bon, Tommy était en congé. La minie était malade. Le bébé devait suivre. La grande revenait de l'école avant que je puisse revenir du rendez-vous chez le médecin.

Ensuite, vous avez déjà essayé de discuter avec le docteur alors qu'un bébé hurle pour des autos et l,autre cri de ne pas vouloir y être? Seulement deux chaises pour s'asseoir!  Bref, j'ai été chanceuse, j'ai trouvé une gardienne. Ne pas me "casser la tête" ?  Tout le contraire!

J'ai rajouté là-dessus le livre???  Mais bon, je suis à la maison j'ai tout le temps pour moi non?

En réalité, présentement le bébé demande beaucoup d'attention. On va jouer dehors, on fait du ménage, la routine d'une maman à la maison... et à travers, j'essaie de gérer la page web!

Mais j'ai oublié d'ajouter, il  ya aussi les rencontres de bulletins! Les plans d'interventions... les rendez-vous chez le doc etc. .etc..

Les bulletins. En début d'année, lorsque la minie a commencé la maternelle j'ai demandé à ce qu'elle passe un test avec la psychologue si possible.  Évidemment, ça n'a pas été fait. Ce n'est pas un reproche, mais surtout, une non-surprise.  Mais, nous sommes en mars. La minie puce s'épuise de jour en jour avec l'école. Son attention diminue grandement et là, c'est problématique. Suffisamment pour qu'on demande à ce que je rencotnre le médecin et que celle-ci soit mise sur la liste d'attente pour l'évaluation avec la psychologue. Quelle surprise!

Le moins prochain va être très occupé, et c'est ainsi que j'ai compris, que non, je n'étais toujours pas super woman, mais que j'ai repensé à ce texte de l'époque où j'étais sur pause. J'ai compris, que non, peut-être que je ne suis pas sur pause, mais je n'ai toujours pas plus de temps pour moi, du temps pour penser à mon futur, une carrière... alors que je me suis embarquée dans un projet qui demande beaucoup d'investissement que je ne peux pas vraiment me permettre pour le moment.

Mon rôle principal est encore maman à la maison, probablement pour quelques années. C'est un constat que j'ai fait... même si je le savais déjà.



(ce texte écrit un peu n'importe comment n'est pas une plainte, seulement un moyen de donner signe de vie à travers la réflexion que j'ai eu récemment. Les sujets sur l'autisme sont toujours dans ma tête, mais comme je ne suis pas une super woman ;)   )

lundi 24 février 2014

Un silence bien explicable

C'est l'hiver, les virus prennent un petit peu de places dans la maison... Pas trop, mais juste un peu.

J'avoue qu'avec le travail du livre qui nous demande tout notre temps libre, je n'ai pas de temps à accorder au blogue, ou même le temps de réfléchir à des nouveaux textes pour le moment.

Pour faire un résumé de notre petite vie un peu trop occupée ces temps-ci...  (mais quelle idée m'a traversé l'esprit de faire un livre à mon compte!!!!), en fait... c'est la routine quoi.

Tommy est dans un monde "bulle" ++++. Ce qui signifie les jeux de doigts devant le visage, se sauver lors du repas et nous qui devons retourner le chercher 2-3-4-5-6 fois...

La minie feel... fatiguée, lunatique, aucun focus, à en virer un peu fous. J'avoue que de constater qu'elle n'est pas bien dans cette situation, ce n'est pas non plus facile. Je me demande même si une salle blanche réussirait à régler le problème extrême d'attention des dernières semaines.

La grande va assez bien, mais le retour en classe n'a pas été facile, s'ajoute une remplaçante pour quelques semaines, des changements imprévus, un papa qui a travaillé beaucoup d'heures supplémentaires et une grande dont les "horaires" se brisent dans sa tête!


Alors voilà, ce n'est peut-être rien, mais j'avoue que ma tête est très occupée sur le projet du livre dont voici un petit aperçu:


CLIQUEZ sur l'IMAGE pour un aperçu du livre!
Derrière l'autisme

Le livre vous intéresse? Vous pouvez visiter www.derrierelautisme.blogspot.ca pour tous les détails sur la façon de vous le procurer. Sortie prévue à la mi-mars... profitez de l'occasion pour être dans les premiers à recevoir le livre!!!

mercredi 12 février 2014

Impuissance

Il y a de ces phases qui passent et qui viennent...

