lundi 12 avril 2010

Page blanche

Hey oui!  Ça peut arriver à tout le monde, surtout quand on se met le défi de faire un message par jour, pour sensibiliser sur l'autisme.

J'ai tout de même écrit un message sur ma grande ce matin... même si je sais que je me répètes dans mes écrit, c'est libérateur croyez-moi. http://la-grande-mysterieuse.blogspot.com/2010/04/assez-et-pas-assez.html


Je pourrais vous parler de ma minie. Petite mystérieuse, parce que c'est comme ça que je commence à vouloir l'appeler. Pourquoi pas? Grande et petite mystérieuse... ça en fait des mystères dans une maison.

En fait cette appelation me vient par les particularités des filles, un peu TED et pas TED tout à la fois. Comme le jeu imaginaire sur lequel j'ai déjà fait un message ICI

Hier je parlais avec le papa, "je dois laver les doudous de la minie". Elle est avec nous lorsque j'en parle. Arrivée à la maison, je me dépêche, je vais mettre les doudous au lavage. La minie m'avait déjà aidé la dernière fois, afin d'éviter une crise c'était mieux qu'elle sache ce que je faisais avec les doudous. La journée passe comme ça. Les doudous partent à la laveuse et la sécheuse sans que j'en parle à la minie.

Plus tard dans la soirée, le papa va à la salle de bain. La minie le poursuit et demande en frappant sur la sécheuse "doudous... doudous".  Papa dit d'aller les chercher dans sa chambre, il ne se souvient pas qu'elles sont dans la sécheuse. La minie de répondre en frappant toujours la sécheuse...  "doudous sécheuse".

Papa me raconte cette anecdote et je suis bouche bée!  Elle en comprend des choses cette puce... et elle voit tout ce qui se passe, elle ne manque rien.

Quand je la compare à son frère, ça fait partie de ses petits mystères. Et suite à cette pensée je me ravise. En fait Tommy aussi comprend beaucoup de choses et lui aussi aurait probablement su où étaient les doudous... il ne l'aurait juste pas exprimé avec des mots.

La minie me rappelle en partie sa soeur au même âge... MAIS avec des différences. Est-ce qu'il y a vraiment des différences, ou bien ma "non-connaissance" de l'époque a empêché diverses observations que je fais aujourd'hui? Aucune idée. Je ne sais pas vraiment.

Les trois en fait ont des points en commun dans leur développement et ils ont des différences.

Hypersensibilité auditive de la grande. Pas les deux autres.
Rigidité alimentaire. Tommy seulement.
Semble hyperactif. La grande et la minie ++++.
Retard dans le développement du jeu imaginaire pour la grande et Tommy. La minie est la meilleure des trois à ce sujet.
Anxiété +++. La grande.
Dépendance +++. La minie.



Je peux vous parler de Tommy. Qui progresse à son rythme. Qui m'intrigue, me questionnant sur le futur qui l'attend (sans peine seulement intriguée). Tommy et son autostimulation intense, comment il peut se couper du monde quand ça lui tente. Un petit loup qui depuis quelques semaines, le matin en se levant, rentre maintenant dans ma chambre. Me jette un coup d'oeil amusé et fier de lui. Monte sur le banc et allume la lumière de ma chambre, tout fier d'avoir accompli sa première tâche du matin! Tommy qui vit un peu de frustration avec l'arrivée du beau temps... la peine qu'il a à chaque fois qu'on entre dans la maison... surtout si on arrive d'un tour de voiture et qu'il voudrait aller dans la cour alors que c'est l'heure de souper... ou qu'il fait trop froid... ou qu'il pleut. Un petit loup que je vais être fière d'envoyer à la garderie en septembre prochain, tout de même avec une petite angoisse de maman au fond du coeur...



Je peux vous parler de la grande. Ma mystérieuse, qui était un ange jusqu'a 3 ans et demi... qui se transforme en petite démone, demandant énormément d'attention et d'énergie. Qui donne mal à la tête(façon de parler) par sa petite voix et ses 100,000 questions. Qui défi. Je suis capable. Je sais. C'est moi qui va le faire. Qui se chicane pour les jouets. Une grande qui n'arrive même pas à exécuter correctement une consigne simple comme "va t'asseoir dans l'auto". - En fait on lui demande d'aller dans l'auto, on sort et le banc est vide. Elle est partie sur le devant ou le coté de la maison, ou en arrière pourquoi pas. Pour cueillir une fleur, ramasser une roche, une branche d'arbre... jouer dans l'eau du bain d'oiseau.  Une grande qui me montre tout de même beaucoup d'affection ces derniers temps... étant dans une phase maman, peur d'être abandonnée. Une grande qui me rend fière de ses progrès. Qui en fin de semaine, lorsque les enfants faisaient pèter les ballounes, n'a pleuré... a bouché ses oreilles quelques secondes et a pu poursuivre son activité.