Ces temps-ci je peux affirmer que cela va assez bien avec les enfants. Tommy n'a pas eu de régression de propreté depuis Noel, les filles s'amusent bien, sont assez de bonne humeur en général, le bébé est en pleine forme.

Pourtant... il y a ces semaines où on dirait juste qu'on paye un peu pour la pause qu'on a eu...

La semaine passé le bébé s'est transformé en démon cornu le temps d'une soirée. Même le lendemain il n'était pas "lui-même". Sans être chialeux, il était difficile... à sa façon.

Depuis une semaine, il ne mange plus de fruits... plus vraiment de légumes facilement et il a même boudé son fromage. Je me suis ramassée qu'il ne dinait plus et on se bat avec pour le souper.

La grande est allée dormir chez son grand-papa. Elle était contente, heureuse, souriante... jusqu'à son retour.

Le bébé me parle souvent dans la journée, en chinois. Je ne comprends presque rien de ce qu'il me raconte. Il me suit partout, c'est un vrai petit chien de poche, mais de l'autre côté à part que je sois assis à côté de lui, il ne participe pas vraiment à des activités... pas longtemps du moins. Donc finalement, je me fais tirer un peu partout, mais je ne sais pas trop quoi faire avec lui.

Les filles ne veulent plus manger une à coté de l'autre. Même si elles le font, les deux ne sont pas contentes à leur façon. Une chigne, l'autre pleure.


C'est pour dire, qu'il y a ces périodes où on se sent tellement impuissants.

Quand la grande est partie chez son grand-papa, j'avais une minie qui avait le coeur brisée. On a tenté de faire des petits spéciaux pour qu'elle se sente elle aussi privilégiée à sa façon.

Quand la grande est revenue de chez son grand-papa, c'est elle qui pleurait. Elle a pleuré plus d'une heure en arrivant... encore un bon moment à l'heure de se coucher, encore le lendemain matin au réveil et dans la journée. Tout la dérangeait. Tommy qui jouait avec une caméra, la minie qui jouait à un jeu vidéo qu'elle n'avait pas joué depuis longtemps donc ce n'était pas normal pour la grande... Elle pleurait des "privilèges" que la minie a eu... (un seul en fait) même si elle en avait eu bien plus. Elle m'a dit que nous n'étions pas gentil à son retour alors que tout était "comme d'habitude". Mais pas pour elle... c'était juste trop.

Qu'est-ce qu'on peut faire pour apaiser ce genre de peine? Car je n'avais aucune idée et ce n'est qu'un sentiment d'impuissance qui a fait surface... tentant de la consoler du mieux que je pouvais.

Il y a en plusieurs comme ça. Le bébé qui me parle en chinois, ou bien lorsque j'essaie de lui expliquer quelque chose que je sais qu'il ne peut pas comprendre... Les repas... les milles et une tactique qu'on doit avoir pour qu'il mange un peu... Mon impression de ne pas en faire suffisamment pour lui.

Et il y a cette minie. Qui est toujours aussi fragile, qui pleure toujours autant, dont les larmes escaladent si haut que je ne sais plus comment la faire redescendre à travers ces cris qui finalement, au bout du compte, finissent par nous faire voir rouge. C'est qu'elle ne se raisonne plus et ne fait que pleurer.

Tout à l'heure, c'était parce que sa soeur la regardait. Alors qu'elle voulait supposément jouer au défi que sa soeur ne devait pas la regarder.... Et au dodo, ce sont les images dans sa tête qu'elle n'aime pas.

Après avoir tout essayé, calmement, patiemment... ça devient difficile. Finalement, je l'ai saisi... juste pour qu'elle m'entende à travers ces cris. Et ensuite... après les milles et une solution qu'elle refusait d'entendre et d'accepter, j'ai fini par l'emballer très fort dans une couverture.. un petit cocon, juste pour qu'elle cesse de crier et que son corps se calme.

Mais dans le fond.. je n'ai jamais l'impression d'aider... seulement de panser les blessures...

Bref... il y a ces moments comme ça, qui viennent et qui passent.

lundi 10 février 2014

Prévente du livre tiré du blogue - jusqu'au 14 mars

C'est le temps, si vous voulez connaître Le parcours de Tommy dans ses débuts, tout en vous offrant un livre dans lequel vous devriez pouvoir vous reconnaitre en tant que parents d'enfants différents, le livre est pour vous!

Tiré du blogue, Derrière l'autisme est un livre publié à compte d'auteur qui vous emmene dès nos débuts dans le monde de l'autisme, en 2008, dès les premiers soupçons, les démarches diagnostics, les deuils... apprendre à vivre dans un nouveau monde. Le livre n'est pas seulement qu'une autobiographie mais aussi l'occasion de mieux comprendre l'autisme, et une façon simple et accessible de sensibiliser votre entourage. Il permet aux gens ne vivant pas l'autisme au quotidien en tant que parents, d'entrer dans notre univers complexe et mieux comprendre notre réalité.

La prévente prend fin le 14 mars 2014 et la sortie du livre est prévue quelques jours plus tard. (date officielle à confirmer).

Tous les détails de la prévente se trouve à cette adresse où vous pouvez faire l'achat en ligne via différents modes de paiements :   http://derrierelautisme.blogspot.com/2014/02/prevente-jusquau-14-mars-2014.html






samedi 1 février 2014

***** PRÉVENTE du livre tiré du blogue de Tommy - Derrière l'autisme *******

La prévente du livre débutera très bientôt alors c'est déjà le temps d'en parler à votre entourage et les encourager à se procurer eux aussi une copie. Le livre se veut un outil de sensibilisation pour les gens qui ne vivent pas l'autisme au quotidien....

Derrière l’autisme

L’histoire de l’autisme n’existe pas. Il n’y a pas qu’une histoire d’autisme mais bien plusieurs histoires. L’autisme ne sera pas raconté seul. Tous raconteront leur histoire pour aider les gens à mieux comprendre et amener la société vers une meilleure tolérance.

À la mi-mars 2014 sortira à compte d’auteur le livre Derrière l’autisme. Avec un parcours à travers lequel plusieurs parents pourront se reconnaître par sa diversité, ayant franchi trop souvent les étapes du début de vie avec des enfants différents, l’auteure, Annie Da Silva, vous offre un livre racontant son histoire qui est aussi celle de plusieurs parents. Des premiers soupçons à l’attente interminable, des doutes, au sentiment d’être démunis face à ce monde qui nous est étranger, à la résignation et l’acceptation de vivre dans un monde différent dans cette société qui ne comprend pas toujours. Elle partage son histoire avec quatre enfants sur le spectre de l’autisme, de l’enfant répondant à l’image classique de l’autisme, à la différence invisible, peu reconnue par les gens. C’est plus qu’un livre, bien plus qu’une autobiographie. C’est un outil de sensibilisation pour la société, c’est permettre aux gens l’entrée dans cet univers complexe qu’est la vie avec un enfant différent.

La prévente du livre se tiendra du 10 février au 14 mars 2014. Les gens pourront ainsi réserver leur copie pour la sortie du livre prévue le 17 mars 2014(si tout va bien!). Un rabais de 20% est appliqué pour un coût de 28$ et 5$* de frais d’envoi. Lors de la prévente, 1$ par livre vendu sera remis à la fédération québécoise de l’autisme. D’autres détails suivront lors de la sortie du livre, qui se vendra à ce moment 35$ plus 5$* de frais d’envoi.

Plus de détails suivront. Vous pouvez visiter la page facebook pour suivre l'avancement du projet et vous y trouvez d'autres extraits du livre. Via www.facebook.com/derrierelautisme

* Les frais d'envoi peuvent varier pour les régions éloignées et les livraison hors-Québec. Veuillez me contacter par courriel si c'est le cas au annie.dsa@gmail.com





mercredi 29 janvier 2014

La différence? Mais quelle différence?