C'est ça pour aujourd'hui, ma page blanche noircie de quelques petites anecdotes récentes...


*** Vous voyez LA doudou de la minie(je sais on dit LE... m'en fou... c'est son doudou préféré celui dont l'étiquette est le seul survivant des deux doudous). Tommy en pleine auto-stimulation avec l'écriture de ses chiffres. Oui c'est un serpent vivant autour du cou de la grande. ***

samedi 10 avril 2010

PECS, picto et divers vidéos

Il y a un certain temps déjà que je voulais vous montrer Tommy a l'oeuvre avec son cahier de communication PECS et l'utilisation de son horaire pictos.

L'horaire de pictogrammes n'est plus autant utilisé qu'au début... il a été mis en place afin de l'aider dans la compréhension des consignes simples. L'exemple que vous aller voir dans le vidéo était le moyen de faire la transition d'une activité à une autre. Le visuel l'aide à comprendre ce qu'on veut de lui, l'aide à faire la transition et être mieux focussé sur ce qu'il a a faire.




Le cahier de communication PECS a été introduit il y a environ 1 mois... peut-être un peu plus, ma mémoire fait défaut. Tommy a rapidement compris comment l'utiliser. Toutefois, c'est un outil en apprentissage. Présentement on l'utilise pour qu'il puisse demander un jeu avec choix, qu'il demande son verre de lait qu'on a déjà préparé, qu'il demande son assiette qui est devant lui. En fait, il sait comment utiliser le cahier pour construire une phrase mais ne sait pas encore toute l'utilisation qu'il peut en faire. Par exemple, qu'il pourrait spontanément aller chercher son cahier pour demander une collation. Il n'est pas encore rendu à cette étape. L'utilisation du cahier PECS est un long apprentissage.



Et comme je ne veux pas faire de jaloux sur ce message. Que je m'amuse avec ma toute nouvelle caméra facile d'utilisation afin de me faire une belle banque de souvenirs...

Voici une conversation de ma grande, qui vous explique un de ses jeux. Vous comprendrez un peu ses difficultés au niveau de la communication (mettre ses idées dans l'ordre, l'attention et petites manies pendant qu'elle parle)




Et la dernière, mais non la moindre... ma petite minie!





N'hésitez pas à laisser un petit commentaire :)

vendredi 9 avril 2010

Sur un plateau d'argent

Je ne crois pas au malheur seul. Celui où on croit qu'il n'arrive des mauvaises choses qu'à nous. Que la vie semble s'acharner...  (j'avais d'ailleurs fait un message à ce sujet).

Je crois que la vie est parsemée d'épreuves, de petits malheurs, de gros malheurs, de petits bonheurs, de grands bonheurs.

Si on est capable de voir le positif, finalement la vie en général est très bien, mais il faut savoir où regarder et cesser de se voir en victime.

Il y a des étapes que je trouve difficile dans ce que je vis avec mes enfants, mais la vie semble vouloir m'offrir tout de même un cadeau.

Je l'ai répété maintes fois que mon "rêve" était d'être à la maison avec mes enfants jusqu'à l'entrée scolaire. J'envisageais même l'école à la maison si jamais l'adaptation scolaire ne se passait pas bien et que ça portait préjudice à mes enfants. Toutefois mon idéal est de les aider dans leurs particularités... différences.

La mère à la maison que je voulais être (je le suis quand même mais loin de ce que je pensais!) doit donc faire des compromis. Compromis difficiles mais que je considère essentielle pour mes enfants. LA GARDERIE!

Culpabilité. Je suis à la maison, et je parle de garderie. Eh oui, leurs besoins est là. Ils ont en besoin et ce n'est pas un "brainwash" de spécialistes qui me fait dire cette chose, mais bien une constatation personnelle.

Ma grande avait, et a encore, des problèmes d'anxiété. Alors qu'elle avait un peu moins de 3 ans et demi je commençais à penser lui trouver une garderie pour ses 4 ans... Je n'étais pas pressé par contre, mais je trouvais que ce serait bien pour l'aider à se détacher de moi, réussir à faire confiance à un autre adulte, ne plus paniquer avec les autres enfants et augmenté sa confiance en elle. Toutes des raisons très valables selon moi pour pencher vers une intégration à la garderie.

Tommy devra fort probablement aller à l'école spécialisée. C'est un petit garçon qui s'autostimule énormément s'il n'est pas constamment structuré. Ma mentalité à moi n'est pas structure. Je suis une personne qui laisse les enfants se développer à leur rythme, choisir leurs activités etc..  et là, Tommy, ne je ne le stimule pas, pourra tourner autour de la table durant 1hr. Tommy a besoin qu'on le prépare vers l'entrée scolaire... et une bonne préparation à une journée structurée, des amis, un environnement plus stimulant avec des règles strictes, se retrouve bien dans une garderie. Nous en sommes donc rendu là.

Vous savez à quel point trouver une garderie est difficile. Je n'ai jamais mis mes enfants sur des listes d'attente puisque je ne prévoyais pas les envoyer à la garderie. J'aurais d'ailleurs trouvé ça difficile, mettre sur une liste... attendre, visiter... ne pas trop connaître la réputation de l'endroit, les inquiétudes. Je dis j'aurais... parce que c'est ce que la vie m'a offerte sur un plateau d'argent!

À 3 ans et demi je songeais à trouver une garderie pour ma grande. Quelques jours plus tard, une amie connaissant mon projet m'appelait pour me dire qu'un CPE où ELLE avait inscrit sa fille sur la liste d'attente, cherchait un enfant de l'âge à ma fille pour combler une place.... à temps partiel! Exactement ce dont j'avais besoin! De plus, les enfants d'une connaissance commune à mon amie et moi, fréquentaient eux aussi ce CPE et les parents étaient très satisfaits. Quoi de mieux pour le coeur d'une maman inquiète. Une place à temps partiel, un endroit de confiance selon une connaissance, et un endroit qui m'a paru très bien avec des éducatrices sympathiques. Quelques semaines plus tard ma fille commençait la garderie à temps partiel et je ne regrette pas mon choix.

Vint le tour de Tommy, celui où les "spécialistes" me parlent de l'importance de fréquenter une garderie pour le bien de l'enfant. Par contre on m'a dit d'attendre de recevoir les services du CRDi, afin que mon garçon acquiert une meilleure autonomie et compréhension... sinon quelle garderie aurait pu le prendre dans un groupe 2 ans et demi quand il avait une compréhension évaluée 9 mois et absence de langage. Je n'ai pas vraiment cherché, je ne l'ai pas inscrit sur des listes, seulement laissé son nom au CPE que la grande fréquentait. Les mois ont passés... et les services du CRDI sont arrivés... avec une éducatrice formidable. Une éducatrice qui comprend très bien mon désir d'être à la maison avec les enfants, mais qui m'a tout de même parlé, lors de notre première rencontre, d'un milieu où elle a travaillé avec une enfant durant 2 ans, où elle adorerait envoyer un autre enfant. La RSG du service en milieu familial avait fait part à notre éducatrice qu'elle désirait reprendre un autre enfant à besoin particulier lorsque celle présente commencerait l'école en septembre. L'éducatrice nous en a glissé un mot, sans pression. La vie s'est chargée, un deuxième fois, de m'épargner la recherche, les listes d'attente, le stress, l'inquiétude... en mettant sur mon chemin une éducatrice qui a travaillé dans un milieu familial qui est tout juste à 5 minutes de voiture de chez moi.

Hasard, destin, coiincidence? Faites-en ce que vous voulez... je me considère choyée. Deux fois plutôt qu'une, la vie s'est chargée de me donner raison, d'apporter du positif dans une étape difficile pour moi. Deux fois plutôt qu'une, la vie s'est chargée de mettre un baume sur mon chagrin. Chagrin de voir mon rêve de mère à la maison s'effondrer par petits morceaux, mais pour le bien de mes enfants.

(croyez-moi, les larmes coulent en écrivant la fin de ce message...)

jeudi 8 avril 2010

Le danger de l'Étiquette

Avril, c'est le mois de l'autisme. Pour "célébrer" ce mois (drôle de mot hein? célébrer!) je tente de faire au moins un article par jour. Jusqu'ici j'ai sauté seulement une journée, je trouve que ce n'est pas si mal.