Me voici me voilà, entre une publication Facebook, les corrections du livre et mes approbations des modifications qu'il reste à faire au livre et notre deadline de trois semaines!!!!

Bref, je cours, vraiment...

Mais je ne veux pas que le parcours de tommy soit négligé par ce gros projet que j'essaie de démarrer même si évidemment, je le vois par la baisse du nombre de messages. Toutefois, il y a aussi la réalité que la vie avec des enfants différents n'est pas toujours palpitante ou pleine de rebondissement! Il faut bien parfois qu'il y ait un peu de paix à travers tout ça!

En fait, c'est un peu le sujet d'aujourd'hui. Peut-être que j'en ai déjà parlé et peut-être pas, j'en perds des bouts ces temps-ci!

Lorsqu'une journée, nous constatons la différence de notre enfant, elle nous fesse, pas à peu près. Elle nous dérange, elle envahit nos vies, on jalouse ceux qui ont des enfants qui se développent comme les autres, on déteste ceux qui semblent se plaindre "pour rien" selon notre regard qui n'est plus vraiment objectif mais teinté de notre deuil de l'enfant "rêvé". C'est comme ça et ce sentiment peut nous suivre longtemps, car notre enfant ne rattrape jamais totalement les autres, sa différence, même si l'écart se replace avec le temps, est toujours présente et fait partie de nos vies à temps plein.

Pourtant, il vient un temps où la différence n'est plus. En fait, à la maison, dans notre quotidien, il n'y en a pas de différence.

Chez nous la différence n'existe plus. Si je l'ai vécu à fond au début, dans les deuils, dans les inquiétudes, dans les questionnements et surtout la recherche de réponses et d'aide, aujourd'hui, ce que je vis est normal.

Mes enfants ne sont pas différents à mes yeux, que ce soit Tommy qui ne parle pas vraiment, ou le petit dernier dont le langage tarde à bien se former, des difficultés d'attention à rendre fou de la minie ou l'impulsivité et l'anxiété de la grande. Est-ce différent? C'est plutôt notre normalité, et plusieurs parents, après quelques années, en viennent à ce constat.

Chez nous, c'est vraiment officiel. Je ne jalouse plus vraiment les autres, la tolérance est revenue, et mes enfants sont seulement eux. Pas différents, pas anormaux... juste normaux dans ce qu'ils sont. Parce que je suis qui moi pour juger de la normalité ou l'anormalité.

Le petit dernier a des difficultés de langage, mais si c'est une "différence" notable comparé aux autres enfants, dans la réalité, dans son développement à lui, c'est tout à fait normal. C'est ainsi que depuis quelque temps, après avoir vécu des déceptions, du stress, j'ai juste appris à accepter que leur différence est leur normalité à eux, que leur développement est normal dans leur différence. Alors ils progressent, un petit pas à la fois, à leur rythme bien à eux.

dimanche 26 janvier 2014

Un jeu dangereux dont les parents sont les pions...

Je sais que ma présence ici se fait un peu plus rare, disons que mon livre demande énormément de travail et de préparation pour sa sortir d'ici à peine quelques semaines.

Je prends tout de même une pause de contacts, courriels, correction et maintien de la page du livre pour faire un petit retour que je crois inévitable.

Les derniers articles concernant, encore et toujours, les services pour les autistes et la petite guéguerre du "on veut notre part du gâteau".

Tout à commencé ici : 

Hausse fulgurante des cas d'autisme

Une réponse a rapidement été faite par différents intervenants dans le milieu de l'autisme concernant la nécessité des services en place présentement offert aux enfants d'âge scolaire.

Une méthode d'intervention nécessaire

Bon en fait, évidemment, les médias n'ont peut-être même pas totalement conscience (ou peut-être au contraire que oui) qu'ils sont la planchette d'un jeu qui se joue déjà depuis quelques années...

et nous, je commence à croire que nous en sommes les pions.

En fait, on se fait juste déplacer un peu partout au bon vouloir des joueurs, peu importe ce qu'on peut bien vivre ou croire.