Pour ce mois, je tente de mettre un peu de tout, des tranches de vie, des réflexions, de l'information. Le but depuis toujours étant de, faire connaître le TED et ses subtilités, dénoncer notre réalité auprès d'une population peu informée, dénoncer un système un peu mal fait, informer, réconforter.

Aujourd'hui je parle d'une réalité concernant l'Étiquette. Cette Étiquette qu'on veut et ne veut pas à la fois pour nos enfants.

On ne la veut pas, étiquetter notre enfant pour toute sa vie, le "classer" dans un groupe, un groupe pas vraiment plaisant, ce n'est pas ce qu'on souhaitait à nos enfants.

On la veut, c'est la porte d'entrée, l'accès aux services pour nos enfants. Avant, pendant et après l'école. C'est l'essentiel aujourd'hui. Pas d'Étiquette complique malheureusement les choses.

L'Étiquette qui nous semble essentielle aujourd'hui est toutefois dangereuse. Classer l'enfant, le "grouper"... l'Étiquette donne une "mauvaise défaite".  La défaite du "c'est à cause de son Étiquette si il a eu ce mauvais comportement".

Si je parle du TED principalement, il regroupe différentes caractéristiques dont je parle régulièrement ici. J'ai aussi expliqué que ces caractéristiques se retrouvent dans la population tout à fait normale, puisque ce sont des caractéristiques humaines avant d'être des caractéristiques TED.

On retrouve donc différentes personnes avec différents diagnostics ou pas, qui ont des caractéristiques semblables.

Une personne se balançant par nervosité. Une personne qui se ronge les ongles. Une personne qui a des manies et rituels comme les objets qui doivent toujours être à la même place tous les jours. Une personne gênée qui n'aime pas regarder dans les yeux. Une personne lunatique. Une personne avec une démarche maladroite. Une personne ayant commencé à parler à 3 ans... Une personne colérique. Une personne introvertie, qui se mêle rarement au groupe.

Lorsqu'une évaluation en pédopsychiatrie est faite, ce sont toutes ces caractéristiques qui sont observées sous toutes les coutures. Nos spécialistes prennent ces caractéristiques, observations, différents questionnaires et posent un diagnostic. Un diagnostic qui a l'époque était de 1 sur 10,000 (chiffre donné au hasard) qui aujourd'hui est de 1 sur 150.

Les questions se posent. Ils disent avoir élargis les critères diagnostics. En fait, je ne m'en plaindrai pas puisque cette Étiquette est, je l'ai dit plus haut, maintenant essentielle pour obtenir une aide adéquate. Est-ce que tous ces diagnostics sont donnés pour les bonnes raisons? Je me pose la question.

Diagnostiquer un TED ou tout autre trouble neurologique n'est pas facile et très subjectif. Une équipe ne diagnostiquera pas de TED et une autre oui pour le même enfant. Cela dépend carrément de l'évaluateur et de SES critères à lui. Un plus vieux, de la vielle mentalité ne diagnostiquera que très peu les cas "subtils" maintenant inclus dans les critères d'aujourd'hui.

Le plus vieux associera les particularités de l'enfant a un comportement différent mais normal, pas assez intense pour un TED. Le plus jeune associera ces particularités au TED, en parlant de la subtilité. La question se pose à savoir qui a raison? Aujourd'hui plusieurs vous répondront que c'est le plus jeune. Il y a 20 ans on aurait répondu le plus vieux sans hésiter, dans 20 ans que répondrons-nous?

C'est là tout le danger de l'Étiquette. Qui sommes-nous en fait pour vraiment juger et savoir quelles particularités et comportements difficiles de l'enfant sont reliés à un trouble versus un comportement d'enfant "normal"? Tout est une question d'interprétation. 

Parents d'enfants "différents" posez-vous sérieusement la question. Comment savoir ce que serait notre enfant sans cette Étiquette? Quel comportement qu'on trouve aujourd'hui particulier dû à notre surplus de connaissances, trouverait-on normal ou juste bizarre?  Quel comportement serait là même sans l'Étiquette.

Un trouble de langage sans l'Étiquette ça existe encore. Des difficultés de comportements, des difficultés à gérer ses émotions aussi. Pourtant la journée qu'on a l'Étiquette on dirait que tout s'explique par celle-ci... comme si on oubliait que peut-être, dans le fond, c'est juste un comportement d'enfant.

Je me pose la question. J'essaie d'y penser dans mes interventions avec mes enfants. LA question. Est-ce dû à son Étiquette? Est-ce "normal"?

Je ne dénonce pas l'Étiquette en soi, je dénonce la facilité avec laquelle on peut ou pourrait y mettre "tout sur le dos", comme si soudainement elle expliquait tout.

Je pense à ma minie qui a un Étiquette. Elle a un retard moteur, comme apprendre à sauter, rouler de la pâte à modeler... Elle a une Étiquette. C'est donc la faute à cette Étiquette, c'est pour ça qu'elle a ce retard.

Je pense à ma grande. Elle n'a pas d'étiquette... et soudainement, les mêmes spécialistes qui expliqueraient le retard de la minie par son Étiquette, diront que c'est un simple retard banal, rien d'anormal pour une enfant... Elle n'a pas d'Étiquette sur quoi mettre la faute...

L'Étiquette change-t-elle la vision qu'on a de notre enfant, malgré nous? Je le crois. Change-t-elle la vision qu'ont les intervenants? Je le crois aussi.

mercredi 7 avril 2010

Petite déséquilibrée

J'espère avoir fait réagir juste par le titre du message, ou du moins, attirée l'attention ici!

Non non je ne parle pas de déséquilibre mental, mais bien de déséquilibre physique. Je trouvais simplement drôle d'utiliser ce terme comme titre.

En fait la minie n'a pas vraiment de problème d'équilibre... alors de quoi vous mêler encore plus sur l'utilisation du mot déséquilibre!

Comme une image vaut milles mots



La minie en fait aime bien être en situation de déséquilibre, tout le temps. C'est difficile de la faire tenir assise plus que quelques minutes sans qu'elle s'installe à son aise... toute croche, en petit bonhomme, une jambe dans le vide... peu importe ce qui nous déséquilibrerait rapidement.  Pour ceux qui se posent la question sur la photo... NON elle n'était pas en train de débarquer de la chaise, c'était vraiment sa pause, son installation pour dessiner.

Recherche sensorielle? Possiblement. Pour le moment je n'ai pas trouvé de solution à ce problème, parce qu'avec la minie c'est vraiment un problème.

Tout est prétexte à se placer en déséquilibre... ou bien juste pas bien "grounder" comme le fait qu'elle se met beaucoup en petit bonhomme.



J'étais impressionnée elle avait à peine un an qu'elle se tenait très bien en petit bonhomme. Tout pour me rendre un peu dingue avec une petite grimpeuse qui se retrouve régulièrement, en petit bonhomme, sur la table de la cuisine.

 
 

L'heure des repas est compliquée. Elle bouge sans arrêt, la chaise d'appoint n'est pas à son épreuve... même attachée, le plateau installé, elle réussit à s'en sortir... pouvant quitter en plein milieu du repas. Sinon elle s'y coince les pieds, ou même sur le plateau pourquoi pas? Elle a mangé plusieurs mois, une jambe (parfois les deux) par-dessus ou sur son plateau de chaise... rien à faire c'était une bataille à tous les repas.



C'est elle, ma petite déséquilibrée!

mardi 6 avril 2010

Une sortie bien ordinaire...

Une sortie bien ordinaire... et pourtant source de ... je ne saurais même pas dire quoi exactement.  Désespoir? Tristesse? Découragement? Frustration?

Je ne sais vraiment pas, mais c'est ça la vie avec un enfant autiste non-verbal qui a une grosse rigidité alimentaire.  Une simple sortie seule à l'épicerie et je ne peux m'empêcher de penser à lui.

Je suis découragée, lorsque le beau temps arrive, les spéciaux sur les seuls aliments qu'il mange, quittent jusqu'à l'automne. J'ai découvert cela l'année dernière.  Les repas que Tommy mange sont considérés comme des repas d'hiver, donc aucuns ou rares spéciaux l'été, et la marque de pâté à la viande qu'il mange qui ne coûte vraiment pas cher, n'est plus disponible jusqu'à l'automne(4-5-6$ le pâté au lieu de 2$ ça fait une grosse différence sur le budget).

C'était mon découragement de la soirée... voir le congélateur où il y a habituellement une tonne de boîte de pâté à la viande, presque vide (en fait j'ai pris le dernier paquet).  Voir les croquettes de poulet au plein prix. Outch!  Vous le savez comme moi comment l'épicerie coûte cher n'est-ce pas!

Pendant que je promène dans les allées je regarde, je me casse la tête, je cherche... Je cherche qu'est-ce qu'un enfant avec un trouble alimentaire aussi complexe pourrait bien accepter de manger.