Mais c'est un jeu dangereux qui se joue. Nous avons mis des années à pouvoir recevoir des services pour les enfants autistes. Le choix a été porté sur l'intervention en bas âge puisque les spécialistes croient que c'est le meilleur âge pour intervenir et celui où les enfants absorbent le plus les apprentissages.

Ce n'est pas faux. Est-ce que cela signifie que les "autres" n'ont rien besoin? Pas du tout, cela signifie seulement que nous avons dû faire des choix et le choix s'est porté sur les touts-petits.

Il manque de services, c'est un fait. Un gros fait. Mais le jeu actuel qui se joue est celui de couper les services au touts-petits pour en répartir un peu partout, sans vraiment demander l'opinion des parents qui le vivent.

Comme par hasard... (AHA!) dans les mêmes jours suivant la sortie ou plutôt la reprise de la petite guéguerre que joue certains "spécialistes" concernant les services pour l'autisme, on voit passer des articles concernant l'efficacité et le caractère miraculeux de la formation aux parents, offert par un certains groupe en particulier. Hmmm...  le même qu'il y a 5 ans, presque jour pour jour. La même petite guerre, la même tentative de juste mettre dehors un service au profit d'un autre. Parce que le jeu qui se joue, même s'ils le disent "pour le bien des parents", en fait, il est principalement pour le bien des poches de quelqu'un.

Malheureusement, plus le temps passe, plus je crois que le danger de ce jeu est une perte de services dans le futur... et c'est tout, sauf souhaitable, mais j'ai le sentiment que ça s'en vient, tout en espérant me tromper.


Il y a près de cinq ans, quand Tommy a commencé à recevoir des services de ICI, j'en avais besoin. Pas pour le comprendre ni pour le réorganiser, mais pour avoir le sentiment qu'on pouvait lui apporter un petit quelque chose dans sa journée, une présence, un contact, une interaction un peu en dehors de son monde.

J'avoue que je viens tout juste de lire un article citant des parents qui disent avoir préféré la voie de la formation de parents, pour ne pas la nommer, les formations SACCADE. Ils disent, et là, je prends une bonne, très grosse respiration, que de par leurs valeurs ils ont choisis de respecter leurs enfants dans leur autisme et qu'ils voulaient comprendre et intervenir selon la structure interne de l'autisme, là où, grosse respiration..., le ICI ne respecte pas l'autiste et qu'ils tentent de modifier et éliminer les comportements autistiques.

Bon... premièrement, je les inviterais ces parents à venir voir ce qui se passe dans les foyers et observer le travail des éducatrices en ICI. Car, mettre tout le monde dans le même bateau, c'est ce que je déteste le plus... Des mauvaises expériences, il y en a. Des bonnes, il y en a. Je pourrais même dire que j'ai vécu les deux. Le ICI a bien été avec notre garçon, il était très heureux de ses éducatrices qui le respectaient PARFAITEMENT dans son autisme et qui y allait à son rythme. Est-ce que le programme a fait des miracles? Non. Miraaaaacle, au secour, je déteste ce mot.  De l'autre côté, j'ai le petit bout de moins de trois ans qui a fait une petite séance de ICI quelques mois à l'automne. Là où ça se passait bien avec Tommy, là où j'étais très à l'aise, ce ne fut pas le cas avec le petit bout. Il n'aimait pas, c'est difficile et je n'ai pas le sentiment que cela va répondre réellement à ses besoins. C'est comme ça. Est-ce que je vais lancer des roches au service maintenant? Non.

D'accord, le point de vue est donc des parents de demander à avoir le choix. Malheureusement, non, le jeu ne se jouera pas de cette manière. Pas de la façon que la petite guerre se joue à vouloir prouver que l'ICI est là, POUR RIEN. Parce que c'est le discours qu'ils tiennent en clamant haut et fort qu'il faut donner le choix aux parents.

Hmmm... il est où mon choix si leur désir est de retirer les services, que j'aurais le choix de refuser si je le veux. Car le message que le gouvernement entendra et clamera haut et fort, c'est qu'on leur a dit que les services n'étaient pas efficaces.

Bon, premièrement, une chose au clair. Les services ne sont pas miraculeux et leur taux réel d'efficacité ne peut être prouvé. C'est un fait. Mais les éducatrices en garderie ont aussi besoin de cette présence des éducatrices spécialisées qui offrent les services du ICI.  Je rappelle une chose, les parents diront alors, ben moi j'aime pas, ça se passe pas bien etc. etc. Alors je dirai, rien ne vous oblige de continuez dans cette voie, et mieux encore, vous laisserez ainsi la place à quelqu'un qui pourrait en bénéficier.

Présentement, ce qui est malheureux, c'est que si les parents veulent suivre une autre voie, celle-ci est couteuse. Car, dans leur discours journalistique, ils ne disent pas que les fameuses formations sont hors de prix, et tout ça, sur le dos des parents dépourvus qui ont besoin d'aide. Désolé, mais le prix ne se justifie pas par la "qualité" du service....  D'ailleurs, ils clament que ce qu'ils offrent est meilleur. Pourtant, il y a 10 ans maintenant que c'est ce qu'ils clament, et pourtant, je n'ai vu aucun chiffre, aucun miracle...  Je les attends moi ces preuves et là, ensuite, nous pourront parler.

Bon alors, comme je disais, non par hasard, différents articles apparaissent sur le "miracle" de ces fameuses formations. Je déteste le mot miracle. Alors, un des exemples que j'ai entendu qui m'a tellement fait sourciller, c'est que les dames sont arrivées, ont fait un beau dessin à un petit garçon qui hurlait et refusait toujours de se faire couper les ongles, et par miracle, il s'est laissé faire, du premier coup!

Bah ouais, quoi! C'est aussi simple que ça!

Alors, je peux rajouter que les éducatrices qui sont passées chez moi, certaines d'entre elles avaient ces formations, celles supposément miraculeuses. Et vous savez quoi? Ma fille hurlait pour ne pas se faire couper les ongles, et malgré le magique petit dessin, je peux vous dire que nous avons mis plusieurs semaines avant d'arriver à couper quelques ongles sans qu'elle hurle.

D'ailleurs, je peux vous dire que j'ai aussi fait des petits dessins sur sa nouvelle panique de la balayeuse après qu'un jouet y est été avalé. Je peux vous dire que malgré le dessin, et bien d'autres que j'ai fait, non, yen a pas de miracles et cette petite continue tout de même de crier quand on part la balayeuse, et dans plusieurs autres situations de la vie courante.


La réalité. Je ne le dirai jamais, il n'y en a pas de méthode miracle. Ca n'existe pas. Et les parents oui, devraient avoir le choix, mais ce n'est pas le jeu qui est joué actuellement. Car on ne veut pas donner le choix, on veut choisir à leur place... Aujourd'hui, je dirais même que je serais pour les formations, je suis une des premières à les recommander. Bien avant de référer à une ergo ou une orthophoniste. Car je crois que de comprendre l'autiste et surtout de le respecter avant de vouloir le "sauver", c'est ce que les parents ont besoin d'entendre. Toutefois, même avec les formations, même avec le fait que j'ai toujours respecté l'autisme de mes enfants et que je n'ai jamais eu la moindre envie de les "guérir", ni de retirer les retirer de l'autisme, parce que ca fait partie d'eux, malgré tout, les services, j'en aurais eu besoin. Parce que je ne peux pas tenir le fort seule, car j'avais les bras plein, car les petits dessins ne changeaient absolument rien au petit bout de 3 ans qui tournait des heures entières autour de la table, car l'autisme vient avec des comorbidités que parfois les petits dessins ne peuvent pas changer, car la petite criait de ne pas se faire couper les ongles car si elle ne comprenait pas les limites de son corps, elle a aussi une hypersensibilité à ce niveau, et les formations aux parents, à moins d'y mettre les plusieurs milliers de dollars qu'ils coûteraient, ne donneront pas toutes les réponses...

Travailler ensemble plutôt qu'un contre l'autre...  si seulement...



Notez qu'il est tard et que je ne prends pas le temps de relire tous les mots noircis sur cette page qui était blanche au départ. C'est écrit comme ça a sorti... et peut-être même que c'est un peu n'importe comment!

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