Depuis le début de ce blog il n'y a eu aucun changement. Il y a même eu, par épisodes, des régressions. Là vient le petit moment temporaire de désespoir... quand l'éducatrice à Tommy cherche, elle aussi, de son coté, comment aider notre petit loup.

Tommy réagit de tous ses sens en ce qui concerne l'alimentation.  Tout le dérange. Odeur, touché, texture dans la bouche, le goût, la couleur ou l'apparence générale de l'aliment.

Tommy mange des nutrios (céréales pour enfant 12 mois), mais refuse de manger des frootloops... tentative que j'ai fait, ça a la même forme, mais malheureusement pour Tommy, pas la même couleur, texture et odeur. C'est un refus.

Tommy mange du macaroni au fromage surgelé. Je ne prends pas la peine de le faire maison, la version réchauffée dans une assiette ne passe pas. Il mange du macaroni surgelé mais pas n'importe quelle marque. Si après quelques jours il a toujours la même marque, il réagit à la nouvelle, le contenant qui est différent, l'apparence des nouilles n'est pas la même et la couleur non plus. Il ne fait pas de crise mais peut refuser de manger, je dois user de stratégie pour le convaincre que ça goûte la même chose.

Tommy mange du yogourt, mais depuis quelques semaines ça va moins bien que dans les derniers mois. Il avait recommencé à en manger vers la fin septembre, ça se passait bien, jusqu'à dernièrement. On doit faire attention, il mange minigo et danone, les autres marques passent moins bien, pire si il y a des fruits dedans.

Il mange des purées de fruits. Différentes couleurs ça va bien au moins.

Il a recommencé à manger des muffins qu'il refusait depuis plusieurs mois. Il a recommencé à manger des croquettes de poissons. Il mange encore croquettes de poulet, frites, pâté à la viande et macaroni au fromage. Ce sont ses repas principaux, jour après jour.

Il mange des galettes diverses, nutrigrain, biscuits, des craquelins, mais pas n'importe quelle forme pour les craquelins. La couleur, texture et apparence générale est encore importante ici.
Tommy mange des bananes. Aucun autre fruit entier. On a essayé quelque temps les pommes, différentes textures (molles ou dures) mais il ne croque pas. Il avale tout rond, ce qui reporte donc l'introduction de nouveaux fruits pour Tommy.


Je fais le tour des allées avec ça en tête à chaque épicerie, à la recherche d'une nouveauté, quelque chose qu'il accepterait de manger.

Une petite sortie bien ordinaire, pourtant pleine de tracas.

dimanche 4 avril 2010

C'est bien la petite soeur.

C'est bien la petite soeur... d'une grande soeur et d'un grand frère.

Ils viennent de la même famille, du même moule...


C'est bien la petite soeur qui a les mêmes troubles de sommeil que sa soeur et son frère (en fait elle est la pire des trois).

C'est bien la petite soeur qui adore ses DEUX doudous comme son frère.

C'est bien la petite soeur qui aime se coincer le doigt dans l'étiquette de SON doudou préféré, comme son frère qui se coince les doigts dans les coins de la couture de SON doudou préféré.

C'est bien la petite soeur qui se ramasse à quatre pattes en pleine heure de pointe, au magasin ou dans la rue, comme son frère et sa soeur ont fait.

C'est bien la petite soeur qui ne peut nous suivre en marchant sans risquer de se faire frapper par une voiture... comme son frère et sa soeur qui nous stress encore un peu à ce sujet je l'avoue.

C'est bien la petite soeur qui fait la même, identique, grimace que son frère depuis qu'elle est bébé (roule sa langue).

C'est bien la petite soeur qui a la même voix aigue que sa soeur, surtout pour la fin de toutes ses "phrases".

C'est bien la petite soeur difficile sur l'alimentation comme son frère.

C'est bien la petite soeur qui ne tient pas en place, ni assise tranquillement comme sa soeur.

C'est bien la petite soeur à qui on doit apprendre à sauter, manger avec des ustensiles correctement, faire du vélo comme son frère et sa soeur.

C'est bien la petite soeur qui ne veut pas embarquer dans la piscine... comme sa soeur.

C'est bien la petite soeur qui met tout dans sa bouche comme sa soeur.

C'est bien la petite soeur qui réagit peu à la visite et qui ne dit pas souvent bye bye, comme son frère.

C'est bien la petite soeur charmante, clown et rieuse à ses heures... comme son frère et sa soeur.




Il n'y a aucun doutes possible... c'est bien la petite soeur!

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